sopra à cimit., p
aussi Marin, Arval., passim
fréquemment dans ceux qui appartiennent à un âge posté-
rieur. Mais on ne saurait dire précisément quelle est la sainte Priscille qui lui a donné son nom
L'histoire signale trois chrétiennes du nom de Priscille. La première, dont il est parlé aux Actes des Apôtres” et dans
une des épitres de saint Paul‘, était épouse d’Aquila et
disciple de saint Paul. La seconde, qui appartient aussi
ur Pudens et
aux temps apostoliques, fut la mère du séna l'aïeule des deux martyres Praxède et Pudentienne !, comme
on le voit par le pa suivant extrait par Aringhi* des
manuscrits du Vatican : Hujus temporibus (savoir sous l'empire d'Antonin) vir fuit in urbe Roma nomine Pudens, genere nobilis, honestate præclarus, cujus pater vocabatur Punicus, mater autem Priscilla. Quorum quidem arbitrio duxerat conjugem nomine Sabinellam illustribus æque ortam natalibus, de qua duas suscepit filias pulchras specie sed moribus pulchriores
La troisième, qui vivait sous le pontificat du pape saint Marcel, aurait, au rapport d'Anastase le Bibliothécaire, cédé ses possessions au saint pontife pour en faire un cimetière Hic rogavit quamdam Matronam nomine Priscillam et fecit cœmeleria via Salaria
Malgré ce texte, qui paraît précis, ce n'est cependant point à cette dernière que doit être attribué l'honneur d'avoir fondé ce cimetière; car des monuments authentiques parlent d’inhumations chrétiennes, qui avaient eu lien dans les Catacombes de Priscille, cent quarante ans avant le pont
blable que cet honneur
ficat de saint Marcel, Il es appartient à la seconde, le pape saint Marcel n'ayant fait,
avec le concours de la troisième, qu'un travail d’agrandi
mmes d'au
sement et de restauration; et nous
autorisé à adc s mêmes
ments, les restes de Priscille, de son Pudens, et
de ses deux petites-filles Praxède et Pudentienne, avaïent été déposés dans ce cimetière à côté de ceux d’une multitude de martyrs
Ces restes vénérables auraient suffi pour illustrer à jamais le
cimetière dont nous parlons, car la famille de saint Pudens
et de sainte Priscille peut être considérée, àrplusieur
comme la plus distinguée d'entre celles qui firent la gloire de l'Église en ces temps héroïques; mais les nombreux pon tifes qui, par la suite, recurent la sépulture dans le même cimetière, en ont encore accru la célébrité
Parmi ces saints pontifes, on cite L saint Marcellin,
Dioclétien et dont Anastase raconté
st hoc fi
qui fut martyrisé sous
la sépulture en ces termes
tum jacuerunt corpora sancla in platea ad exemplum Christianorum diebus 36 ex jussu Pre
onibus cum hymnis, et
Diocletiani , et exinde Marce
{ nocte corpora
cum Presbyteris el Dia elivit via Sala
ria in cæmeterio Priscillæ , in cubiculo claro, quod patet usque
in hodiernum diem , quod ipse præparaverat pænitens , dum trahe
retur ad occisionem ; in crypla juxla corpus sancli Crescentionis Suivant le même auteur et plusieurs autres, le pape saint
Marcel fut
si enseveli dans ce cimetière, par les soins
na subterr., LU, p
DE ROME
du prêtre Jean aidé d'une matrone appelée Lucine. Saint Damase a fait graver sur le tombeau du pontife l'inscription
suivante
0$ QVIA CRIMINA FLERE
saint Marcel fut connu dès lors
Le lieu où l’on d sous le nom de ad sanctum Marcellum ; c'est ce que nous
se, qui, en parlant de la translation des restes
apprend Ar
du pape Vigile, mort à Syracuse, s'exprime ainsi : cujus corpus ductum est Romam, el sepullum est ad sanctum Marcellun via Salaria in cœmeterio Priscillæ
Le pape saint Sylvestre voulut aussi avoir son tombeau dans ce cimetière"; et, plus tard, on y éleva une église en on honnet enfin, après ce saint pontife, nous nommerons encore les papes Libère, Sirice et Célestin. Ce dernier
ait pris soin d’orner de fresques le lieu qu’il s'était choisi
our sépulture, comme on le voit par une lettre du pape
Hadrien K* à Charlemagne, où il « Sanctus Cælestinus papa proprium sum cœæmelerium picturis decoravit". Des décou
vertes postérieures ont mis au jour les épitaphes gravées sur
saint Sirice
son tombeau et sur celu
T ANNYVM