‹ Cartulaire de Notre-Dame-des-Ardents à Arras;Chapitre 7 sur 43 · ET LE PREMIER DE L* AVÈNEMENT DU SAINT-CIERGE · texte numérisé non relu

ET LE PREMIER DE L* AVÈNEMENT DU SAINT-CIERGE

Avènement du Saînt-Cierge d*AjTas, dans Téglise Cathédrale de Notre-Dame d'Arras, le 27 ' de mai de Tannée 1105.

* [ Extrait d'un Mémoire manuscrit dont on trouve une copie aux Archives de TÉvôché, et aux Bibliothèques de la Ville et de TAcadémie d'Arras. ]

« [ D'après VÂrt de vérifier les dates, le 27 mai 1105 était un samedi. Or, la charte d'Alvise, que nous publierons dans la seconde partie, nous apprend que TévÔque Lambert et les deux ménestrels passèrent en prières la nuit du samedi, dans la cathédrale, mais que ce ne fût que le dimanche, vers 3 heures du matin {in primo galli cantu), que Papparition de la Vierge eut lieu. La date exacte de Tavénement

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Guérison miraculeuse des cent quarante-trois malades autour de la Cathédrale, et la mort violente du cent quarante-quatrième *.

du Saint-Cierge {est donc le dimanche de la Pentecôte, 28 mai 1105, ainsi que le témoigne d'ailleurs un ancien manuscrit (voir dans la seconde Partie la pièce intitulée : De sacrp cereo attrebatensi)^ où nous lisons les deux passages suivants : Sacer cereus attrebatensis delatus est...die dominica 5« calend. junii anno Christi 4105,—Pracipua hujus confraternitatis festiva dies solebat esse in Dominica proximiori 5« calend. jwtii. Or, le 5o jour avant les calendes de juin est bien le 28 mai, et c'est pour cette raison que nous voyons, en llîO, révoque Robert dater son acte confirmatif de la Confrérie de ce môme jour anniversaire de Tapparition. Enfin, il n'est pas sans intérêt de remarquer que la Pentecôte fut pendant longtemps l'une des trois fêtes pendant lesquelles avaient lieu les réceptions des nouveaux confrères; ce jourlà on leur donnait à boire de l'eau dans laquelle on avait fait couler quelques gouttes du Saint-Cierge, ce qui explique cette expression employée à propos de ces solennités : Potxis in Puriflcatione, Potus in Pentecosle, Potus in festo sancti Remigii. tRegistre Thieulaine, fol. XXXIX.) V -

[Le Registre Tnieulaine (fol. xxxvii) commet donc une grave erreur en disant que le Saint-Cierge fut apporté le dimanche IXe de juin, d'autant plus que le 9 juin 1105 n'est pas un dimanche; le copiste a lu IX Juin au lieu de FXjfwwn (F» kaL Junii.) — [Note de VÂuteur.]

* Tableau en trois parties dans l'église cathédrale, attaché derrière le chœur, vis-à-vis la chapelle appellée la Chapelle du Doyen, représentant ladite église cathédrale, les malades assemblés autour de ladite église , l'avènement du Saint-Cierge apporté par la Sainte- Vierge, la distribution de l'eau aux malades par l'évoque Lambert, Itier et Normand.

Autour de la partie du milieu dudit tableau se trouve cette inscription ; Buisson ardent, Lumière inextinguible. [Ce triptyque, actuellement dans la Cathédrale d'Arras, porte sur la partie externe de son volet droit un texte de 1647 qui place l'avènement du Saint-Cierge anno UOS^T kaL Junii :il est évident que ce chiffre 7 a été lais au lieu du 5 qui est la date véritable. —N. de VA.]'

Il est bien apparent que les officiers du Prince et ceux de l'évêque furent chargés en môme tems, d'empêcher les désordres , et prêter la main, dans tous les cas, au Saint-Cierge et à la Confrairie.

Suivent des citations latines tirées du texte ci-dessus indiqué : De sacro cereo attrebatensi. -* N. de l'A.

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Semblable guérison des autres malades, dans les différents quartiers de la ville, dans les campagnes et villes voisines.

Association de Tévêque Lambert et des principaux de la ville, avec Itier et Normand, pour la garde spéciale du Saint-Cierge.

Le Saint-CiQrge déposé dans T église paroissiale de Saint-Aubert.

Établissement de la procession anniversaire et solemnelle, ainsi que de Toffrande à la Sainte-Vierge, dans son église.

Production du Saint-Cierge distribuée par Lambert aux habitants de Lille, à Eustache comte de Boulogne, à Tabbé de Ruisseau ville et autres *.

Dans Tannée 1109, translation et déposition du Saint- Cierge dans la chapelle de Thôpital de Saint-Nicolas, visà-vis le pont de Saint- Vaast.

La représentation de Timage du miracle, sculptée et gravée sur la muraille du chœur de l'église Cathédrale *.

Dans Tannée 1115, décès de Tévêque Lambert : épitaphe sur sa tombe, finissant par ces termes : Huic et duobus joculatoribus Iterio et NormanOy Beata Maria in hâc Ecclesiâ apparuitydans eis candelam per quam sanantur ardentes igné malo. [Voir dans la Ib Partie le texte complet de cette e'pitaphe.]

Bulles du pape Gélase IP données à Cluny, Tan 1119, le jour de la fête de la chaire de Saint-Pierre, adressées

* Malbran ::q. De Morinis, vol. 3, ch. XV.

« Ferry db Locre.— Voyage littéraire des savants qui ont travaillé au Gallia christiana. — Mss. de Blondin, chanoine et docteur en théologie.

— 6^ — à Robert, évéque d'Arras, pour l'approbation et confirmation de Tassociation et Confrairie de Notre-Dame-des- Ardens, contenant ce qui suit ' : [Voir le texte entier dans la ir Partie.]

Bulles de Robert, évéque d'Arras, successeur de Lambert, 1120, le 5* jour avant les calendes de juin pour la même fin, contenant aussi ce qui suit : [Ce texte est également donné en entier dans la It" Partie.]

Dans l'année 1130 ou 1131, voyage de saint Bernard à Arras * pour voir, visiter et honorer le Saint-Cierge.

La Chartre ou l'histoire du Saint-Cierge, dressée, renouvellée par les soins d' Alvise, évéque d'Arras^ successeur de Robert, dans l'année 1133. [Cette charte se trouve dans la IP Partie.]

Vers l'an 1140^ donations par les comtes de Flandre,

* Les lettres et bulles se trouvent dans un livre appelle la Bibliothèque du cardinal Sirlet, fol. 320. Ce cardinal a été fait bibliothécaire du Vatican par le pape Pie V à la sollicitation de saint Charles Borromée.

Ces lettres se trouvent en copie dans le dépôt de la Confrairie. Elles sont raportées dans les différentes histoires imprimées du Saint- Cierge, môme par les Auteurs qui en ont écrit passagèrement.

« Monument existant à cette occasion, qui se voit encore aujourd'hui dans la Croix de fer sur un piédestal de grès, dans Tancien cimetière de Saint- Vaast, contre la nouvelle muraille, du côté de la Cour-le -Comte. — Ferry de Locre en ses Chroniques. Gazet en son Histoire.

Sanctus Bernardus. quum aliorum, tum sacri Cerei recens e superisper Virginem Deiparam allati^ videndi et honorandi caussa^venit Atrebatum. Quo guidemviso et suis laudibus ornato» tanta mellifluus Doctor spiritus dulcedine repletus est, ut ad perpétuant memoriam, in vetere Cœnobii Vedastini Cœmiterio, et regione Curia Comitis (ut vocant) Crucem erigi curaverit. Quippe illic recte locus, in quo stans Bernardus, compos fuit votorum ijuxtim nimirum sacrum pigwus reconditorium suum tum obtinebat, vico cui a Picis nomen. (Ferreoli Locrii Chronicon belgicum^ ex Mon. D. Pronier majoris in S Vedaslo Prioris.)

dont Arras passoit alors pour la capitale, à la Confrairie de Notre-Dame-des-Ardens, du terrein appelle depuis le Préau des ArdenSy contenant ce qu*on appelle aujourd'hui la rue Neuve-des-Ardens et les maisons construites depuis^ de côté et d'autre de la dite rue *.

Construction d'une chapelle dans ledit Préau, suivant toute apparencç, beaucoup plus grande que celle qui existe aujourd'hui, et de plusieurs bâtimens à l'usage de la Confrairie, savoir : une salle de quatre-vingt pieds de long, sur une largeur proportionnée pour les assemblées des Mayeurs ; un logement pour les gardiens, concierges et supots de ladite chapelle et Confrairie ; plusieurs tentes et appentis pour les chevaux des officiers de la Gouvernance, des sergens et de la milice bourgeoise, accoutumés de se relever alors pour la garde continuelle du Saint-Cierge.

[Ici se place la première rédaction des Statuts de la Confrérie qui sôit parvenue jusqu'à nous ; nous la publierons dans la 11° Partie^ et nous dirons les motifs qui nous autorisent à la rapporter à l'année 1194, sous répiscopat de Pierre I", Évéque d' Arras. — A^. de l'A.]

* Arrentement d'un appentis audit préau, en 1S96. Sentence arbitralle du 17 aoust 1550 Lettres-patentes de Charles- Quint, 1551.

Lettres-patentes de Philippe, Roy d'Espagne, de 1566. Transaction entre les échevins et les mayeurs, de 1565, et la demeure et adjudication des huit portions du préau par les mayeurs.

Toutes ces pièces sont au dépôt, sauf les lettres-patentes de 1551 qui ne se retrouvent pas, mais qui sont énoncées dans celles de 1566. U y a aussi arrentement de la partie du préau appellée le Qriffon^ devant les échevins d' Arras, par la Confrairie, en douze cent. .

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