MOISE FRAPPANT LE ROCHER
l'un des pans est marqué d'une croix. Sa pose est pleine de
eur des Hébreux porte une toge drapée à l'antique, dont
majesté. Ses cheveux épars, l'expression de ses lèvres et de
yeux, l'ensemble de sa physionomie, révélent un homme
agité par l'émotion qui précède un grand acte.
DÉCORATION D'UNE SÉPULTURE., — C'est
ction de Lazare, Le Sauveur
PLANCHE VI
enveloppé
rt, touche la tête du
d'une tunique blanche drapée
défunt, dont le corps
entouré (
le bandelettes, est place dans un sépulere en forme de petit temple. A côté, se voit
tunique à larges manches et
à bordures violettes. On lit au-dessus de sa tête le
nom (GRA
La même orante est reproduite à l’autre extrémité du
tableau avec les mots B TI qu’accompagnait le mot
des orantes placées aux extrémités des doeuli conviendrait assez à sainte lle 2. Hist. de l'Art, Peinture, 1. N, pl. VI, n°2
Voyez, pour l'explication de cette peinture, les notes descriptives du vol. I
pl: LXVII, p. 41
GRATE au temps de Marangoni'. Enfin deux autres sujets placés entre les deux orantes complètent la décoration de cette sépulture : ce sont Daniel dans la fosse aux lions, et les trois jeunes Hébreux dans la fournaise
Les deux orantes représentent une martyre dont les restes reposaient dans: un loeulus situé au-dessus de la peinturc que nous décrivons, et fermé par une tablette en marbre, NE SVAE GRATE ROGA- TIANVS, Le corps réduit en poussière et l’ampoule de sang
sur laquelle on lisait ces mots : D
ont été concédés à un monastère de l'ordre de Citeaux, à
Anagni
Praxcue vu. VOUTE PEINTE D'UNE CRYPTE, Nous avons reproduit cette peinture d’après le dessin de Bosio
Le Bon Pasteur est au centre d’une couronne d'olivier, portant sur ses épaules la brebis égarée, Il est vêtu d’une tunique courte et sans manches; à sa gauche pend la syrinz; à ses pieds sont deux brebis fidéles. Les arbres qui l'ombragent de chaque côté symbolisent les joies du paradis. Du cercle qui entoure la scène principale partent quatre compartiments en forme de croix, ornés chacun d’un
vase rempli de fleurs, et reliés ensemble par deux cou-
ronnes dont la plus éloignée du centre est interceptée à son tour par quatre couronnes d'olivier d’où s'échappent des bandelettes flottantes. Chacune de ces petites couronnes entoure une colombe posée sur un rameau d'olivier. Quatre béliers placés aux angles complètent la décoration.
Comme on le voit, ce qui distingue cette peinture, c’est la profusion des couronnes. On sait que la couronne était
Les écrivains sacrés
chez les anciens le prix de la vict s'étaient approprié cette idée pour symboliser la vécompense réservée aux chrétiens dont le courage n'aurait pas
failli dans les combats du Seigneur®. Tertullien, en parlant du soldat qui avait refusé de porter la couronnc
rd
profane re,
comme un signe d’idolâtrie, dit qu'il iérita, par ce noble refus, une couronne glorieuse : et de martyri candida melius coronandus *. Saint Cyprien donne au martyre le double nom de couronne et de baptême, para qu'il couronne en même temps qu’il baptise”. De là l'usage d'inhumer quelquefois les martyrs avec des couronnes, de déposer des couronnes sur leurs tombeaux, d'en orner les inscriptions et de les prodiguer dans les peintures des arcosolia
dont nous venons de
D'Agincourt® place la
gine remonte à la
donner la description parmi celles dont 1 fin du n° siècle. Les peintures murales des premiers âges ne sont guère antérieures à cette époque. Il fallait, dans les commencements, prendre garde que les néophytes ne confondissent
le culte païen avec le culte du christianisme; mais lorsque