MENT D'UNI
LVIN
vêtue d’une tunique talaire, de couleur jaune. Un manteau
violet tombe par derrière, des épaules aux-pieds, et se termine sur la poitrine par une pointe triangulaire entre deux bandelettes. Nous ne nous rappelons pas avoir vu dans les peintures des cimetières un autre exemple de ce genre de manteaux
Le second chrétien en prière port
une tunique courte et
sans manches, également de couleur jau
>, etun manteau vert
rejeté avec art sur l'épaule gauche
Le buste couronné de feuillage se voit sous un arcosolium
Il représente, selon Bottari*, un militaire dont le corps reposait
peut-être dans ce tombeau
PLaxcue 11x, LE BON PASTEUR. — C'est là, sans contredit,
une des plus belles figures de Bon Pasteur que nous ayons repro duites. On admire l'expression de jeunesse et de grâce répandue l'attitude du la br
tive, qu'il regarde affectneusement et qu’il presse avec amour
dans les traits, dans les formes, et dans toute
Pasteur. Il tient de la main gauche les pieds dé bis fugi-
De la main droite il porte la syrinæ; il a cessé d'en jouer : on
voit qu'il se hâte de regagner la bergerie. Une élégante bordure
entoure le tableau Ceute figure est, à notre avis, la même que Bosio a publiée’,
et qu’il place au centre de la voûte d’un cubiculum
qui se voit
Prancue 1x. UNE AGAPE. — Cette peinture;
au-dessus d’un arcosolium, a été découverte et publiée par
Bosio !, de l'ouvrage duquel nous l'avons tirée. Au milieu, est
une matrone chrétienne qui préside au repas. Sur une long table de forme carrée, se trouvent des plats et un grand vas Les deux personnages debout près de la table sont en costurné
de pèlerins ; les deux autres font le service.
dilectio) remonte aux temps apo
L'origine des agapes (à
stoliques, Il en est question dans la première épitre de saint Paul
que dans les Actes des Apôtres
fait allusion dans la fameuse lettre de Pline à Trajan * Tertullien,
aux Corinthiens ?, ainsi Il y est
dans son Apologétique”, en parle comme témoin ocul
comme y ayant pris part: « Le seul nom de nos repas, dit-il
en s'adressant aux païens, montre ce qu’ils sont. On les appellé
agapes, ce qui signifie amour chez les Grecs. Quelle que soit
la dépense qu'on y fait, c’est un gain que de dépenser
faire du bien. Avec ces aliments nous aidons les pauvre
que nous n'avons garde de considérer comme ces parasites
qui, parmi vous, se font gloire de vendre leur liberté pour
de mille affronts; mais
se rassasier à vos tables, au milieu
nous nous conformons aux vues de Dieu qui préfère les
humbles. Ainsi le motif de nos repas est honnête. Jugez
done du reste de notre discipline, puisque nos repas eux
mêmes sont inspirés par la religion bassesse, ni immodestie, On ne se met à table qu'après
s'être nourri d’une prière à Dieu. On mange autant qu'il
faut pour satisfaire la faim; on boit autant qu'il suflit des hommes pudiques. On s'y rassasie sans perdre de vu qu'on doit adorer Dieu pendant la nuit; on s'entretient sans oublier que Dieu écoute.
On distinguait plusieurs sortes d'agapes, à cause des dif férentes raisons pour lesquelles se célébraient ces rep: communs. Un mariage, la dédicace d’une ég les funérailles d’une personne chérie la naissance des martyrs, waïent paru aux premiers chrétiens les circonstances le plus p motiver ces pieuses assemblées. De là quatre
espèces d’agapes appelées connubiales , dedicatoriæ ; funeral
et natalitiæ
C'est de ces dernières agapes que les cimetières de Rom
DE ROME
surtout conservé de nombreux et intéressants monu-
quelqu'un de leurs frères avait gl
ont rieuse
ments. Lorsque
ment succombé sous le fer des bourreaux et qu'ils avaient
enseveli sa dépouille sacrée, les premiers chrétiens aimaient
à la véritable vie, par un innocent
à célébrer sa naissance andaient à Dieu de fortifier
repas , el tous ensemble ils 6
leur courage pour le jour de l'épreuve *