LES MÊMES, ANDRE, JACQUES, DOMESTIQUES
M. DE MÉRAN —D'où ient ce bruit, Alphonse?
ALPHONSE.—Ce sont deux mendiants que les domestiques de monsieur de Saint-Aiban repoussent.
SAINT-ALBAN.—Ils ont tort, je ne souffrirai pas (17 va vers eux.)
ANDRÉ.—Mon bon monsieur, un petit sou, s’il vous plaît ?
JACQUES.—TJe prierai bien le bon Dieu pour vous, \rnonsieur.
SAINT-ALBAN.—-Laissez approcher. Est-ce là ce que je vous ai recommandé? Apprenez qu'on ne saurait jamais avoir trop d'égards pour les malheureux.
M DE MÉRAN.—Quel excellent cœur! Alphonse, as tu ta bourse?
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ALPHONSE.— Oui, mon père, je vous comprends.
Tenez, mes bons amis.
ANDRÉ.—Ah! merci, mes bons messieurs.
SAINT-ALBAN.—Je veux aussi contribuer à leur bonheur : prenez.
ANDRÉ.—Ah! mon Dieu! de l'or! et ce serait pour nous ?
JaAcQuESs.—Pour notre pauvre père ?
SAINT-ALBAN.—Oui, mes amis.
Jacques. Oh ! ben obligé, not bon seigneur.
are — Le ciel puisset-il vous le rendre un jour !.… Si ces messieurs le désirent, nous leur ferons voir notre optique qu'est là sur le dos de Jacques ?
M. DE MÉRAN.—Merci, mon ami.
ANDRÉ.—C'est que voyez-vous, c'est pas une optique comme les autres. Il n’y a pas que madame la Lune et monsieur le Soleil. il s’agit d'une fameuse histoire.
ALPHONSE (à M. de Méran).—1s n'intéressent !
SAINT-ALBAN (aux Savoyards).— Une autre fois. (Aux domestiques.) Avec la permission de monsieur le comte, conduisez-les à l'office, et qu'on ait bien soin d’eux avant qu'ils ne se mettent en route.
ANDRÉ.—Ah! le bon seigneur... Merci, not bon seigneur... Dieu !:.. si je pouvais jamais reconnaître tant de bontés !...je me mettrais en quatre. pas vrai, Jacques ?
Jacques.—Ah ! moi, je donnerais de bon cœur, ma vie...
SAINT-ALBAN.—C'est bien.
ANDRÉ.—Adieu, mes bons seigneurs... Viens, Jacques. (Z7s sortent.)
SAINT-ALBAN.—Ils ont une naïveté... une reconnaissance. qui intéressent en leur faveur...