FIGURES ET SYMBOLES GRAVÉS SUR PIERRE
Les inscriptions des Catacombes de Rome ont de tout temps excité l'intérêt, nonseulement des savants qui se sont occupés d'une manière spéciale de l'étude des antiquités chrétiennes, comme Bosio, Aringhi, Boldetti, Bottari, Buonarroti, etc., mais même des épigraphistes en général. Elles tiennent une place considérable dans la plupart des grands recueils d'inscriptions antiques‘, et on en a formé des collections particulières, comme celles de Marangoni, de Nicolaï, du P. Lupi, de Marini enfin, qui s'était proposé de
ècle de notre ère,
rdinal Maï?.
texte de ces documents, €
recueillir toutes les inscriptions chrétiennes du premier au dixième s
et dont le travail, resté incomplet, n’a été publié qu’en partie par le
Mais ces divers recueils ne nous donnent que | encore nous
le donnent-ils, pour la plupart, avec une extrême inexactitude. Leurs auteurs n'ont pas
gnes, qu'il est si utile de connaître, lorsqu'il s’agit
loujours tenu compte de la division des 1 d'expliquer des inscriptions incomplètes et allérées par le temps, où même des inscriptions
:s d’une manière
s sont fréquents et les mots abr
entières, mais dans lesquelles les s plus ou moins capricieuse; quant à la forme des lettres, quant aux irre gularités de l'écriture, qui varie presque pour chaque monument, il était impossible d'en donner une idée
avec les caractères de l'imprimerie, soit que l'on se servit, comme le cardinal Maï, de
IL n'y avait qu'un moyen d'obtenir ce résultat, qui a bien aussi son utilité, car ces inscriptions
ltres minuscules, soit que l'on employât, comme les autres collecteurs, des lettres capitales.
présentent, comme monuments paléographiques, un intérêt que personne ne peut mécon-
ce qui fait le caractère particulier
naître; ce moyen, M. Perret a pu l'employer, et c'e et la véritable importance de sa collection.
Cette collection se compose de quatre cent trente inscriptions trouvées à Rome, presque
toutes dans les Catacombes; et je puis dire qu'aucune précaution n'a été négligée pour que
leur reproduction en fac-simile fût aussi exacte que possible. Sauf quelques-unes, qui ont été
le saint Apollinaire, loutes ont été
calquées sur les manuscrits de la Gustode des reliques « dessinées et réduites au pantographe sur des estampages
une grande habileté par M. Perret lui-même. Les dessins ainsi obtenus ont été revus et
\ la mine de plomb, exécutées avec
corrigés par moi avec la plus minutieuse attention; J'en al ensuite revu les premières
pendant un voyage d'Algérie, que j'ai fait à la fin de 185
épreuves lithographiées, et,
el au commencement de 1853, mon ami, M. Edmond Leblant, dont on connaît le |
1 tome V de sa Nova Collectio, Rome, 1831,
1 Notamment dans ceux de Reinesius, de de EF de Passionei, de Muratori
Fleetwood Dans le
abretti EE
AVANT-PROPOS beau travail sur les inscriptions chrétiennes de la Gaule, a bien voulu, à ma prière, en faire une nouvelle révision. Enfin, depuis mon retour en France, les éditeurs se préparant à faire faire un deuxième tirage de ce volume, j'en ai revu encore une fois toutes les planches, en
les comparant lettre par lettre avec les estampages
Quant aux notes explicatives de ce cinquième volume, le lecteur sait déjà que M. l'abbé
Greppo, qui avait bien voulu se charger de les rédiger, en a été empêché par le mauvais
état de sa santé. J'ai plus que personne sujet de le regretter, puisque c'est sur moi qu'est
retombée cette tâche, à laquelle, bien que m'occupant depuis longtemps de l'étude des
inscriptions romaines, j'étais, je m’empresse de le reconnaître » moins préparé
que lui. C'est que les inscriptions dont-se compose ce volume ne seulement des monuments historiques; ce sont surtout des monuments ecclésiasiques, présentant pour la
plupart, outre leur sens littéral et en quelque sorte matériel 1 mystique théolo-
gique, à l'interprétation duquel les connaissances de l’épigraphiste ne suflisent pas toujours
Je n'ai pas pensé qu'il me fût permis d'aborder cette interprétation, et me bornant, presque toujours, à faire connaître le sens littéral des monum cru devoir laisser aux per-
sonnes revêtues d’un caractère religieux, qui 1 l nne le droit
de faire de ces matières une étude spéc i > iuments toutes les conséquences qu'ils peuvent avoir, pour l’histoire d la discipline et de la hiérarchie ecclésiastique.