‹ Catacombes de RomeChapitre 126 sur 279 · Gen., XXII. — Ad Hebr., VI, 453 XI · texte numérisé non relu

Gen., XXII. — Ad Hebr., VI, 453 XI

8. Jud., ), edit, 4641. Idem, De eruce n Ge D. Ad Hebr., X1, 19. — Orig., In Gen., hômil. VIII.

CATACOMNBES

Prancue xx1. UN PAON. —

ze paon se trouve à la voûte, au-dessus de la scène que nous avons décrite, planche xvr

Le paon, comme oiseau consacré

à Junon dans l'antiquité profane, devint à l’époque romaine le symbole de l’apothéose des impératrices, de même que l'aigle avait été adopté pour celui de la consécration des empereurs. De là l'emploi si fréquent qui se fit sur les monuments romains relatifs à l’apothéose,

et particulièrement sur les mi

lailles de consécration, de l'aigle et du paon, tantôt placés au haut du bûcher (rogus

tantôt volant, les ailes déployées, emportant au ciel l'âme de l'empereur ou de limpératrice figuré en buste. À ce titre aussi l'aigle et le paon formèrent un des éléments les plus habituels de la décoration des tombeaux païens et des lampes funéraires ; et lorsqu'on retrouve cet oiseau dans les peintures et sur les pierres sépulcrales des Catacombes, on est porté à y reconnaître le type antique employé dans un sens chrétien. Cette observation complète ce que nous avons

dit sur le symbole du paon, page 76.

Praxcue xx11. JONAS REJETÉ PAR LE MONSTRE MARIN. — Voyez les notes descriptives du volume 1, planche zxvn,

page Al.

Praxene xx, LE BON PASTEUR. — Il porte un bouc sur

Sa tunique est relevée par une ceinture et n’a

qu'une r

nche ; on remarque à ses pieds la chaussure de

voyage, à son flanc droit la syrinæ. A sa droite est une brebis; à sa gauche un bouc. Deux arbres surmontés chacun d’un oiseau complètent la peinture

IL west pas rare de trouver, sur les fresques et sur les

sarcophages, le Bon Pasteur portant un bouc au lieu d’une brebis. On sait que les pécheurs sont désignés dans l’Écriture sous Je nom de boucs'; les artistes chrétiens peignaient donc le Bon Pasteur portant un bouc sur ses épaules, pour mieux exprimer la miséricorde du Sauveur ; qui avait dit lui-même non veni vocare juslos sed peccatores *, el peut-être aussi pour

mieux confondre le rigorisme des Montanistes.

PEINTURES ET INSCRIPTIONS D’UNE CHAPELLE Pracne xxiv. COURONNEMENT D'UNE MARTYRE. —

Cette peinture se trouve sur une des parois de la chapelle, et

représente au milieu, une femme voilée, vêtue d’une lor

tunique et d’un manteau. Deux personnages, placés de chaque côté, semblent la couronner; nous nous sommes cru autorisé à le penser, en remarquant une couronne sur le dessin que d’Agincourt® a donné de cette peinture, à une époque où

lle devait être moins détériorée qu'aujourd'hui.

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