‹ Cartulaire de la commune de Namur (volume 3)Chapitre 40 sur 49 · CLXXXVII · texte numérisé non relu

CLXXXVII

dont jouissaient les serments et l'honneur qui rejaillissait sur ceux qui en faisaient partie, ont dû principalement porter la bourgeoisie à s'enrôler g'ans ces corps d'élite. A Namur il existait deux espèces de compagnies militaires : les grands serments et les petits serments.

Les premiers étaient de véritables corps privilégiés, établis ou reconnus par le souverain. Les membres étaient astreints à un service militaire plus onéreux que celui qui était dû par les autres bourgeois; mais, en revanche, ils recevaient une solde. Pour pouvoir y être admis, il fallait faire partie de la bourgeoisie.

Comme le nombre des compagnons des grands serments était limité, l'émulation donna bientôt naissance à des espèces de sociétés libres qui ne jouissaient d'aucun privilège, et qui prirent le nom de petits serments. On peut admettre que le désir d'être reçu un jour dans les corps privilégiés entra pour beaucoup dans l'établissement de ces associations, et que les grands serments se recrutèrent souvent dans les petites compagnies.

Les grands serments étaient au nombre de deux :

1° Les arbalétriers. Un corps de cent arbalétriers fut établi par diplôme du mois d'avril 1266 donné

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