MONSIEUR DE MÉRAN, AEPHONSE
M. DE MéRax.--Eh bien, dis-moi, Alphonse, estu plus raisonnable? En es-tu revenu de tes préventions contre monsieur: de Saint-alban?
RE
ALPHONSE.—Hélas !
M. DE MÉRAN.— Monsieur de Saint-Alban est le neveu du vieux. commandeur, enlevé trop tôt à mon amitié... Qu’ as-tu donc découvert qui puisse te prévenir si fort contre lui ?
ALPAONSE.—{Rten, mon père. Vous avez invité monsieur de Saint-Alban, il doit être digne de votre estime et je croirais vous offenser en le jugeant indigne de la mienne.
M. DE M£ÉRAN.—Son arrivée en ces lieux est encore bien récente ; cependant j'ai eu déjà pilusieurs occasions d'apprécier son caractère, et mes observations ne lui ont été que favorables. Quant à sa figure, je n'ai pu en juger...Parle! est-ce là ce qui t’a prevenu contre lui ?
ALPHONSE.—Non, mon père, d’ailleurs les dehors sont souvent trompeurs.
M. De MÉRAN.— Je l'ai vu autrefois chez son oncle ; mais il était bien jeune alors...Mais n’entends-je pas du bruit? Qui vient de ce côté ?
ALPHONSE. — C'est un domestique...il paraît précéder quelqu'un...C'est lui sans doute.