‹ Catacombes de RomeChapitre 110 sur 279 · ÉPITAPHE DE SAINT SIRICE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE DE SAINT SIRICE

KIBERIVM LECTOR MOX ET LEVITA SECVTVS | POST DAMASVM CLARVS TOTOS QVOS VIXIT IH FONTE SACRO MAGNVS MERVIT SEDERE SACERDOS CYKCTIS VT POPVUIS PACEM DARET HIC PIVS-HIC IVSTVS FEUICI DEFENSOR MAGHVS MYLTOS VT HOBILES AVSVS MISERICORS LARGYS MERVIT PER SAECVLA NOMEN TER QVINOS POPVIVM QYI REXIT IN ANNOS AMORE HYNC REQYIEM SENTIT CAELESTIA REGHA

Plusieurs pontifes mentionnés par Anastase ont, à dif férentes époques, embelli ou restauré ce cimetière. Parmi eux, on peut citer en première ligne, outre le pape Hadrien I", le pape Jean 1° dont il est écrit : item renovavit cœmeterium Priscillæ via Salaria’. Quant à l’ensemble des peintures trouvées dans ce cimetière, d’Agincourt* en fait remonter l'origine à la fin du mn siècle,

Avant de terminer cette notice, nous croyons devoir rapporter ce qui se passa sous l’empereur Numérien dans le cimetière de Saint-Chrysanthe et de Sainte-Darie, sur la voi

Salaria, afin de placer en regard des excès de barbarie au

quels on se portait envers les premiers chrétiens, leur confiance en Dieu, leur patience au milieu des plus cruelles épreuves, leurs prières pour leurs persécuteurs et leurs bourreaux. L'empereur ayant appris qu'un grand nombre de fidèles s'étaient réunis dans la crypte de Chrysanthe, en fit murer l'entrée, et, par ses ordres, des monceaux de sable et de pierres en interdirent tous les abords ‘ Ainsi furent étouflées tout d'un coup une multitude de victimes. Com bien d’autres exemples de cruauté à l'égard des chrétiens ne pourrions-nous pas signaler *? Et cependant, durant les cinq années que nous avons employées à explorer les Catacombes et à en parcourir tous les détours, nous n’y avons rencontré

aucun indice de ressentiment , aucun signe de vengeance,

pas un seul anathème contre ourreaux et les impic Pendant la longue période des persécutions, sous l'influence habituelle des impressions les plus douloureuses, réduit à

prier sur des tombeaux, et sans cesse occupé de devôirs

dans ces vastes souter-

sévères, le christianisme n’a rains que des monuments où respire la douceur, la bienveillance, la charité. Une seule inscription, trouvée dans les Catacombes de Saint-Calixte, contient

de haine, mais un cri de douleur arraché par tant de

4. Gruter, p. 1174. 16 2, Anast. Bi 3. Hist. de l'Art. Peinture, 1. W, p. 49, 20.

4. 8. Greg. epise. T De gloria m I, 6. XXXVIIL.— Cela nous rap

pelle le eri féroce ral par Tertullien dans son Apologétique : cemeteria clau

dantur, destruantur

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