CXIII
et deux conseillers. Afin que le nouveau conseil fût mis promptement au courant des affaires, le premier des deux bourgmestres sortants devait faire partie du magistrat comme septième conseiller '.
Un édit émané, le 23 juillet 1763, du chapitre cathédrale de S*-Lambert, sede vacante^ et servant d ajoute à ce règlement, stipula que les étrangers ne pourraient faire partie des chambres *; que les cëlibataires n'y seraient admis s'ils n'avaient atteint Tâge de 25 ans ou s'ils n'exhibaient des lettres de licence obtenues dans une université; que l'assistance aux assemblées des chambres était obligatoire pour les composants, sous peine d'exclusion ^.
Malgré les nombreux règlements que Ion vient d'examiner, modifiés sept fois sur un espace de vingt années pour arriver à une représentation équitable de la généralité, à un mode d'élection inaccessible à la brigue, et à une bonne et juste adiâinistration de la commune, « une quantité d'abus infiniment préjudiciables au bien être et à la tranquillité de la ville » parvinrent encore à se faire jour.
« CoÊFtulaire, n« S6.
* On cessait d'être étranger en ol^tenant des lettres de bourgeoisie ou en acqaérant le droit d'incolat piM* Ope résidenee fixe de dix années. » CorhOaire, n» 87. ,
Le prince Velbruck chercha à les faire disparaître par une ordonnance qu'il publia le 3 août • 1775, et dans laquelle se trouvaient combinés les principaux articles des règlements de 1752 et de 1755. En voici la substance :
Pour mettre un terme aux fréquents débats et aux inconvénients qui résultaient de la parité des recès lorsque, sur une question, les chambres se divisaient en deux groupes égaux, le nombre des chambres fut réduit à trois; les treize personnes qui les composaient, savoir quatre lettrés, six marchands et trois artisans, procédaient au renouvellement du magistrat Gonformémftit au règlement de 1752, sauf que le premier membre dont le nom sortait de Fume était conseiller, et que les deux autres procédaient à l'élection des bourgmestres. Les dix électeurs ayant . choisi trois composants des chambres (à Texclusion deux-mômes), les deux premiers que le sort désignait étaient bourgmestres, le troisième conseiller. Le corps municipal était donc, avec le premier des r bourgmestres sortants, formé de' sept personnes.
Ce mandement qui servait dexplication et de conaplément aux édits antérieurs, fut confirmé, le 31 du même mois, avec injonction rigoureuse de sy conformer ponctuellement. Il ftit définitif et, sauf un léger
changement apporté, le 11 septembre 1777, dans le
nombre des lettrés et des marchands de chaque
chambre, il resta en vigueur jusqu'à la suppression de la principauté.
Les Bois et le Pâturage.
Pour les habitants d'une contrée autsi riche en forêts que l'était TEntre-Sambre-et-Meuse, - les droits d'usage et de pâturage dans les bois étaient d'une extrême importance. *^
Les bois de la châtellenie de Couvin appartenaient à la mense épiscopale de Liège, à des seigneurs particuliers, ou aux neuf communes; dans ce dernier cas ils s'appelaient aisements ou aisances. En vertu du droit d'entrecours, les habitants de la châtellenie jouissaient de l'usage et du pâturage dans tous ces bois indistinctement. Ils pouvaient : P y prendre sans autorisation, non-seulement le bois mort, mais même toute espèce d'essences sur pied qui leur étaient nécessaires pour brûler, pour bâtir et pour tous leurs .besoins ; autorisés même à en trafiquer dans les limites de la châtellenie, il ne leur était interdit que de les vendre au dehors; 2^ y faire pâturer leurs bestiaux.
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en nombre raisonnable, sans compromettre la haute futaie *.
L'évoque et le châtelain devaient faire garder les bois de la mense épiscopale par sept sergents, dont quatre à cheval ^ Lorsqu'ils avaient besoin de bois pour la construction ou la réparation de châteaux, de moulins ou d'autres édifices du pays, il leur était permis d y faire des coupes « à l'enseignement » des échevins de Couiqln, gardiens des privilèges de la châtellenie ; ceux-ci veillaient à ce que les arbres coupés eussent atteint une certaine grosseur et qu'on en laissât un sur deux '. Les seigneurs particuliers avaient la faculté de vendre les arbres de leurs forêts aux mêmes conditions *.
* Cartulaire, pp. 21, 35. — Le nombre des porca qne chaque bourgeois pouvait mettre dans les bois dans la saison des glands, était limité à seixe jeunes avec une truie, sous certaines conditions. (Voyez CarhUaire, p. 37.)
* Le 17 -avril 1Ô44, levêque Ferdinand déclare que les bois de Couvin et les offices y appartenant ne dépendent pas de son grand bailli, et que le magistrat doit accepter le sergent que lui, évoque, a nommé, et non un autre. (Cartulaire I, fol. 206.)
3 Cartulaire, pp. 23, 37. Le produit de la vente était partagé entre Vévêque et le châtelain d'une manière inégale, suivant l'endroit où les bois étaient situés. J'ignore les motifs de cette différence. — En 1.578, Gérard de Groesbeck, dans l'intérêt de la recroissance des bois, fit vendre au profit de l'Ëtat quantité de vieux chênes des forêts de Bouillon et de Couvin. La coupe de ces arbres suscita de sérieux embarras à l'adjudicataire. (Cartulairr, n» 32; de Villbrmont, pp. 194, 222 à. 225.)
* Cartulaire, pp. 37, 47. L'acte de 1314, publié dans notre recueil, parait contraire & cette règle.
Les communes» seules maltresses de leurs bois» ne pouvaient toutefois en aliéner aucune partie ni vendre les arbres qui y croissaient, sans nécessité urgente; dans ce cas, elles étaient tenues d'adresser à l'évoque une requête motivée; l'autorisation obtenue, la vente devait se faire en hausse publique \
Telles étaient les lois qui régissaient les bois dans la châtellenie de Couvin, consacrant au profit de ses habitants de précieux privilèges. Il serait .étonnant qu'une aussi grande liberté n'eût pas engendré des abus. Ils devinrent si nombreux, non-seulement dans l'Ëntre-Sambre*et-Meuse , mais par toute la principauté, qu'il n'y eut bientôt plus de règle *. P(Jur remédier à ce désordre, Georges d'Autriche publia, le 21 juillet 1561, son ordonnance connue sous le nom de Règlement des bois , par laquelle il défendait sous des peines ^
*Cmt9iaire, pp. 68, 89, 93, 94, 130. Sous Erard de la Marck, les TiUaget Tendirent du bois de leurs aisements « pour subvenir à fortune de guerre. • Le 16 juillet 1702, les huit villages, considérant lei grands besoins de leurs communautés, vendent quelques cantons de leurs aisances. (Cariulaire II, fol. 118.) Le prince avait le 10« denier du
produit.
* Ces abus engendraient même des haines entre les villages de la châtellenie. Des communes, mal administrées, après avoir ruiné leurs aisements, envoyaient leurs herdes pâturer dans les tailles de leurs voisins , sons prétexte du droit d'entrecours. En 1644, la ville de Couvin défendit aax troupeaux des villages voisins de faire paître dans certains wazeru qa'elle désigne.'
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• sévères, de couper frauduleusement des chênes et des hêtres dans les forêts; dy mettre des bêtes étrangères, louées à cet eifet; de faire pâturer le bétail dans les tailles avant cinq ans de recrôissance, et les chèvres avant sept ans; de prendre du bois à brûler ailleurs que dans les endroits désignés par l'officier; d'abattre des arbres pour bâtir sans en avoir fait la demande. Les usagers, auxquels seuls s'appliquaient ces deux derniers points, devaient en outre justifier, dans les six mois, de l'emploi des arbres coupés, et laisser, pour faire de la haute futaie, six baliveaux par journal |i 42 ares de bois.
Les évèneil^ts militaires dont la Sambrie était alors le théâtre, ne permit pa» l'application immédiate de ce règlement à Couvin; mais une publication spéciale en fut faite pour la châtellenie, le 22 mai 1570, par Gérard de Groesbeck, qui y sjonta, les dispositions, suivantes : les étrangers qui sont venus s'installer dans la châtellenie pour jouir des droits d'usage et de pâturage, doivent la quitter dans l'espace d'un mois,
' ou se faire admettre à la bourgeoisie ^; dans ce der-
1 L'antique usage qui permettait aux étrangers, traversant les forôts, d*y laisser paître leurs bêtes en paasant, est maintenu. — Un cri du 31 juin 1625, défend aux charretiers de faire de nouveaux chemins dans les jeunes tailles. (Cartulaire I, 188).
nier cas, ils prêteront serment que leur intention u*est pas de quitter le ban après avoir engraissé leurs bêtes, mais quils continueront à y résider. Les neuf communes de la châtellenie auront dans leur voisinage une certaine étendue d*aisements , désignée par lofScier du prince de concert avec ses vassaux et la justice, et divisée en cantons, que les habitants pourront successivement exploiter pour tous leurs besoins , en ayant soin de laisser, par bonnier, les vingt plus beaux baliveaux. Après la coupe, chaque canton sera partagé, pour Tessartage, en lots égaux entre tous les bourgeois, pauvres ou riches *; ceux qui ne. .voudront pas essarter eux-mêmes , pourrout céder leur part à d'autres bourgeois '. Enfin, on ne pourra &ire pâturer les bestiaux sur les essarts avant quatre années expirées après la récolte '.
* Les lots 86 tiraient au Bort; les coupes devaient être faites pour le 20 ^ jniliet de chaque année ; les parts non essartées à cette date restaient acquises à la commoafi;^ ^rtulaire, n« 97.)
* Le 17 octobre 1630, le grand bailli ayant appris que certains bourgeois Teodaieot leur part à des marchands « pour réduire leur leign^^en char-
• bon •, défend • d'en faire marchandise, ne soit aux bourgeoisi^ui en £4 ^
• poarront prendre pour chauffage, brassine et four banal. «• (titulaire /, foL 196.)
s Une ordonnance communale de Couvin, du 24 Juin 1023, décide
• d'abanner,' garder et conserver à jeunes tailles, la pannée et waibes où . » l'aimée précédente les bourgeois avaient eu leur fewille et chauffage, et
• où sont présentement les soilles et grains desdits bourgeois ; en laquelle
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Cette ordonnance, qui limitait à certains cantons les droits d'usage et de pâturage, éprouva dès son apparition la plus vive résistance; officiers et bourgeois étaient d*accord pour en négliger l'observation \ Lorsqu'Ernest de Bavière publia la graùde charte de 1581, il stipula que « le fait d*entrecours serait main^ yf tenu sur les aisements et pasturages généralement de n la châtellenie , voire les lieux qui seront enseignez y» 'par chascune mile et village particulièrement •. » Cette clause n'eut pas plus de succès que l'édit de 1570. Le 11 juillet 1600, les éciievins de Couvin déclarèrent par record que, de temps immémorial, les bourgeois du ban avaient toujours eu la faculté de prendre, avec Tautorisation d'un membre de la justice, dans toiUes les forêts de la châtellenie, le
bois qui leur était nécessaire pour leurs besoins ordinaires et extraordinaires; d'y faire librement pâturer leurs chevaux ^ môme dans les jeunes tailles ;
w la herde banale de la ville ni aucune autre bête & cornes ne pourront Il aller pj^tre ni champier jusques après trois ans expirés de la cueillette, * A <• sortie et asport des grains. (Heeèt, 1605-1607, fol. 17.)
* Un record du 6 décembre 1564 (Cartulairc, n» 28) et une enquête de Tan 1530(deVillbkmont, p. 130) attestent que les habitants exerçaient de toute ancienneté leurs droits dans tous le's bois de la châtellenie.
1 Cartulaire, p. 119.
3 Pourvu qu'ils ne fussent pas • empasturés, de tant qu'en cette manière » ils n'endommagent pas les plantes. •»
d*7 mettre seize poarceaux avec une truie, et des bétes à cornes en quantité raisonnable « « encore que les feaz eussions courus, » pourvu que les tailles eussent cinq ans * de recroissance * ; enfin , que Tévêque ne pouvait rien aliéner des aisements des communes ni y faire couper aucun arbre '.
Le mauvais vouloir des habitants, la connivence des officiers, une sorte d'anarchie produite par le voishiage des garnisons françaises, rendaient difficile dans la châtellenie lexercice de l'autorité. Ce fut en vain que Joseph-Clément de Bavière ordonna, le 20 octobre 1699 et le 12 décembre 1708 ^, la stricte observation des règlements de 1551 et de 1570. Les surcéants ne voulaient pas admettre de limites dans leurs droits; et en cela, les communes étaient d'accord avec eux. Le 28 juin 1719, tous les villages de la châtellenie,
* Dans les clauses de vente de 400 bonniers de bois que révoque autorisa la ville de Cou vin à faire pour éteindre ses dettes hypothécaires, il est dît trois ans. (CarltUmre II, fol. 33, 35.) Gfr. aussi Cartulaire, n9 47.
* Quant aux bétes à laine, un édit du 20 octobre 1699 stipule que chaque surcéant pourra en tenir sept par bonnier de terre à la roye; qu'elles ne pourront ehampier là où la herde banale a coutume de paître, mais seulement dans les endroits limités par la justice; enân, qu'on ne pourra en prendre à pesnage et noufTon des étrangers. (Recueil des ordon. de la princip. (ie Lû^j^e, 3* série, 1,328.)
' Cartulaire, p. 148, note. Db Villkrmont, p. 233 et suiv.
^ Parcedernierédit, révoque défendait de bâtir au milieu des bois où beaocoQp d'habitants allaient s'établir dans l'unique but d'engraisser du bétail. (Cartulaire, n<* 64; Cartulaire II, fol. 128.)
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sauf Aublain et Gonrieux, obtiennent de Téchevinage de Couvin un record attestant de nouveau leurs antiques privilèges, à savoir que les chevaux ont toujours champié dans toutes les forêts de la châtellenie « tant de S. A. que dautres seigneurs, » sans avoir égard à leur âge; que sur ce point le règlement de 1551 n*a jamais été observé parce que sa mise en pratique occasionnerait la ruine des habitants; que leurs herdes banales ne fréquentent pas les forêts du prince, et que les dégâts que Ion y constate sont occasionnés par les « censiers » qui s'établissent au milieu des bois dans le but d'engraisser des troupeaux '.
Ensuite de cette déclaration, il fut défendu, le 7 juillet 1725, aux habitants des forêts, de tenir plus d'un cheval ou d'une bête à cornes par bonnier de terre, de pré ou de bruyère qu'ils avaient obtenu eu accense de réréque; que, pour les autres bêtes âgées de plus d'un an, ils devaient payer la taxe, en temps de guerre comme en temps de paix; qu'ils étaient
sujets à la capitation de manandise au même titre
que les moindres bourgeois de Couvin, poifr aider ceux-ci à faire face à leurs obligations •.
L'édit général du 29 décembre 1727, par lequel
* Cwrtuimre^ n« 70.
< Lia»»es de Coumn, admimstrtUion,
— Gxxiir —
George-Louis de Berg prohiba le pâturage des bétes à cornes dans tous les bois du pays ava^ qulls eussent atteint sept ans de recroissance, souleva dans la châtellenie une telle opposition qu*il n*y fut jamais publié, affiché ni mis en garde de loi. Sur les réclamations du comte de Quiévrain, Févéque en prescrivit lobservation par ordonnance du 24 juillet 1747. Mais le lieutenant bailli d'Entre-Sambre-et- Meuse attesta aussitôt que, dans les terres d'Aublain, de Rolj et de Sart-en-Fagne, dans la barounie de Hiei^es, composée de neuf villages, dans celle de Vierve, formant sept communautés, dans celle de Pesches comprenant les hamaux de Surice et de Gerfontaine, on n'avait jamais observé que le terme * de cinq ans pour les bois seigneuriaux, et quon n'y suivait aucune règle pour les aisances communales ^ Les difficultés se prolongèrent jusqu'en 1768. Le 29 février de cette année, l'évoque Charles d'Oultremont manda de nouveau la stricte observation des édits sur les forôts; et <« pour faire cesser l'essartage sans règle et sans bornes, infiniment préjudiciable aux bois, » il défendit d'essarter, au feu courant, aucune partie de bois ou de taillis, dans toute
de Couvin, admimstration.
— OXXIV —
l'étendue de la chAtellenie, sans enseignement préalable du magistrat et de son officier, et sans conserver quarante baliveaux par bonnier ^ A la suite de cet édit, les habitants firent une dernière tentative pour maintenir leurs vieux usages. Le magistrat de Couvin, d'une part, les laboureurs, fermiers et propriétaires de la ville, d'autre part, conclurent un « appointement, » non plus pour revendiquer ce quils avaient toujours considéré comme un droit, mais pour obtenir de la bienveillance du prince, par l'entremise du grand bailli d'Entre-Sambre-et-Meuse, le pâturage : 1? dans les tailles essartées de la communauté, après une recroissance de six ans pour les chevaux et de cinq pour les bétes à cornes; 2^ dans les tailles non essartées, après trois ans pour les chevaux et sept pour le bétail. Cet arrangement, soumis au prince, fut repoussé par un édit du 28 mai , « comme directement contraire aux mandements, et parce qu'il en résulterait la ruine des bois *. »
« Carhilaire, n» 90.
• Cartulaire, n® 91.
L'histoire de Gouvin, pour être complote, devrait encore comprendre la chasse et la pêche ; les foires et les marchés ; Us mmUiiis et les fours banaux ; les forges et l'industrie; la ville et le château; V église ef V école. Un écrivain distingué s'occupe en ce moment de ce dernier siyet. On trouve, pour les autres, des données précieuses dans le travail de M. de Villermont, que j'ai si souvent utilisé pour mon Introduction.
— GXXV —
Bu tenmnant cet aperçu Ustorique, il ne sera pas sans intérêt de donner la série des châtelains de Couvin. Le CartiUaire contient, en effet, des documents concernant quelques-uns de ces personnages, et qui, sans cette liste, pourraient être mal interprétés ^
i065. Waathier ou Gauthier de Chimay.
ilil-1148 (?) Aiard de Chimay, épousa Basîlide; dont un^ls :
4148 (?HiTi (?) Âlard II, dit Polière, épousa Ide de Marie; dont un fils :
1478-1181. Gilles, épousa Alix, fille de Roger de Rosoy et d'Elisabeth de
Namur; dont un fils :
4489-1209. Alard m, eut trois fils, dont Tainé fut : Iil8-12â6. Roger de Chimay, épousa Agn^; dont une fille, Marie : 1^ (?r4370. Jean, comte de Soissons, fils de Raoul de Boissons, châle-
lain de (k)uvin par son mariage avec Marie de Chimay; son fils aîné fut : l?!(Hâ8!l Jean, comte de Soissons, épousa Marguerite de Montfort; il
rnoorat le 7 février 1^; son fils aine fut : 4283-1289. Jean, épousa Marguerite de Rumigny ; dont un fils : li^-130Û (?) Hugues, comte de Soissons, seigneur de Chimay, épousa
Jeanne d'Argîs, et n*eut qu'une fille.
4300 (?)-i316. Le 48 janvier 4346 (n. st.)i Jeanne d'Argîs renonça, pour une
renie, à toutes ses prétentions sur Chimay, Couvin, etc., en faveur de son
KBBdre, Jean de Hainaut *.
434&-4336 (?) Jean de Hainaut, seigneur de Beaumont, Valenciennes, etc.,
are de Chîmayet châtelain de Couvin par son mariage avec N. de Soissons.
n eut une fille nommée Jeanne, née en 4347. Ite6 (TH346. Louis 1 de Chatillon, comte de Blois et seigneur d'Avesnes,
* Cfr, pour cette liste, l'Histoire de Chimay de M. Haoemans.
* « Et avons quitet et qaitons*. par Te foy de cuer sur chou corpordment donnée, ledit sîgneur de Biaumont et no chiere fille, le contesse de Soisaons, se femme, de tout le droit enti rement ke nous aviens en le oontet de Soissons, en le terre de Chimay, en le castellerie de Couvfn et €0 foriée de Chimay et de Couvin V et en toutes les appertenances d'ieelles. « (Orig. aux archives de Lille).
fils aine de Gui de Blois, épousa, le 6 novembre 1336, Jeanne de Hainaut. Il fut tué le 26 août 1346 à la bataille de Crécy, laissant trois fils <. Uatn^ fut :
1349-(?H369. Louis I de Châtillon, comte de Blois et de Soissons, seigneur d'Avesnes, de Chimay, etc., châtelain et avoué héréditaire de Couvin et de sa châtellenie, fait relief au mois de mai 1360. En 1361, il stipule que s'il meurt sans enfants, les terres et châlellenies de Chimay, Couvin, etc. passeront à son frère cadet Gui *. Cette disposition fut approuvé|| en septembre 1369, par révoque de Liége^. Louis n mourut célibataire en 1373.
1369-1397. Gui de Châtillon, comte de Soissons et de Blois, sire d'Avcsnes, de Beaumont, etc., épousa en 1375 Marie, fille de Guillaume I, marquis de Namur, et de Catherine de Savoie, sa seconde femme. Par acte du 9 février
* Il n'est pas certain que Louis I de Châtillon fut châtelain de Couvin. En effet, Jean de Haynnau, son beau -père, lui survécut et releva Tavouerie le 41 août 1349 (Cour féodale, n» 40, fol. 37 v«). Peut-être Jean ne fit-il ce relief que par suite de la mort de son gendre.
* Juin 1361. Partage entre Louis de Châtillon, comte de Blois, et Jean et Oui de Blois, ses frères. Ils promettent de tenir « tout leur vivant héi itablement à toujours, le comté de Blois, les terres d'Avesnes, de Chlmay, de Couvin, etc., comme leur tayon, msgr Jean de Uainaut«.et ma chère dame et taye, sa femme, comtesse de Soissons, les tenaient de leur vivant. » (DucHRSNB, Histoire de la maison de ChâtiUon, preuves, 113).
3 •• Comme messireLoys de Ch&tillon, contes de Blois, nos amez cousins, ait, par manière de laisse de testament et deraine volenteit, laissiet le voerie de nostre castellerie de Couvin, atout ses droitures, etc. à monseigneur Guy de Blois, signeur de Beaumont, chevalier, son frère; Nous, À la prière et requeste de dit conte avons greeit et approveit le don et laisse desseur escript; si avons adit monsieujr Ouy rendut le voerie pardesseur escripte, et il l'a relevée en fief de nous et de nostre egllke, etc. Sy mandons à nos fealz, le mayeur et eskevins de nostre ville de Couvin, qu'il rechoivent à voeit de nostre dicte castelerie mon8>^ Ouy deseurnomeit, et le methent en feauteit acoustumée. Presentibus dominis Arnoldo domino de Steyne, Waltero de Haultepenne, Lamberto de Uffey, Theoderico de Senny, Gerardo de Heers, domino de Duras. P. de Blehein, Johanne del Vauz, J. de Habendas, chevaliers, Wilhelmc> domino de Hoerne, Jehan de Schendelmale, R. de Runswalde. Datttni anno Domini m^ CCC^ LXIX<>, mensis septembris die ... (Cour féoddU dt: Liège, n» 41, fol. 28v«).
i391, il vendit Chimay à son beau-frère, Jean de Namur, pour en jouir après la mort de ladite Marie; il vendit aussi les comtés de Soissons cl de Blois, ea hypothéquant le douaire de sa femme « es chastaux de Chimay, Fimaix, Reving et Coving » Ml mourut le 22 octobre iWl.
4397-1405. Marie de Namur, comtesse de Blois, releva le 40 mars 4398 la châldlenie et Tavoderie de Cou vin. Elle épousa en secondes noces :
4405-1430. Pierre de Brabant ou Brebant, dit Clignet, seigneur de Landreville et de S^Dizier, amiral de France, familier du duc d^Orléans. Marie de Namur, sa femme, mourut le 41 août 4442. Le 3 mars 44^, Pierre de Brabant vendit la haute avoueric de Couvin à Jaques d*Enghien *.
44f0. Cetle venta n*eat pas d*effet, cl Jeanne de Chalons, dame de LandrcviBe, mère et héritière de Pierre Clignet, releva Tavouerie, puis la vendit à son frère Gilles délie Glisoelle.
1420-14^2. Gilles délie Glisuelle, écuyer, seigneur de Neuville-sur-Sambre, rdeva Favouerie le 7 novembre 44^. Le ^ novembre 4422, il la transporta à Isabelle de Chalons, dame de Laresie, qui, par jugement de la Cour féodale de Liège, en opéra le retrait lignager comme sœur de Jeanne do Chalons.
14â2. Isabelle de Chalons vend Tavouerie à Godefroid de Sombreffe, écuyer, qui reconnaît Tosufruit de messires Jacques d'Enghien, père et fils.
443-1424. Godefroid de Sombreffe, fils de Godefroid et do Marguerite dTn^ien de Havrech, meurt en 1424, laissant sa mère héritière de Tavouerie.
1^4-1436 (?) Henri de Wilthem, chevalier, seigneur de Berseole, Ruysbrook, etc., (fils de Jean de Brabant dit de Wilthem, et de Marie de Stalle, sa seconde femme) avait épousé en secondes noces, en 4406, ^ Marguerite dTogfaiea de Havrech (fille de Jacques d'Enghien et de Marie de Roucy), qui était alors veuve de Godefroid de Sombreffe. Il releva, le 8 octobre 4424, la haute avooeriedela ville et châtellenie de Couvin, qu'il donna probable-
* Michaux, Histoire des seigneurt d'Avetnes, p. 238.
* Jaoqaes d'Eoghien, chevalier, seigneur de Havrech, Fagnoles, vicomte héréditaire de Mens (fils aine de Gérard d'Enghien, sire de Fagnoles, Vierres, etc. et de Jeanne de Barbanson), vendit ses biens en 1407 à sa tante Jeanne d*Enghien. En 1416, il épousa Marie de Roucy- Sarrebtiigge, dont il ent un fils, Jacques, qui mourut jeune, et deux filles Mai^erite et Marie. Marguerite épousa en 1''^ nocea Godefroid de Sombreffe, et en secondes noces Henri de Witthem. Jacques d'Enghien aonnit le 12 décembre 1427.
^ Sa première femme, Catherine de Berchem, mourut sans hoirs.
ment en 4436, à son fils Henri. Il mourut en 4444, et sa femme le 29 janvier 4445. Son fils :
4436(?H454. Henri de Wilthem, sei$paeur de Berseel, Ruysbrouk, releva le 47 novembre 4436 les justice, avouerie et châtelleniede Couvin; il épousa, le 23 septembre 4438, Jacqueline de Glimes de Brabant; dont :
4454-4464. Jean de Witthem, mort sans hoirs.
4464-4494. Son frère, Henri de Wilthem, chevalier de la Toison d'or, seigneur de Berseel, Ruysbrouck, conseiller et chambellan de Philippe le Beau, amman de Bruxelles, épousa Isabelle van der Spout, dame d^Arquennes, etc. Il releva Tavouerie de Couvin le 46 juin 4464 par résignation de son frère Jean, et mourut le 47 septembre 4545. H donna probablement en 4494 Tavouerie de Couvin en dot à son fils ^ :
1494-4523. Philippe de Witthem, dit de Berseel, épousa en 4494 Jeanne de Halewiû. Son fils :
4523-4524. Henri de Witthem, baron de Bautershem, chambellan de Charles-Quint, amman de Bruxelles, épousa Jeanne de Lannoy, vicomtesse de Seboui*g, et céda probablement en 4524 Tavoueriede Couvin à son frère:
4524 (?)-4550 (?) Georges de Witlhcm, seigneur de d'Ysque, Beraeel, Ruysbrouck, Nismes, Aublain, Frasnes; releva le 48 janvier 4524 et le 24 novembre 4538 la châlellenie. Il épousa Jeanne de Jauche de Maslaing. Son fils :
4550 (?H565. Claude de Wilthem ^, chevalier, second fils dudit Georges, seigneur de Ruysbrouck, épousa 4^ Anne de Walhausen, veuve du comte de Mcghem ; 2» Marguerite de Robles. Ce fut lui qui, du consentement de son frère Antoine, de sa sœur Anne, chanoinesscde Nivelles, et de son beau-frère Philippe de Recourt, vendit, le 47 avril 4565, la chatellenie-avouerie de Couvin à révoque Gérard de Groesbeck.
^ Le 27 janvier 1477, Clignet de Grignault, seigneur de la Roche, éleva des prétentions sur la chàtellenie et en fit relief par décès de Pierre Clignet, son oncle.
< Le 16 octobre 1560, Tévêque de Liège avait fait opér€^ la saisie du fief, faute de relief de la part de mons. dTsque, père de Claude et d'Antoine de Witthem. Le 22, il le transporta & Claude de Berselle, seigneur de Ruysbrouck, qui en avait opéré le purgemeat.
Oibert, évêque de Liège ^ déclare avoir acheté du comte Baitduin de MonSy le cMteau de Couvin avec ses dépendances^ pour une somme de cinquante marcs (ïor, et sous certaines conditions *.
XVIII kalend. Jalii (14 juin) 1096.
In nominb sanctb et individus Trinitatis. Omnibus tam futuris quâm presentitius notum fieri volumus quod ego, Otbertus, gratia Dei Leodiensis episcopus, honori Ecclesie consulens et utilitâti, emi a comité Balduino de Mont * castellum de Covino cum appenditiis ejus, consilio et suasu fidelium , tam clericorum quam lâicorum ', propter pacem et tranquillitatem perpétue habeodam, quia malefactores ibidem commorantes rapinis et prédis aliisque molestiis miserabiliter vexabant episcopatum.
Itaqoe, afflictione pauperum commotus et consultu sapientium persuasus, conveni cum predicto comité quatiaus illud castrum traderet sancte Marie sanctoque
* Cette charte a déJA été imprimée différentes fois, notamment par CHAPBATIU.B, II, 52, et par MiRiBUS, I, 364.
s BaDduin II, dit de Jérusalem, comte de Hainaut après la mort de sa mère, la comtesse Richilde, en 1086.
3 VnjLEN7A62€E, Recherches, I, 489, voit dans ces termes nne preave de l'exiatence des Ëtats on de la représentation nationale liégeoise an XI* s.
Lamberto \ tali conditione ut duas prebendas darem duobus filiis suis ' in ecclesia sancti Lamberti, et majori eorum darem alias prebendas in onmibus aliis monasteriis ^, insuper et custodiam post decessum domini Wazonis, custodis *; tàli videlicet tenore quod, si ipse major frater moriatur, alter honorem ipsum et prebendas reposcat et obtineat. Preterea, ipsi comiti dedi in proprios usus, pondo auri, marchas quinquaginta. Quod pactum ideo libentius et benignius Ecclesie Dei, propter salutem anime sue, concessit, quia, gratia divina inspirante, animo conceperat cum aliis devotis christianis Iherosolimam peregre proficisci ^
Tradidit igitur, coram idoneis testibus, ad altare sancte Marie sanctique Lamberti, per manus Raineri, advocati ^, présente et annuente uxore ipsius Ida\ cum filiis suis Baldewino, Arnulpho, Lodewîco, Heinrico% castellum supra-
« C'est-à-dire & rËglise de Liège.
< Ces fils furent Louis et Henri cités plus bas; on ignore si Louis sur. vécut au costreWazon et obtint sa dignité. Vinchant ayant substitué Simon à Louis, cette erreur a été répétée par Dbwez et d'autres.
3 Les premières églises furent d'abord des monastères, remplacés au Xin* siècle par des chapitres de chanoines. Il s'agit ici des sept collégiales de Liège.
* Quelques auteurs attribuent au costre Wazon ou Guason, archidiacre d'Ardennes, la fondation, en 1075, de dix canonicats dans la collégiale de Huy (De Thrux, Le chapitre de Sf-Lamberl, I, 90).
B Bauduin II partit en effet pour la Terre-Sainte, non en 1095, comme l'avance Geslebbrt, Chronicon Hanoniense, éd. Arndt, p. 57, mais en 1096.
« Renier, 'avoué de S^- Lambert, cité de 1095-4 1121 (Ehnst, Histoire du Limbourg, III, S). On trouve ** Reinerus, advocatus, et fllius ejus Rogerus (lisez Wigerus) *>, en 11 II (MiRiSUS, III, 29; Sohoolmbsstkiis et Bor- MANS, Cart, de Hui, p. 30.)
7 Ide, fille de Henri, comte de Louvain, épousa Bauduin II en 10S4.
s Bauduin III fut comte de Hainaut et épousa lolende, fille de Gérard de Gueldre; Arnulphe épousa Beatrix duRœulx; suivant Rbiffe^tbierq, Hist. du Haituiut, I, 191, Louis et Henri devinrent chanoines de S<- Lambert, et Louis fut en outre prévôt de Ciney.
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dictam cum omnibus ad illud pertinentibus in ecclesiis, mancipiiSy villis, campis, silvis, pratis, pascuis, aquis aquarumve decursibus, cullis et incultis, viis et inviis, exitibus ac reditibus, et omnibus quecumque juste possunt et debent nominari, ad honorem illum respicientibus, afluvio Mosa usque Cimacum et usque Leisieres, et Belmont, et Ruminiacum \ et cetera loca, quousque termini ipsius loci longe lateque extenduntur.
Hujus rei testes affuerunt clerici isti : Fredericus prepositus de sancto Lamberto ^ Baldewinus archidiaconus ', Andréas archidiaconus *, Godescalcus, Reinzo, Wazo, Elbertus, Adelardus, Aper, Stepelinus, Hezelinus, Godescalcus, Hillinus, Steppo, Lambertus, Stephanus, Otto, Bruno prepositus de sancte Joanne^; item, decani
< Oùmay, ville da Hainaat; Liesnes? abbaye de Bénédictins sur les conduis da Haioaat et de la Tbiérache ; Beaumont, petite ville du Haiaaut; Humi^y en Tbiérache.
- Frédéric, âls d'Albert, comte de Namur, et d'Ide de Saxe; arcbidiacre de Brabant et prévôt de S^- Lambert de 1095 â 1118, il fut élu évoque de Liège le 23 avril 1119 (Ann, de la soc, archéol. de Namur, VII, 145).
^ Bauduin de Boulogne (?), frère de Godefroid de Bouillon, prévôt de S*-Martin en 1099. Ayant quitté l'état ecclésiastique pour suivre son frère en Terre- Sain te, il épousa Adélaïde, veuve de Roger, comte de Sicile, fut coaroané 1*01 de Jérusalem en 1100, et mourut Tan 1118.
* André, fils de Henri, comte de Cnick, et d'Ide de Boulogne; archidiacre de Liège de 1095 à 1II8, prévôt de S^Pierre en 1112, et de S^-Lambert de 1119 à 1127, il fut ensuite élu évéque d'Utrecbt, et mourut le 23 Juin 1139 (Dr Thkux, 1, 100).
^ Tous ces clercs étaient chanoines ou tréfonciers de S*-Lambert : GofUtralc, doyen de S^Paul de 1083 à 1086, t réfoncier en 1099; Reinzo ou Rmzo, dbyen de S'-Lambert de 1130 à 1140; TVfuon, costre (voy. plus haut); Obtri, Aibert, etc., archidiacre de ll26 à 1166, prévôt de S^-Martin de 1140 L 1167; StepHin, tréfoncier en 1116, se fit, dit-on, moine À Cluny, mais il y a probablement confusion avec Hezelin, Ezelon, etc., écrivain, orateur, architecte, prévôt de S^-Croix de 1107 â 1118, moine à Ciuny vers 1122; Godacaic, tréfoncier en 1116; HUlin, abbé de N.-D.-aux-fonts, à Liège, où il plaça le magaiflqne baptistaire en cuivre de Lamb. Fatras, batteur de Dînant; il mourut â Rome le 5 mai 1114; Steppon de Maules, archidiacre
de aliis monasteriis : Oddo, Baldewinus, Lambertus, Franco '; laici nobiles isti : Raineras advocatus qui recepit ipsius allodii traditionem, cornes Warnerus de Greis *, Wedericus de Walecorth ^, Wigerus de Tudin ^, Johannes de Lovierval ^ ûodefridus deHam ^ Walterus de Bacunweiz ' et filius ejus Mâineius, Walterus de Trueneis ^ Reinbaldus filius Reinbaldi de Gesselin ^ Lambertus de Calmont *\ Arnulphus de Rone; de familia
en 1116, grand prévôt en 1127, mouKut le 4 juillet 1138; Etienne de S^-Jmques, écolâtre de 1112 à 1116; Otton suivit en 1147 S^Bernard dans la retraite (Dr Thbux, 1,96 à 105, passim).
« Oddon fut doyen de S^Martin de 1092 à 1 1 19 ; Batuluin de S' Jean ? Lambert de Campinia de S^-Croix, de 1086 à 1112; Francon de S^Barthélemi?
< Grez-Doiceau, commune du Brabant. On trouve Warnier de Qreis, sans le titre de comte, en 1092 (Miil£U8, III, 310); Nicolas et Everard de Oreis, de 1209 à 1214; Gérard de Greis, de 1219 à 1225 (Devillbrs, Cartul. d'Aine).
3 TValcoliW,. commune de la province de Namur. Un Wéri de Walcourt, 1183-1188, épousa la sœur de Gilles, comte de Duras (Rriffenbero , Monum., 1, 789).
* Thuin (Tudinium), ville du Hainaut. Wiger est cité de 1065 à 1114 (DuviviRR, Hainaut aticien, 402, 513.) et en 1103 •• Arnulphus frater Guengueri de Tuinio » (Ibid., 489).
5 Loverval, commune du Hainaut. Un Jean de Loverval était chanoine de Liège en 1116, archidiacre de 1126 à 1144, prévôt de S*«-Croix en 1131 (Dr Theux, 1, 121). Un Adelard de Lovival est cité en 1112 (GRANDGAaNAOR, Yocab., 44).
« Ham-sur-Heure ou Ham-sur-Sambre? On trouve « Godefridus de Ham et Cono frater ejus ** en 1092 (Rriffenbero, 12G); et un autre Godefh>id de Ham en 1184 (Ibid., 128).
7 Becquevoort, commune du Brabant. Walter de Bacungnes, etc., figure dans des chartes de 1092 et 1101 (Grandoagnagb, 83), et Gérard de Bacunwez dans une autre de 1152 (Devillbrs, 208).
8 Trognée, commune de la province de Liège. Walter de Truwengnée, Trudineis, etc., est cité en 1124 (Grandgagnage, 187).
9 Jesseren, commune du Limbourg. On trouve Reinbaldus de Gessa, Jesseram, Sisserim, etc., de 1079 à 1129 (Schoolmebstbrs et Bormans, Cart. de iïiii,22; MiRiKus, III, 29).
40 Selon M. de Borman, Hist. du château de Colmont, Lambert- de Colmont, encore cité en 1125, était frère de Wiric, châtelain de Colmont. Mais M. Wautkrs, Géogr. et hist. des cmnm. belges, c, de Wavre, p. 265, en fait avec raison un seigneur de C h au mont, en Brabant.
ecclesie : Lambertus de Hoio *, Theodoricus de Ponte *, Warnerus pincema et frater ejus Otbertus, Lambertus dapifer *, Adelardus et Frédéric us frater ejus, Albertus de Offei\ Bovo de Bavechen^, Johannes dapifer, cum aliis quamplaribas viris egregiis et bouestis.
Actom est publice Leodii, xviii kalend. julii, anna ab iûcamatioiie Domini m^'.xcvi^, indictione m*, imperante Dobilissimo Heinrico tertio Romanorum augusto ^, et présidente Leodîensi cathedre domino et venerabili Otberto, anno ordinationis sue in episcopatu y^,
LXber eaiiarum eeelesiœ LeodUmsis , no 3t ; mmaoacrit appartenant à Mr Ferd. Henaux.
* On trouTe • Lambertas de Hoyo et Arnulpbus frater ejus » en 1124 (Miaous, I, 277): <• Dodo de Hoyo » en 1092 ^/&t£{., III, 310); « Walterus de Hojo • en 1116 (Charte de S^-LambeH, n» 6).
* Ce Thierry du Pont est encore cité en 1124 (MiRiBus, I, 277); c'est lui, et non Thierry deThiennes, qui signe une charte dé 1106(Schoolmbr8Ters et Boucans, p. 26).
3 L'écbanson Warnier viTait encore en 1116, et le sénéchal Lambert eall29Ci&û;.;.
4 Ouf et ^ commune de la province de Liège. On retrouve Albert d'Ouffet an 1116 (Charte de S^Lambert, n^ 6).
* Beaupechain, commune du Brabant (Voyez Granogaonaob , Mémmre, i6). Evrard de Bavencbien vivait en 1207-1217, etc. (Devk.lkrs, CmUdAlne.)
^ L'indiction in correspond à Vannée 1095; il faut donc croire à une erreur da copiste et lire rv. De plus, pour que les autres éléments de cette date ci^acordent et soient exactes, il faut, contrairement à l opinion reçue, admettre que Henri de Verdun, prédécesseur d'O^bert, soit mort avant le 14 jain 1092 et non le 2 novembre de cette année; sans quoi on atteindrait la 6' année de Tépiscopat d'Otbert.
' Henri lY (voy. Waitters, Table des diplômes, I, lui), ûls de Henri III, roi des Romains le 5 octobre 1056, sacré empereur le 31 mars 1084, mort le 7 août 1106 (De Waillt, Élén, de paléogr., 23).
Roger de Chimay spécifie les droits respectifs que lui, comme châtelain de Couvin, et técêque de Liège possèdent dxins la ville de Couvin \
Ego, Rogerus de Cimaco ', omnibus in perpetuum salutem. Ne in dubium sepius veniat res semel diffinita, consonum est rationi et usu approbatum appicibus litterarum res diffinitas comniendare. Inde est quod universitati vestre notum facio quod ego et heredes mei jure hereditario castellaniam de Covinio debemus perpétue possidere, sub hac iforma : quod turrim et appenditium illud quod est situm inter capellam ejusdem loci et turrim, in mantione debeo habere , et granarium quod juxta capellam est erectum, et tantum loci in quo possim condere stabulum in quo possint recipi quinque vel sex equi ; prepositus de Covin et custos porte loca domorum suarum sibi habent appropriata; in residuo spacio castri episcopus ad libitum suum potest sibi domos necessarias edificare, dum tamen ibidem munitio non erigatur.
Ceterumsi contigerit episcopum apud Covinum devenire.
* La charte originale sur laquelle a été prise notre copie est endommagée et présente en certains endroits des mots illisibles; il nous a été permis de les restituer au moyen du précieux Liber cartarum erclenœ Leodiensis que M' Hrnaux a bien voulu nous laisser consulter, et où notre document occupe le n^ 582. M. Haokmans a publié cette charte dans son Histoire du pays de Chimay, p. 549.
* Roger de Chimay, était fils d'AIard de Chimay; il n'eut pas d'enfant mâle. Il avait deux frères : Alard et Jean ; ce dernier fut chanoine de S^MaI^tin, à Liège (Haobmans, p. 119; Analeclesde Louvain, IV, 499).
quociens et qaam diu voluerit intra castellum hospitari et morari , tam ego , Rogerus , quam ille qui pro tempore habebitur castellanus , cum omm familia sua , si episcopo placuerit, a Castro egredietur, et solus episcopus cum suis infra castrum remanebit. Cum vero episcopus recedet, castellanus et sui ad castrum et ad domos sibi preassignatas reyertentur ; et episcopus ad custodiam domorum soarum servientes suos, si ei placuerît, reliuquet. Preterea villicus quicuuque faciet fidelitatem episcopo, recipiet sub eadem fidelitate in se quod fideliter conservabit jus castellani. Hoc idem facient scabini : quicunque iacient juramentum fidelitatis. Homiiies vero ville, si guerram habuero, debent me juvare ad defendendam terram meam infra castellaDiam. Et episcopus mihi accrevit sîngulis annis feodum meum de quindecim libris alborum percipiendis in canbiis Hoy ^ ad festum sancti Pétri ad vînçula. Et ego quicquid juris dicebam me. habere, tam in villa de Gonherys* quam in appendiciis, omnino quittum clamavi.
Et iiec omnia acta sunt de voluntate mea et de volunlate dicti episcopi, sub testimoniis parium meorum : magistri H., Leodiensis archidiaconi ^; Ludovici, comitis de
* Cambimm, en roman cambge, congé, comptoir de changeur. Ceci est la pins ancienne mention connue d'une banque à Huy. Cfr. Ferd. Henaux, Leg banquiers liégeois au XIV' siècle.
* Gonrieux, commune du canton de Couvin. Les quinze livres assignées tar les congés de Huy, pour l'échange de Oonrieux, ayant été réassignées parl'évéqiie Thibaut sur la dlme de Boussu, Hugues, comte de Soissons, donna quittance aux dîtes canges, en février 1305 (Charte de S^-Lambert, n* 474). En l'an il47, Milon de Vierve, par acte passé dans l'église de Chimay, avait donné au couvent du Mont-Cornillon. près de Liège, réglisd, la dlme, etc., de Oonrieux (Liber cartarum eccL Leod., n9 587.)
s Ce H. est probablement Henri de Jauche, archidiacre de Famenne (?) de 1196 à 1221, prévôt de S«-Denis en 1220 (De Thkux, 1, 211).
Chisni '; Egidii de Hierge *; Arnulphi de Morelmez '; Jacobi de Orcismont *, et âliorum multorum hominum domini Leodiensis episcopi, qui presentem paginam sigillorum suorum munimine roborarunt. Actum anno gratie M**co* octavo decimo.
Charte ie la ccUhédrale Si Lambert, no 34 (original), aux archives de l'Etat, à Liège.
Record des échevtns de Couvin spécifiant les droits et les obligations du prévôt dé cette localité ^,
13 mai 1258.