‹ Cassard le BerbèreChapitre 23 sur 24 · ET ENSUITE · texte numérisé non relu

ET ENSUITE

Le printemps est élyséen à l'ombre du bordj.

Mme Artig et Mme Lémare sont arrivées, il y a quelques heures, à la villa ; elles ont ce visage languissant, ces regards profondément tendres, cette démarche un peu lasse des petites mariées au cours de leur lune de miel ; des robes lâches dissimulent à peine l'épaisseur de leur taille ; Fritz et Sébastien exultent ; ils entourent de soins assidus les épouses fécondées pour la première fois ; ils leur ont voué une sorte de vénération qui se traduit par de menues caresses, par des folâtre ries puériles, par des appels incessants au savoir obstétrical du docteur Lavieux.

Cet après-midi, étendues sur des chaises longues, elles travaillent à leur layette; la vieille cuisinière catalane leur apporte, sur un plateau, des bols de bouillon ; Incarnacion tapote leurs oreillers et abonde en exclamations pitoyables : Ah ! pobre mesquinètes ! Aïe I que guste !..:

Le fils et le neveu de Cassard, surveillés par Mohand le chasseur de panthères, qui nettoie son grand moukala près du puits, se défient à la course, juchés sur dea poneys.

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