ET LES DOUZE APOTRES
Prancue xxxv. — Cette fresque décore l’arcosolium de la cha-
pelle dite des Douze-Apôtres : elle a été découverte en 1726.
D'Agincourt signale l'autel comme un des premiers modèles
des monuments de ce genre élev
plus tard dans les basiliques chrétiennes, Les peintures ont été singulièrement endommagées par le temps, et nous n'avons pu reproduire que celles de la partie supérieure et extérieure de l'arcosolium. Quant aux autres, nous les avons retrouvées dans le commentaire de Bianchini sur Anastase le Bibliothécaire®. Nous en dirons d’abord quelques mots. Au-dessus du sixième personnage à gauche, était une ciste renfermant trois rouleaux; dans le fond de l’arco— solium , on apercevait le Bon Pasteur entouré de brebis; audessous, les trois jeune Hébreux dans la fournaise, et Daniel dans la fosse aux lions. Puis, sous l’'intrados de l'arc, paraissaient quatre colombes, et, aux deux extrémités, un troupeau
paissant sous des arbres. Enfin,
ant le sépulcre de l'arcoso lium, étaient trois compartiments distincts. Dans le premier, on voyait une femme debout et portant un rameau d'une
main, une coupe de l'autre; dans le second, un fe
oyeur au travail semblait creuser la tombe d’un martyr; dans le troisième, une femme debout comme la première, tenait de la
main droite un rameau, de la gauche une couronne, Une
corbeille pleine de fleurs était ? de sang,
s pieds. Ce vas
cette tombe, cette palme et cette couronne, ne représentent-ils pas les combats, le triomphe et la gloire des héros de la foi?
On a trouvé dans cette chapelle plusieurs corps de martyrs accompagnés du vase de sang et plusieurs inscriptions gravées sur le marbre. Nous citerons les deux suivantes, qui ont été publiées par Bianchini? : la première est de l'année 337 de
Jésus-Christ, la seconde est de l'année 340,
STANTIE COHSTANTIV.