‹ Catacombes de RomeChapitre 199 sur 279 · FIGURES ET SYMBOLES GRAVÉS SUR PIERRE · texte numérisé non relu

FIGURES ET SYMBOLES GRAVÉS SUR PIERRE

Les inscriptions des Catacombes de Rome ont de tout temps excité l'intérêt, nonseulement des savants qui se sont occupés d'une manière spéciale de l'étude des antiquités chrétiennes, comme Bosio, Aringhi, Boldetti, Bottari, Buonarroti, etc., mais même des épigraphistes en général. Elles tiennent une place considérable dans la plupart des grands recueils d'inscriptions antiques‘, et on en a formé des collections particulières, comme celles de Marangoni, de Nicolaï, du P. Lupi, de Marini enfin, qui s'était proposé de

ècle de notre ère,

rdinal Maï?.

texte de ces documents, €

recueillir toutes les inscriptions chrétiennes du premier au dixième s

et dont le travail, resté incomplet, n’a été publié qu’en partie par le

Mais ces divers recueils ne nous donnent que | encore nous

le donnent-ils, pour la plupart, avec une extrême inexactitude. Leurs auteurs n'ont pas

gnes, qu'il est si utile de connaître, lorsqu'il s’agit

loujours tenu compte de la division des 1 d'expliquer des inscriptions incomplètes et allérées par le temps, où même des inscriptions

:s d’une manière

s sont fréquents et les mots abr

entières, mais dans lesquelles les s plus ou moins capricieuse; quant à la forme des lettres, quant aux irre gularités de l'écriture, qui varie presque pour chaque monument, il était impossible d'en donner une idée

avec les caractères de l'imprimerie, soit que l'on se servit, comme le cardinal Maï, de

IL n'y avait qu'un moyen d'obtenir ce résultat, qui a bien aussi son utilité, car ces inscriptions

ltres minuscules, soit que l'on employât, comme les autres collecteurs, des lettres capitales.

présentent, comme monuments paléographiques, un intérêt que personne ne peut mécon-

ce qui fait le caractère particulier

naître; ce moyen, M. Perret a pu l'employer, et c'e et la véritable importance de sa collection.

Cette collection se compose de quatre cent trente inscriptions trouvées à Rome, presque

toutes dans les Catacombes; et je puis dire qu'aucune précaution n'a été négligée pour que

leur reproduction en fac-simile fût aussi exacte que possible. Sauf quelques-unes, qui ont été

le saint Apollinaire, loutes ont été

calquées sur les manuscrits de la Gustode des reliques « dessinées et réduites au pantographe sur des estampages

une grande habileté par M. Perret lui-même. Les dessins ainsi obtenus ont été revus et

\ la mine de plomb, exécutées avec

corrigés par moi avec la plus minutieuse attention; J'en al ensuite revu les premières

pendant un voyage d'Algérie, que j'ai fait à la fin de 185

épreuves lithographiées, et,

el au commencement de 1853, mon ami, M. Edmond Leblant, dont on connaît le |

1 tome V de sa Nova Collectio, Rome, 1831,

1 Notamment dans ceux de Reinesius, de de EF de Passionei, de Muratori

Fleetwood Dans le

abretti EE

AVANT-PROPOS beau travail sur les inscriptions chrétiennes de la Gaule, a bien voulu, à ma prière, en faire une nouvelle révision. Enfin, depuis mon retour en France, les éditeurs se préparant à faire faire un deuxième tirage de ce volume, j'en ai revu encore une fois toutes les planches, en

les comparant lettre par lettre avec les estampages

Quant aux notes explicatives de ce cinquième volume, le lecteur sait déjà que M. l'abbé

Greppo, qui avait bien voulu se charger de les rédiger, en a été empêché par le mauvais

état de sa santé. J'ai plus que personne sujet de le regretter, puisque c'est sur moi qu'est

retombée cette tâche, à laquelle, bien que m'occupant depuis longtemps de l'étude des

inscriptions romaines, j'étais, je m’empresse de le reconnaître » moins préparé

que lui. C'est que les inscriptions dont-se compose ce volume ne seulement des monuments historiques; ce sont surtout des monuments ecclésiasiques, présentant pour la

plupart, outre leur sens littéral et en quelque sorte matériel 1 mystique théolo-

gique, à l'interprétation duquel les connaissances de l’épigraphiste ne suflisent pas toujours

Je n'ai pas pensé qu'il me fût permis d'aborder cette interprétation, et me bornant, presque toujours, à faire connaître le sens littéral des monum cru devoir laisser aux per-

sonnes revêtues d’un caractère religieux, qui 1 l nne le droit

de faire de ces matières une étude spéc i > iuments toutes les conséquences qu'ils peuvent avoir, pour l’histoire d la discipline et de la hiérarchie ecclésiastique.

Page 1