‹ Catacombes de RomeChapitre 111 sur 279 · Sois, areum dominiram vento · texte numérisé non relu

Sois, areum dominiram vento

imperatorum Christianos ubique tor

À hoc constitutus est, und!

DE ROME

cruautés à l'auteur de l'épitaphe du jeune martyr saint

Alexandre

; © TEMPORA INFAVSTA CRA ET VOTA HE IN CAVERHIS QYIDEM

AVS

Quel fait plus éloquent que cette immense multitude d'hommes de tous les rangs, si soumis dans l'adversité et si résignés dans le martyre, si humbles devant Dieu, si bons

pour leurs semblables! Quelle lumière pour l'obser

ateur qui étudie la philosophie de l'art chrétien !

Un autre

quoique moins saisissant, nous a frappé

s au milieu des C: ombes : c’est l’absence de

dans nos cour toute représentation du martyre. On n’y rencontre pas même l'image de Jésus en croix. La raison de ce fait est facile à trouver : on excite le courage des guerriers, non pas en leur

nant les horreurs du carnag mais en faisant briller à

leurs regards les récompenses de la victoire et l'éclat du

triomphe. N'était-ce pas assez pour les chrétiens d'avoir

que jour sous les yeux les membres sanglants des mar-

un fils, dont

tyrs? C'était un père, une mère, une épouse,

les corps mutilés avaient été achetés à prix d'argent, ou

soustraits pendant la nuit à la vigilance des gardes. Ce qu'il

fallait à c

hommes éprouvés par la persécution, c'était du

courage, des consolations, l'image de la récompense céleste

qui les attendait. Chose remarquable! toutes les peintures

des Catacombes tendent à ce but. On y voit, à côté de

l’homme déchu, l'homme relevé par Jésus-Christ, Le fils de

Dieu est lui-même représenté le plus souvent sous l’image

du Bon Pasteur portant sur les épaules sa chère brebis. Les

sent avec leur foi iné-

saints de l'ancien Testament appara branlable au milieu des épreuves. L'Église vient ensuite

sous la forme d’une nacelle qu'une main divine soutient au

milieu des tempêtes. Et ces tableaux, dans leur partie déco

rative, n'offrent que des sujets aimables et gracieux, des

représentations de vendanges, d’agapes, de scènes pastorales,

des syml colombes, de fleurs, de fruits,

de palmes, de couronnes! C'est ainsi que l'asile de la mort

nous apparaît dans les Catacombes. Mais quand l'ère d

persécutions fut la représentation du martyre $6

produisit et se multiplia au point de couvrir les murs des

basiliques chrétiennes * : ces représentations rappelaient aux enfants des martyrs les combats, les triomphes et la gloire de leurs pères. Cette époque est à signaler dans l'histoire de

la peinture

Christianis Lieet. » (Extrait de la lettre que le pape € crivit en 254 à Lupici arc de Vienne. — Epist. Rom. Pontific., \ 1, ap} col. 26. Par 6. Aringhi, # ubterr.; 1, pe 524 7. Saint ( Nysse, d panégyrique de saint Théodore, parle à d'u ous les yeux et qui représentait le martyre du t dont il TI, pe 1011. Paris, 1615.) — Saint Basile recom tist s di e le martyre de saint Barlaam comme un digne dé [ son église. ( Hom 1 l L,f

DESCRIPTION

ENTRÉE DU CIMETIÈRE

Pranoue 1. Time‘ — Elle s'ouvre, gracieusement entourée

d'un bouquet de verdure, tindis que sur une petite colline

de Sainte-Constance et la basilique

à gauche s'élèvent l’égl

de Sainte-Agnès.

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