‹ Catacombes de RomeChapitre 168 sur 279 · CONSID · texte numérisé non relu

CONSID

Telle était donc déjà mon opinion; mais elle avait

ne pouvait avoir le moindre rapport.

besoin d’être et plus solidement établie au dedans de moi-même, mon révérend Père, et plus formellement exprimée pour les

aration , dont vous

comme elle l'est

maintenant, grâce à vous, comme je le fais aussi maintenant, en vous adressant cette déc

autres , l'usage que vous jugerez convenable.

ferez, mon révérend Père, ai prise, et veuillez agréer l'hommage

« Excusez, mon révérend Père, la liberté que

de mon respect.

« RaouL-ROCHETTE. »

FRAGMENTS DE VASES EN VERRE DORÉ

du verre, tout nouveau à Rome au commencement de

Personne n'ignore que l'usag l'empire, était déjà fort répandu au temps de Sénèque. Il n’est donc pas étonnant qu'on ait

trouvé dans les Catacombes des vases en verre qui ont été à l'usage des premiers chrétiens.

, il est vrai; mais

La plupart de ces vases sont d’une matière assez grossière. Ils sont doré à part quelques-uns , qui ont probablement appartenu à des familles patriciennes , la dorure ar la

en est simple et plus remarquable par la sainteté des sujets et des emblèmes, que ]

richesse et la beauté de l'exécution.

6 employé pour dorer le verre aux premiers siècles de notre ère, ne

D'ailleurs , le proc pouvait être fort dispendieux. Voici en quoi il consistait suivant Buonarruoti '. « Sur une lame de verre arrondie qui devait servir de fond , l’ouvrier fixait une feuille d'or battu, et dessinait à la pointe sèche les personnages en pied ou en buste et l'inscription qu'il voulait. Il indiquait également à la pointe, par des hachures légères, les ombres et les modelés. Gette lame ainsi préparée, était ajustée au fond et au pied du vase, mise au four, et soumise à

l'action d’un feu assez violent pour unir ces diverses parties entre elles. » Buonarruoti paraît

avoir parfaitement compris le véritable procédé de la dorure des verres antiques ; c’est l'opinion d’un savant dont le nom fait autorité en cette matière * C'est à ce procédé ingénieux que nous devons la conservation d'une foule de figures et d'emblèmes bien précieux pour nous; car ces dorures, placées ainsi entre deux verres soudés ensemble,

ont pu se conserver intactes après tant de siècles, et les doubles fonds entre lesquels elles

étaient se sont trouvés d'une épaisseur assez grande pour échapper à la destruction.

Parmi les fragments de vases de verre trouvés dans les Catacombes, les uns étaient enchâssés dans le ciment sur les tombeaux; les autres en bien moindre nombre, étaient renfermés dans les sépulcres. Buonarruoti, dans son savant ouvrage sur les verres des

-ution de

Catacombes, se croit en droit de leur donner une date antérieure à la persé Dioclétien (303), parce que, dit-il, on les a trouvés sur les sépulcres des cimetières dont les galeries avaient été comblées pour soustraire aux païens les corps des nombreux martyrs qui y élaient ensevelis, et que ce travail, inspiré par la prudence ou par la nécessité n’a pu être fait après cette persécution qui fut la dernière. Ce savant va plus loin : il voit dans la

coiffure des femmes représentées sur ces verres, un indice certain qu'ils appartiennent aux

tri antichi, prefaz., p. TI M. Riocreux, conservateur du musée céramique de Sèvres

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