‹ Cartulaire de Notre-Dame-des-Ardents à Arras;Chapitre 8 sur 43 · TREIZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

TREIZIÈME SIÈCLE

ET 2"" DE l' AVÈNEMENT DU SAINT-CIERGE.

Donation à la Confrairie de Notre-Dame des Ardens, de quinze mesures de terres, au terroir de Lagnicourt, par la nommée Emme, femme d'Adam le Sauvage, de Tannée 1210 ^

En 1215, construction de la célèbre Pyramide sur la place publique, par Tordre, les soins, la libéralité et magnificence des Comtes d'Artois, d'une petite chapelle sous cette pyramide, d'une petite sacristie à côté, et d'une espèce de dais avançant sur la place, entre Tautel et la pyramide^ sous lequel dais et pyramide, au-dessus de la porte de la chapelle, se lit encore ce qui suit : Anno dominicœ incarfiationis [MCC, date de la fondation du monument qui ne fut inauguré qu'en MCCXV] hœc pyramis erecta est in fundo Sancti Vedasti per consensum Abbatis et Capituli^ sine quorum assemu, nec altare hîc potest erigi, nec divina celebrari, nec aliud fieri.

Lettres en latin ' de Raoul, Évèque d'Àrras, du mois de mars 1216, contenant approbation de la vente faite en sa présence et celle des Echevins, par les Abbesse et Religieuses de la Brayelle, au profit de la Confrairie de Notre-Dame-des-Ardens, des trois parts qu'elles avoient dans une maison située à Arras devant celle de Robert le Gras.

* Plusieurs lettres en parchemin, jointes à la saisine de 1250 ci-après concernant cette donation au dépôt.

■ Ces lettres se trouvent au dépôt.

Au mois de mai 1220 \ donation d*un muid d'avoine par Michel de Harnes, sur les revenus d'Acheville, à la Confrairie.

Semblable donation par le même, d'un autre muid d'avoine en juillet 1224.

[En 1224, Additions aux Statuts de la Confrérie. — Voir ir Partie.]

Donation de deux mencauds de bled ^, sur deux men- .caudées, au village de Mireaumont, par Hugues de Mireaumont, chevalier et Élîzabeth sa femme, en 1237, au mois de mai.

Dans le même tems à peu près, donation de deux rasières de bled sur quatre mesures de terre à Bailloeulsîre-Bertoult, par le seigneur dudit lieu.

Donation de vingt-trois mesures de terre et de quatre mencauds de bled, au village Du Fresnoy, parle seigneur dudit lieu '.

Donation de dix-sept coupes et demie de terre, au village de Rouvroy, par le seigneur dudit lieu *.

En 1241, Chartre ou Histoire du Saint-Cierge, dressée et renouvellée, et de nouveau enregistrée par les soins d'Asson, évêque d'Arras ^

Dans la même année, pareille Chartre dressée par les mayeurs ®, sous les seaux de la Confrairie desdits

* Les actes de donation se trouvent au dépôt.

* L'acte de donation est aussi au dépôt.

' Plusieurs anciens arrentements et reconnoissances, le 1*' de 1440, au dépôt,et autres papiers postérieurs au sujet desdites terres, au dépôt.

^ Une liasse d'anciens baux concernant lesdites terres.

» Gazbt, Père Fatou. [FotV n*Partiey où se trouve aussi la formule de réception dans la Confrérie.].

* Cette chartre existe encore dans le dépôt de la Confrairie.

Le tonnerre étoit tombé sur Téglise de Saint-Géri en 1233. Cette

Mayeurs, ûe Vabbaye de Saint- Vaast, des religieux et couvent de l'Ordre des Frères Mineurs, des religieux et couvent de l'Ordre de la Trinité, des religieux et couvent de l'Ordre des Frères Prêcheurs.

[En 1248, lettre comendatoire du maieur des Ardentz à THospital des Pauvres Clercs d'Arras. — Voir IP Partie,]

En 1250, raport d'héritage ^ pardevant les officiers de Beaumetz-lès-Cambrai, de quinze mesures de terre au ^ terroir de Lagnicourt, données à la Confrairie de Notre- Dame-des-Ardens, par la nommée Emme, femme d'Adam le Sauvage.

[Règlement de la Confrérie au XIIP siècle. — Poème de la Sainte-Chandelle, à. la même époque. — Voir //• Partie.]

Transaction et accord en 1281, au mois de juin* entre le Chapitre d'Arras et les curés du doyenné d'Arras d'une part, les mayeurs de la Confrairie de Notre-Dame-des Ardens d'autre part, au sujet des cierges apposés dans les églises autour des corps des mayeurs défunts, par laquelle transaction se trouvent réglés les droits de l'Évêque, du Chapitre, des curés et de la Confrairie à cet égard.

Arrêt du parlement de Paris rendu en 1285 ^ sur contestation entre les officiers du comte d'Artois d'une

église, menacée d'un incendie total, fut sauvée, suivant la tradition, par des gouttes du Saint-Cierge jettées au milieu du feu qui s'éteignit aussitôt. Ce miracle a été vraisemblablement Toccasion du renouvellement desdites Chartres.

* Ce raport est au dépôt. ^

' Cet acte existe encore dans le dépôt en copie coUationnée et tirée des archives du chapitre d'Arras, avec plusieurs reconnoissances des curés de la ville, après complainte sur ce sujet. [Voir II* Partie.]

' Copie de cet arrêt par extrait se trouve dans le dépôt de la Con-

part, le bailli d'Amiens pour le Roi, joint à lui les officiers de Tabbaye de Saint-Vaast, d'autre part, au sujet d'une émotion populaire sur la place publique de la ville d'Arras, dont la connoissance par cet arrêt fut adjugée aux officiers du comte d'Artois ; et, dans l'énoncé de cet arrêt, pour désigner plus particulièrement le lieu de l'émotion, se trouve ce qui suit : jiixta iocum ubi Candélia Beatœ Mariœ est reposita et ubi consuetum est a Deo milita operari miracula.

En 1296, arrentement * d'une des tentes ou appentis derrière la salle de la Confrairie, au Préau des Ardens, moyennant vingt-huit sols par an.

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