ST RE
NICAISE.— Oh ! oh! oh!
PIERRE.—Hi! hil hi!
NICAISE.—Faut convenir que c'monsieur de Saint-Alban est un homme bien avenant ; y n'sait queux plaisirs inventer pour divertir monsieur Alphonse. Arrivé d'hier, aujourd'hui il donne bal. c'est pas perdre de temps; aussi monsieur de Méran l’voit-il avec des yeux !.…
PIERRE.—Y ne l’voit pas du tout, puisqu'il est aveugle.
NICAISE.—Qu'tes donc bête, Pierre Leroux ; j'veux dire qu'il en est entiché, quoi!
PIERRE.—C'est que tu disais qu'y l’voyait avec des yeux...
NICAISE.— D'ailleurs, tout ça n'nous regarde pas ; monsieur de Saint Alban est généreux et, v'là l’principal pour les domestiques.
PIERRE. —Et voilà !.…
NICAISE.—Ah! mon Dieu! j'aperçois monsieur de Méran et monsieur Alphonse au bout de la grande avenue; il paraît qu'on a diné.…. Ilest plus tard que je ne croyais... et mon âne qui m'attend... Je me sauve.
MATHIEU. — Fais galoper ton âne, entends-tu, Nicaise..….On dit que ce maudit Cartouche rôde dans les environs et la route n’est guère fréquentée depuis quelque temps. Aussi mon auberge s’en ressent-elle..…...ce coquin là a ôté à ben du monde l'goût des voyages.
PIERRE.— Le scélérat de brigand !......c’est pas que je l’craigne positivement...mais je tremble rien qu’en entendant prononcer son non. (4 ÆVicaise.) Fais galoper ton âne.
NicCaIse.—Soyez tranquilles. (Æegardant dans la coulisse.) ohé ! hue donc !......
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MATHIEU.—A propos...c'est demain ma fête, et je vous attends tous deux à dîner chez moi.
Nicaise.—C'est dit! Adieu, mon oncle; à revoir, Pierre Leroux. RS
MATHIEU.—Adieu, mon garçon.
P1ErRRE —A r'voir, Nicaise. (/Wicaise sort.)
MaTHIEU.—V'là monsieur de Méran avec monsieur Alphonse,