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des terrains qui furent englobés dans la suite; il y a même toute raison de k croire qu'elle équivalait à la population actuelle. Car si, d'une part, de nouvelles habitations se sont élevées par suite de la formation du Rempart ad Aquam, de la suppression de l'église Notre-Dame et de son cimetière, de l'établissement des rues de Bavière et de la Monnaie : d'autre part, l'élargissement des rues Notre-Dame, du Pont de Sambre, des Brasseurs, de la Marcelle, du Puits- Connette, la construction de grands édifices tels que l'Hôtel-de-Ville, l'église S^Loup, l'Athénée, l'Hôtel du Gouvernement provincial, le couvent des Sœurs de Ste-Marie, etc., ont singulièrement restreint la surface habitable de la ville, et diminué les maisons d'un nombre à peu près équivalent d'habitations plus modestes. Il est du reste une chose certaine et facile à prouver : c'est que très souvent nos demeures particulières actuelles occupent l'emplacement de plusieurs habitations anciennes.
Cela admis, il reste un moyen indirect de connaître le nombre approximatif des habitants de Namur au XVe siècle. Le dernier recensement de la ville, fait en 1866, donne pour la partie de la ville actuelle correspondant à peu près aux trois premières enceintes, une population d'environ 11,786 âmes. Or,