‹ Cartulaire de la commune de Namur (volume 3)Chapitre 3 sur 49 · II. — TEXTES ANCIENS · texte numérisé non relu

II. — TEXTES ANCIENS

C'est évidemment Namur que le géographe anonyme de Ravenne a voulu désigner par le mot

1 Rappelons toutefois le cimetière franc de la Plante décrit par M. Limelette dans les Annales, tome VII, p. 176.

2 Suivant le vicomte de Ponton d'Amkcourt, Essai sur la numismatique mérovingienne comparée à la géographie de Grégoire de Tours, Paris, 1864, le triens avec namuco cive qu'il possède, prouve (les villes épiscopales ayant seules le titre de civitas) que Namur a été une première fois le siège d'un évêché sous les rois Mérovingiens, siège qui fut supprimé dès avant l'avènement des princes Carolingiens, et qui ne fut rétabli qu'en 1562. (Voy. Revue de la numismatique belge, 4e série, tome II, p. 119.)

3 Annales, tome VI, p. 147 (article de M. le chanoine Cajot).

Namon. Malheureusement, il règne une grande incertitude sur lepoque où cet auteur écrivait. Les uns le font vivre au VIIIe, au IXe, au Xe et même au XIe siècles, d'autres placent la rédaction de son ouvrage entre les années 667 et 670. Dans ce dernier cas, Namon serait la plus ancienne forme connue de Namur; mais il paraîtrait que le texte parvenu jusqu'à nous ne serait qu'une traduction du grec, postérieure au IXe siècle \

La première mention certaine de Namur se trouve dans Sigebert de Gembloux, à l'année 689 :

« Inter Pipinum et Gissemarum, filium Warathonis, apud Namucum castrum pugna committitur 2. »

C'est à peu près à la même époque qu'appartient cet autre passage :

« Nam, ad castrum Namucum (variante : Namugo), contra hostem Pippini (de Harstallio) ducis Ghislemarus consurgens fraudulenter, falso juramento dato, quamplurimos eorum nobiles viros occidit 3. »

1 Voy. Grandgagnage, Vocabulaire des anciens noms de la Belgique orientale, in-8°, p. 51; Borgnet, Promenades, p. 111, note 9.

2 Sigeberti chronica, dans Pertz, tome VIII, p. 327. Ce Warther ou Waraton avait succédé à Ebroïn dans la mairie du palais (Dom Bouquet, Rec. des hist. des Gaules et de la France, 111, 344).

3 Fredcgarii contin., c. 98, cité par Gérard, Hist. des francs d'Austrasie,

Viennent ensuite, dans Tordre des dates, les textes suivants :

Page 1