‹ Catacombes de RomeChapitre 182 sur 279 · KA · texte numérisé non relu

KA

<66. A u A <ÿ Et sur la deuxième face TOTUWITHC Térp This THNETMTEKEXP rhv érenlyo- IKA 07

Je l'exorcise, à Satan! (8 croix! purifie-moi afin que tu n'abandonnes jamais ta demeure, au nom du Seigneur Dieu vivant Prononcé dans la demeure de celle sur laquelle j'ai fait l'onction.

Ce dernier mot érexéygwx paraît ne pouvoir s'appliquer qu'à l'onction sainte, à l'extrême onction

Quant à l'antiquité de ce monument, M. Fr. Lenormant la fait remonter jusqu'au temps des Antonins, c’est-à-dire à la fin du n° siècle de notre èrc

et amulette établirait chez les chrétiens de la pri

Ainsi,

mitive Église

i° La croyance à la puissance du signe de la croix pour

meltre en fuite les démons

> L'usage du sacrement de l'extréme-oncti

3° L'usage d’exorcismes conçus dans les mêmes termes que

sert encore l'Église

ceux don catholique

Étui en or qui renfermait l’amulette dont nous venons

N°78. Sceau de Marie, femme de l’empereur Honorius

lans son tombeau, en creusant les fonde-

trouvé, en 1544

ments de la basilique de Saint-Pierre, Ce sceau est compos

de deux onyx joints ensemble au moyen d’un cercle d’or,

Je quatre émeraudes et de dix rubis

qui lui-même est orné

L’anneau qu'on voit au haut, montre qu'il était destiné à

étre porté au cou.

Sur une des faces on lit : HONOR STEUICHO

SERHHA

VIVATIS 1. On peut voir dans Aringhi (Roma subterr,, 1. I, p. 270), dans Gruter (t. I p. CCLXXXVII ans Cancellieri (De Secretar. Basil tic. &. M, p. 905

1000), les détail 2. La bolla di Maria moglie d' Onorio imperatore, frontispiz. Milano, 4849)

STEUCHO SERENA THERMANTIA EYCHERI VIVATIS

Sur l’autre face on lit

Le monogramme T est au centre de chaque côté. Notre

dessin montre, à gauche, le même sceau vu de profil Ce sceau est au musée Trivulzio. Nous l'avons copié d’après une gravure publiée par Pietro Mazzucchelli

Ne 79°, Buste de femme. A droite, une palme. La partie

postérieure de la pierre manque. (Agate. ) N° 80. Le Bon Pasteur entouré de son troupeau ; au - dessus

à sa droite, deux arbres;

de sa tête, une couronne d'étoiles le tugurium et le chien. Nous publions ce petit à collection de M. Odelli.

monument d’après une empreinte de N° 81. Monog chaton d’un anneau chrétien est reproduit d’après Aringhi,

91 et 97

amme du Christ, colombe, palme et étoile, Ce

ainsi que les n° 83, 85

N° 82. Pâte bleue rer nument est emprunté à la Revue archéologique #. On croit qu'il

ésentant le Bon Pasteur, Ce petit mo-

à été trouvé dans les Catacombes,

N° 83. Médaille portant le monogramme du Christ. Le trou dont elle est percée montre qu’elle était destinée à être suspendue au cou 5

N° 84. Verre coloré, appelé par les antiquaires pasla anlica. Ces verres sont désignés, dans le traité du baron de Stoscht,

nom générique de vitra obsidiana, et sous le nom

sous spécifique de gemmæ fictæ L’Enfar

auprès d’un bœuf et d’un äne. La Vierge-Mére

Jés

, enveloppé de langes, est dans une crèche,

à demi

d’un banc; elle

couchée sur un lit grossier qui a la for appuie la main droite sur la crèche, vers la tête de l'Enfant Jésus. Sa tunique est serrée sur sa poitrine à l’aide d’une ceinture; un long voile lui couvre la tête et les épaules

une draperie, roulée comme des bandelettes, l'enveloppe de

la ceinture aux pieds. Saint Joseph est assis, la tête appuyée sur la main gauche, dans l'attitude de la contemplation. De la main droite, il tient le manteau qui recouvre sa tunique. Ces trois figures portent le nimbe. En haut, dans le champ, on voit d’un côté la lune, symbole de la nuit, au milieu de

laquelle s’est accompli le mystère de la naissance du Sauveur;

de l'autre, l'étoile qui conduisit les Mages à la crèche où reposait l'Enfant - Dieu

Cette pâte est au musée Vettori. Nous la publions d’après Gori?, mais dans la grandeur originale.

N° 85. Cet onyx, dont la

andeur est à peu près celle d’un

ongle, nous présente, à droite, le Christ marchant sur les

6. /n prafat. ad G nt. cœlatas seulptorum nomine insign., p. XVI, XVII,

nato Signore, à la fin de Del parto della Ver-

eaux !; au centre, une barque violemment agit

: une colombe

est posée sur la poupe, une autre sur le mât; et sous la quille

apparaît un énorme poisson. La voile est

pliée, erat enim con-

trarius ventus?; les rameurs luttent avec énergie contre la

fureur des vagues. À quelques pas de ]

a proue, Pierre T

marche sur les flots agités; mais effrayé par la tempête, il ne |

se soutient plus; Jésus IHC* Jui tend la main et le retient

au-dessus des eaux

Nul doute que ce navire ne soit l'Église: |

la mer agitée, le

monde, et surtout le monde pendant les persécutions #; les

rameurs, les apôtres; la colombe, le Saint-Esprit. Saint Pierre

effrayé, c'est bien l'Église qui, sur le point de périr, recourt

dans la personne de son premier Pasteur au divin Maître, en s'écriant : Domine, saloum me fac 5. Enfin que signifie ce poisson sous le navire? Selon les uns c'est le terrible Léviathan de l'Écriture, qui cherche, mais en vain; à faire sombrer le vais seau de l'Égliset; selon d’autres, c’est Jésus-Christ, si souvent symbolisé par le poisson, qui soutient son Église au milieu des plus effroyables tempêtes

Pelliccia ® dit que les plus anciens monogrammes du nom de Jésus ont la forme IHC, qui se voit sur ce précieux monument, lequel a été souvent publié°, et dont Aleander 1° a fait l'objet d'une dissertation, à laquelle nous renvoyons nos lecteurs

N° 86. Ancre et poissons. Lupi#! d’après lequel nous publions cet onyx, pense qu’il a appartenu à un anneau nuptial. Selon lui, l'ancre représente la croix dont elle a la forme; les deux poissons sont l'emblème de deux époux chrétiens.

N° 87. Cornaline portant le nom symbolique IKEYC. Le X

entrelacé avec un P présente en outre le monogramme du Christ Ce monument en même temps rare et curieux a été donné au musée du Vatican par M. le comte de l’Escalopier. Nous l'avons

dessiné d’äprès une empreinte qua bien voulu nous commu

Le Blant

niquer M.

N°88. Cette pâte de verre brun nous montre une colombe tenant à son bec un rameau. Au-dessous se trouve un dauphin; dans le champ, les lettres CIAP. Nous l'avons copié, ainsi

que la pierre suivante, d'après les dessins de la Revue archéolo-

gique 1

N°89. Cette améthyste porte une ancre, une nef et un poisson,

s nous offrent les lettres ÎH ensemble et repro-

duisant le nom de Jésus. N en citerons deur l'un au ba:

vierg nere avec les caractères IH X AC € dire J vol., pl. XXXV, n° 406); l'autre sur 1

no n v té de l'inscription le m

et de l'autre celui du ( angoni, Ace, s. Viclorini, p

â. Tertul., De baptismo, c. XIL —S. Aug. t, V, Serm. LXXV, p. M2, S. Matth., XIV, 30.

6. Aringhi, Roma sub U, p. 47 | 7. Voyez la dissertation de Costadoni dans la Raceolta d'opuscoli soient. e filolog.,

t. XLI, p. 905.— Polidori, Del p simb. di Crist. e dei erist., p.11. 8. De christ. Eccles. politia, À >

#75. — Mamachi, Orig

9. Aringhi, Rom pe 115, 261.— Botari, Seule. e pittur., LM, p. 136. — Veltori, Di

DE ROME. 117

accompagnés des lettres $. T. qui sont ou les initiales d'un

nom de saint, ou celles du propriétaire de la pierre.

N° 90. Sceau de fer portant l'acclamation VIVAS IN DEO, Nous le publions d'après le dessin de Lupi

Es

ce là une tessère d'hospitalité, comme le croit Dumo-

linet 14? Nous n’osons l’assurer, Quant à l'usage des tessères

d'hospitalité, parmi les premiers chrétiens, il ne parait pas

qu'on puisse le révoquer en doute. Hague, dit Tertullien, tot

et lantæ ecclesiæ, una est illa ab Apostolis prima, ex qua omnes

Sie omnes primæ , et omnes apostolicæ, dum unam omnes probant

unilatem : dum est illis cc

amunicatio pacis, el appellatio fraternitatis, et contesseralio hospitalitatis, que j

de

ura non alia ratio regit qua ejus

sacramenti una traditio*$. Or, suivant Baronius 6, l'expression contesseralio hospitalitatis doit être entendue en ce sens que les chrétiens avaient une certaine marque qui faisait reconnaître

celui qui la portait pour un véritable enfant de l'Église Catho-

lique, et le faisait recevoir

cette qualité par les fidèles, ses

frères, qui lui donnaient la plus

tiques et les païens ayant contref

it ces marques , on les changea

souvent, et enfin on y substitua les lettres appelées literæ formatæ

s du concile de Nicée

On peut consulter sur les tessères d’hospitalité, les ouvrages F F

de Thomassin et de Pacichellius 1

N°91. Boîte d’or quadrangulaire trouvée en 1751, dans un

sépulere au cimetière du Vatican. Son anneau montre qu’elle

était destinée à être portée au cou

Bosio, Aringhi et Bottari ts, qui ont publié ce petit monu ment, pensent qu'il servait à contenir des reliques; mais d’après Pelliccia#®, ces sortes de custodiettes étaient destinées à contenir la sainte Eucharistie. 11 ajoute qu’on les placait dans es sépulcres comme une des choses les plus chères aux défunts,

à cause du précieux dépôt qu'elles avaient renfermé

Cette boîte offre une autre particularité remarquable; elle

présente d’un côté, le monogramme accosté des lettres symbo-

liques À U; de l'autre, une colombe.

Extraite du cimetière du Vatican, elle appartient à la séric des monuments des trois premiers siècles; car ce cimetière est un des plus anciens de Rome, et depuis la construction de la

basilique Constantinienne aucun chrétien n’y a été enseveli

N°92. Anneau de métal portant une clef et un chaton, annulus

10. Navis Ecclesiam referentis symbolum. Roma, 162 HE t., pe 6

13, Epitaph. Se tab. IX, p

De præseript c. XX

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