‹ Cartulaire de Notre-Dame-des-Ardents à Arras;Chapitre 10 sur 43 · QUINZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

QUINZIÈME SIÈCLE

ET LE 4°*'^ DEPUIS l' AVÈNEMENT DU SAINT-CIERGE.

Dans la première année de ce siècle, en 1401, le

* Les titres se trouvent en copies collât ionnées au dépôt.

Les originaux remis aux acquéreurs lors de l'aliénation de celte partie en 1618.

Plusieurs actes, dénombremens, reliefs et autres titres en copies, au dépôl; les originaux remis au Seigneur de cette partie, par échange, en 1715.

^ Ces lettres sont dans le dépôl en copies collalionnées, page 107 du Caui-ulaire.

12 aoust, Lettres * de Philippe fils du roi de France, duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, pour faire paier par le receveur de ses domaines les vingt sols de rente annuelle sur le tonlieu de la ville d'Arras, et les arrérages depuis 12 ans, à la Confrairie de Notre-Damedes-Ardens, dont nous sommes, est-il dit dans ces lettres ; et il est ajouté : quand bien même il ne seroit pas autrement prouvé que nous fussions de ladite Confrairie,

Indulgences accordées aux chapelles de ladite Confrairie, parle pape Innocent VIII, par bulles du 16 février 4406 \

En 1421, fondation par Jean Sacquespée, chevalier, seigneur de Beaudimont, maire et mayeur de la ville, d'une chapelle plus grande, joignant la petite chapelle sous la pyramide, d'une messe journalière en ladite chapelle, à la rétribution de quarante livres par an, suivant les actes de fondation ^ et les lettres d'autorisation sur icelle tantde Martin Porée, évêque d'Arras, du neuf juillet [mars] 1421 [Voir II"" Partie], que du Chapitre d'Arras du 9 octobre 1422, et suivant les lettres d'amortissement de

* Ces lettres sont au dépôt avec plusieurs extraits du compte de domaine à cet égard. — [Voir 11^ Partie,]

« Gazet. — Le Père Fatou.

^ Les lettres de fondation et d'autorisation, tant de l'évoque que du Chapitre, sont au dépôt de la Confrairie en copies coUationnées par le greffier de la ville, comme tirées du registre du Chapitre d'Arras, de Tan 1422, fol. 152 : il paroit par ces lettres que la nomination du chapelain appartenoit alternativement à l'évoque et au Chapitre.

Copies des lettres d'amortissement sont aussi au dépôt, en forme de Vidimns, données par les échevins d'Arras, les 4 et 16 décembre de la môme année 1439, avec l'acte du 14 juillet 1432.

La custode de cuivre émaillé,qui sert à renfermer.la châsse d'argent dans laquelle est le Saint-Cierge, donnée par ledit Jean Sacquespée.

ladite rente de quarante livres, payable par la ville d'Arras, accordées par Philippe de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, du 4 septembre 1439, et aussi, suivant un acte du 4 juillet 1432, fait avec les échevins d*Arras, par lequel sire Bauduin de Méricourt, prêtre et chapelain, reconnoit que les effets et ornemens de ladite chapelle y mentionnés, lui ont été délivrés par Antoine et Jean Sacquespée.

En 1431, indulgences accordées par le cardinal de Sainte-Croix qui se trouvoit à Arras pendant les trois jours de là fête.

[En 1434, rapport fait à la prévôté de Beauquesne. — Voir I? Partie,]

En 1435, Vidirhiis en parchemin * par Tofflciald' Arras, en présence de deux notaires apostoliques, délivré à la confrérie, des lettres données le 25 septembre de la même année par le cardinal de Chypre, député et légat a latere au royaume de France, par le Saint-Siège, et le Concile de Trente, étant à Arras, pour le traité de paix conclu en cette ville, en ladite année 1435, par lesquelles le cardinal, en vertu de l'autorité de l'Église universelle à lui commise, confirme et ratifie, à la requête de Jean Sacquespée, la fondation faite de la chapelle joignant celle de la pyramide et du chapelain, par Jean Sacquespée son père, et l'augmentant, permet de faire l'eati bénite chaque jour de dimanche, en ladite chapelle, et de faire pendre une cloche pour appeller les fidèles, et accorde cent jours d'indulgences à tous ceux qui vraiment contrits et confessés, visiteront ladite chapelle, les jours des

* Se trouve de même au dépôt.

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fêtes de la Sainte-Vierge, de la Nativité de Saint-Jean, de Saint-Pierre et de Saint-Paul.

En 1432 et 1438, reconnoissances * par les curés de Saint-Aubert et de Sainte-Croix, des droits de la Confrairie, à Toccasion des cierges apposés autour des corps des mayeurs défunts, suivant Tacte de 1281 fait avec le Chapitre et les curés du doyenné d'Arras.

En 1450^ enregistrement de l'histoire du Saint-Cierge d'Arras par les soins du pape Sixte IV ^

En 1463, Louis XI étant à Arras \ logé dans la maison de l'Offlcial, voulut voir le Saint-Cierge, qui lui fut montré au son de la grosse- cloche de la ville, nommée alors Désirée, 'laquelle fut cassée en cette occasion, par la faute des sonneurs, suivant les registres de la ville.

En 1477, la procession solemnelle qui se faisoit le jour du Saint-Sacrement, remise au dimanche, sur les réquisitions et la représentation des mayeurs et confrères *.

En 1482^ Vidimiis^ de la Chartre, de 1241, sous les six seaux, mentionnée ci-dessus, la dite Chartre repré-

* Ces reconnoissances se trouvent au dépôt et jointes à Tacte de 12^1, et autres pièces concernant les mêmes sujets.

» François de la Rouvère, natif de Savonne, monta suf le Saint- Siège sous le nom de Sixte IV, étoit cordelier et général de cet ordre, ensuite cardinal et pape le 9 aoust 1471, âgé de 53 ans. En 1450, il n'étoit encore que cardinal lorsqu'il prit soin de V Histoire de la Sainte- Chandelle.

8 Registres et Mémoriaux de la ville, fol. 132 (1463-1479).

Registres et Mémoriaux de la Confrairie.

* Acte par devant les échevins entre le Chapitre et la Confrairie, où il est fait mention de droits, observances et compositions anciennes de toute ancienneté, entre les prélats, évoques, Chapitre et Confrairie. [Voir 11^ Partie,]

* Ce VidimtLS se trouve au dépôt et doit vraisemblablement son existence à la précaution qu'exigeoit ce tems de trouble où la ville venoit de changer de nom et d'habitans. [Voir //« Partie.]

senléo par Jean de Beaumont Tua des échevîns de la ville, depuis Mayeur ou maire de la dite ville, ayant la direction des affaires de la Confrairie, en présence du chapelain de la dite Confrairie et du Promoteur de l'évêché, par Jean THostilier et Jean d*Houdain, tous deux notaires apostoliques en la Cour de révêché d'Arras, fait dans la maison de Jean nie Rubempré, chanoine et archidiacre d'Arras.

Les comptes de la Confrairie accoutumés de §e rendre chaque année, dès Tinstitution de la Confrairie vraisemblablement, et toujours continués depuis en la même forme, se trojivent au dépôt de la Confrairie, au nombre de vingt-deux, pour ce siècle, savoir pour les années 1411, 1422, 1424, 1425, 1426, 1431, 1432, 1435, 1438, 1440, 1441, 1442, 1444, 1445, 1449/1450, 1459, 1460, 1463; 1465, 1489, et 1492.

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