SEIZIÈME SIÈCLE
ET LE 5'"® DEPUIS l'aVÉNEMENT DU SAINT-CIERGE.
En 1513, le tonnerre tomba sur Tabbaye de Saint- Vaast, le jour de saint Benoît. Le feu éteint et Tincendie arrêté, en y jettant des gouttes du Saint-Cierge '.
Lettres de Charles-Quint du 7 septembre 1524 ' pour faire payer à la Confrairie par le seigneur de Quevigny,
* Gazet. — Le P. Fatou.
* Ces lettres se trouvent au dépôt.
rarreatement de vingt livres par an, dont ladite terre étoit chargée.
[En 1537, reconnaissance par les mayeurs et confrères de Notre-Dame-des- Ardents. — Voir II* Partie,]
En 1540, 1541, 1544, le sermon du Saint-Cierge prononcé par Mgr TÉvêque de... suffragant et faisant les fonctions épiscopales dans le diocèse, pendant l'absence de Mgr Perrenot ^
En 1548, pain de quatre livres pesant, formé de^ • gouttes du Sdint-CSerge, et conservé dans la chapelle sous la pyramide ^
Sentence arbitralle du 18 aoust 1550 \ entre la Confrairie de Notre-Dame-des- Ardens et l'abbaye de Marœul, pour la maison appellée le griffon, appartenante à cette abbaye et tenante ad Préau des Ardens, au sujet du rétablissement d'une muraille du côté dudit Préau.
Lettres Patentes de l'empereur Charles-Quint , du 28 aoust 1551, contenant autorisation en faveur de la Confrairie, dé pouvoir prendre à rente une somme de sept cents florins carolus d'or.
[En 1553, règlement touchant le Bancquet principal du maieur. Voir II" Partie.]
Transaction * entre la Confrairie et les échevins d'Ar-
* Comptes, Registres et Mémoriaux delà Confrairie.
> Registres et Mémoriaux de la Confrairie. [Ce pain, enlevé en 1793, a été envoyé à l'assemblée de la Convention. Cette cire étoit dans une châsse d'argent rivée de toute part, de sorte* que n'ayant jamais été ouverte depuis 15 A8, on ignore s^il y avoit un procès-verbal dans cette châsse. Après la Révolution, ce pain a été déposé, avec le Saint-Cierge, à la cathédrale.]
' Cette sentence, avec les pièces du procès, se trouvent au dépôt.
* Cette transaction, et pièces du procès, demeure et adjudication, sont au dépôt.
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-Taras, au sujet du terreiu appelle le Préau des Ardens, du 20 mars 1565.
Les échevins d'Arras avoient demandé au Conseil d'Artois, de pouvoir faire des maisons et une rue dans le Préau, pour l'aggrandissement et embélissement de la ville, en dédommageant la Confrairie, ce qui avoit été adjugé aux échevins par sentence du Conseil d'Artois, en payant à la Confrairie une rente annuelle et perpétuelle de cinquante livres, au rachat de huit cens livres, et en laissant à la Confrairie les portions du dit terrein où étoit la chapelle, la salle d'assemblée, la maison et autres batimens à l'usage de la Confrairie.
Par cette transaction, il fut convenu que la ville payeroit à la Confrairie, cent livres de gros, et les arrérages échus depuis la sentence, de la rente de cinquante livres ; que la partie du terrein où étoit la chapelle, la salle d'Assemblée et autres batimens actuellement à l'usage de la Confrairie, demeureroient à la dite Confrairie ; que tous les matériaux qui se trouvoient sur le restant dudit Préau, demeureroient aussi à la Confrairie ; que les deniers accordés par Sa Majesté pour avoir fait occuper ledit restant du Préau, et y avoir fait magasin de plusieurs munitions, resteroient aussi à la Confrairie ; que les portions des dits restans du terrein, destinées à construire des maisons de côté et d'autre de la rue nouvelle, seroient données en arrentement par la Confrairie, /jue moïennanl tout cela, la dite rue nouvelle seroit faite au travers dudit Préau et pavée aux dépens de la Confrairie, et après, entretenue par la ville.
En 1^62, le Saint-Cierge augmenta si considérablement que la chasse fut fendue et qu'il fut nécessaire de
recouvrir d'une bautle d'urgent l'endroit où elle étoit fendue'.
Lettres de 1566 * de Philippe, comte de Flandre et d'Artois, contenant autorisation en faveur de la Confrairie de pouvoir prendre à rente la somme . de mille florins, pour réparations aux bâtîmens du préau, dans lesquelles lettres est énoncé ce qui suit : Que cette Confrairie est notable et ancienne , instituée passé quatre cens ans et plus ^ en laquelle se sont par ci-devant mis et inscrit plusieurs Rois, Reines, Ducs et Duchesses, Comtes et Comtesses,- Barons et Chevaliers, même plusieurs Prélats et Gens d églises y tant réguliers que séculiers, et signament nos ancêtres Comtes d Artois, à laquelle Confrairie appar^ tient entr autres bieîis, terres, maisons et héritages, passé ledit tems de trois ou quatre cens ans, certain lieu nommé le Préau des Ardois, situé en notre dite ville dArras, amorti et 7ion chargé de rente, quart forain ni d autre chose ; auquel Préau est une chapelle assez grande en laquelle est célébré le service divin toutes les fois qu'il plaît aux dits mayeurs, et principalement durant les quatre ou cinq jours de la fête dicelle Confrairie, qui se célèbre annuellement et cornmence la veille du jour et fête du Saint-Sacrement jusqu'au hmdi en suivant, durant laquelle fête se porte par chacun jour solemnellement en procession, à croix et gonfanons, la Sainte-Chandelle apportée du Ciel par la glorieuse Vierge Marie, en son église cathédrale audit A?ras, passé ledit tems de quatre ceîis ans, et se pose icelle Chandelle en icelle chapelle, pour y
• Registre et Mémoriaux de la ConlVairie.
■^ Ces lettres-patentes sont au dépôt
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être visitée et honorée par un chacun, selon sa dévotion; et audit Préau est aussi constniit un corps de salle fort ample et spacieux, de la longueur de quatre-vingt pieds, et de hauteur à l'avenant, ponr y traiter les affaires de la dite Confrairie, pour réparation de laquelle salle, etc.
Le sermon du Saint-Cierge fut prononcé le jour de la fête et de la procession, par Mgr François Richardot, évêque d'Arras, en 1569 ^
En 1576, l'autel de Saint-Séverin, dans l'église cathédrale, au côté gauche du chœur, en entrant par le grand portail de ladite église, vis-à-vis les orgues, fut rétabli et réparé par les soins et aux dépens d'Antoine Richebé, prévôt et chanoine de ladite église, et orné d'une table d'albâtre où se lisent encore ^ ces deux inscriptions : [Voir le texte de ces inscriptions dans la //« Partie, pièce îV XXV.]
Dans un tableau joint audit autel, dans le même tems, par ledit Antoine Richebé, suivant l'inscription ci-dessus, se voit encore tout l'ordre et la forme de la procession figurée, savoir : la croix, les gonfanons, le dais sous lequel est porté le Saint-Cierge, la marche de la milice bourgeoise, des hautbois, violons, des mayeurs, des offlr cîers de la Gouvernance d'Arras, des échevins de la Cité, des sergens,etde plus, autour dudit tableau se lit encore la description de toute cette procession.
En 1580, le sermon du Saint-Cierge fut encore pro-
< Registre et Mémoriaux de la Confrairie.
« Tout cela existe, se voit et se lit audit autel de Saint Séveriu, à la catbédrale.
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nonce, le jour de la fête et de la procession, par Mgr Moulart, é vêque d' Arras * .
En 1581, ce sermon fui prononcé par M. Moselsus, officiai.
Par sentence ^ du Conseil d'Artois, du 8 mars 1582, les religieuses de l'hôpital de Saint-Jean-en-Lestré ont été condamnées de recevoir les confrères des Ardens, malades et souffreteux, lorsqu'ils le requeroient, et les traiter, nourrir et sustenter, comme et selon qu'elles sont tenues à l'endroit des autres bourgeois de la ville d' Arras, si avant qu'il y ait place audit hôpital et qu'ils ne soient infectés de maladie contagieuse, moïennant vingtcinq patarts par an, au lieu de douze lots de vin à deux patarts, payables au jour du Saint-Sacrement.
Indulgentes accordées aux chapelles de la Confrairie par le Pape Clément VIII, en 1597 \
Par sentence du Conseil d'Artois du 24 avril 1598, les six sergens ordinaires de la Gouvernance d' Arras ont été condamnés d'assister à la procession, même le jour de l'hommage qui se fait à Saint- Vaast.
En 1598, procession générale à l'occasion de la paix entre la France et l'Espagne, avec le Saint-Sacrement, toutes les autres Reliques portées à cette procession, et le Saint-Cierge, qui ne pouvoit jouir du dais en cette occasion, distingué des autres Reliques par deux torches ardentes portées à ses côtés.
Dans la dernière année de ce siècle, le Saint-Cierge fut allumé et brûla fort longtems, sans aucune diminu-
^ Registre et Mémoriaux de la Confrairie.
' Cette sentence et les pièces se trouvent au dépôt.
» Gazet. — Le p. Fatou.
tiori, en la présence de l'archiduc Albert et de l'infante Isabelle-Claire-Eugénie, souverains de ce pays, étant à A^raseIi^600^
Dans la même année, le 30 juillet, indulgences accordées par Paul V aux chapelles de la Confrairie*.
Les comptes de la Confrairie, reposant au dépôt pour ce siècle, sont au nombre de vingt-quatre, savoir : des années 1514, 1515, 1522, 1524, 1525, 1529, 1533, 1534, 1535, 1539, 1540, 1541, 1542, 1543, 1545, 1548, 1549,. 1550, 1567, 1579, 1592, 1595, 1596 et 1597.