‹ Cartulaire de la commune de Namur (volume 3)Chapitre 5 sur 49 · Actum in vico Namuco, sub die VIII kal. etc. 5 v · texte numérisé non relu

Actum in vico Namuco, sub die VIII kal. etc. 5 v

946 : « Actum Namuco publiée, sub die IIII non. julii, etc. 6 r>

I, 374, et Hisl. des Carolingiens, I, 168. Dom Bouquet, II, 451. Gislemar ou Goselmar, était fils du maire de Neustrie Warther.

1 Martène et Durand, Amplissima collectio, II, col. 15. Ce Namucho était le notaire de Clovis.

2 Ghesquierus, Acta sanctorum Bclgii selecta, tome V, p. 180.

3 Cité par Grandgagnage, Mémoire sur les anciens noms de lieux de la Belgique orientale, in-4°, p. 35. Voy. Wauters, Table des diplômes imprimés, I, 173.

* Dom Bouquet, Recueil des historiens de France, tome VI, p. 574.

5 Ritz, Urkunden zur Geschichtc des Niederrheins, p. 12.

6 Mirœus et Foppens, Opéra diplomatica, III, 293. J. Borgnet, dans ses

Après ces citations, que nous n'avons pas voulu interrompre, il ne nous reste plus, en fait de monuments à mentionner, que les monnaies de lepoque carlovingienne, monnaies assez nombreuses, correspondant aux règnes de Charles le Chauve et de Louis le Germanique, et indiquées comme ayant été frappées in vico Namnco l.

De ce qui précède il résulte à l'évidence que Namur fut, dès les premiers temps de la conquête romaine, le siège d'un établissement relativement considérable 2, et qu'ensuite les Francs l'occupèrent à leur tour.

Les textes et les monuments numismatiques que nous venons.de signaler, nous conduisent au moyenâge, à cette époque où s'établit dans notre pays l'hérédité des fiefs et des bénéfices. Aux comtes lé-

Promenades , p. 111, continue ces citations jusqu'en 1100, et en tire cette conclusion: « Les textes et les légendes des monnaies nous montrent d'abord un château (caslrum, castellum) au VIIe siècle, un village ou un bourg (villa, vieux) aux IXe et Xe siècles, puis enfin une ville (civitas) au XIe siècle. »

* Annales, tome VI, p. 154. Borgnet, Promenades, p. 112.

2 " Le château de Namur remonte très-probablement a l'époque romaine. Le grand nombre de médailles et de débris romains qu'on y découvre, sa situation extrêmement favorable à la défense, tout fait présumer que là se trouvait un des forts que Drusus fit élever sur la Meuse, seconde barrière de l'Empire, contre les incursions des Germains. « (Chalon, Recherches sur les monnaies des comtes de Namur, p. 6).

gendaires que désignent les vieilles chroniques locales, et qui ont pu exister réellement comme simples officiers ou délégués des monarques carlovingiens \ succèdent de véritables petits souverains jouissant, malgré leur vassalité à l'Empire, des droits régaliens. Le plus ancien en date est Bérenger, dont l'existence comme comte de Namur est attestée par un diplôme de l'an 919 2. Dès lors disparaît aussi la dénomination de pagus ou comitatus Lommacensis 3; et d'une partie de ce territoire, se forme un petit état qui, de sa capitale, prend le nom de comté de Namur.

1 Je ne m'arrêterai pas aux récits des chroniqueurs sur les temps fabuleux de l'histoire de Namur, ni sur l'étymologie de ce nom. Le lecteur curieux trouvera dans Borgnet, Promenades, pp. 10 à 18, 119; Hist. de Namur, pp. 9 et 10; Grandgagnage, Vocabulaire des anciens noms de lieux delà Belgique orientale, p. 50; Mémoire, pp. 20, 127; et Suppl., p. 12; Galliot, Histoire de Namur, III, 19, tout ce que l'on a dit et peut dire sur ces deux sujets.

2 Annales de la Soc. archéol. de Namur, V, 418.

3 Voy. Piot, Les pagi de la Belgique, p. 173. Le diplôme de 832 par lequel Louis le Débonnaire fait une donation à Aginulfe, désigne le pagus de Lomme par pagus namurcensis (Dom Bouquet, VI, 574).

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