‹ Catacombes de RomeChapitre 21 sur 279 · Hist. de l'Art · texte numérisé non relu

Hist. de l'Art

DE ROMF. 27

ruines, qui aboutissait au second étage du cimetière; d’im-

n es décombres bout

nt les entrées et les cryptes dont

les anciens fidèles s'étaient ménagé l'accès au moyen de cet escalier. A peine eut-on déblayé de quelques pieds l'entrée principale, qu'on découvrit une magnifique série de constructions qui arrivaient jusqu'à la superficie du sol. À droite

1e ande porte donnait entrée une grande porte donnait entr

une premiére crypte é

lement pleine de terre et de ruines. L'enduit des parois apparut aux regards du savant explorateur, tout couvert d'inscriptions soit grecques, soit latines. C’étaient autant de

uvenirs de la piété des nombreux pèlerins qui avaient visité

ces lieux, et en

e temps une preuve bien forte que cette

partie du cimetière était la plus remarquable de toutes, Le plus rand nombre de ces inscriptions étaient tout simplement des noms, où écrits en toutes lettres, ou abrégés et disposés en monogrammes; ou bien encore c’étaient de pieuses prières. Un certain Elaphis avait écrit : Pa ve eye; un Denys :

Atcyoua n x; un autre,

sans citer son propre nom,

écrivait seulement : in m Il y avait plusieurs invo-

cations ou acclamations faites par des pèlerins, non pas pour

ntôt avec ces formules solennelles : % &v dew, vivat in Domino, vivat in Deo; quelquefois les deux langues étaient

mélées : vivat in tantôt a

prières particulières, par

nte (et) fratribus eius… (ut)

Olia petite. pro

vivant cum bono, où pet(ite erecundus cum suis bene naviget

thographe et la + at con-

1oment de ces inscriptions or

la vaincu M, de Rossi qu’elles ont été tracées entre le troisième et

le quatrième siècle de l'ère chrétienne. Voilà donc un nouveau

de la confiance générale et solennelle que les chré-

tiens de ce temps-là mettaient dans les prières des martyrs; et

voilà, en même tem

inc ive convaincante de ce que r F I

avons avancé relativement à la célébrité primitive du cimetière de Saint-Calixte. Mais quelle que soit l'importance des inscrip-

tions déjà ment le des deux suivantes c

bien plus

rande encore. La première est comme un élan d'admiration pour la sainteté de cet hypogée; elle est ainsi conçue : Gerusalem ivilas el ornamentum martyrum Dni, cuius…. L'autre est une

ible invocat i lresse pas aux mart général, mn qui en ivoque un par son nom Susle sancle, sancte

Suste. Ce nom, cette invocation furent pour M. de Rossi comme

crypte avaient été déposés la plupart des pontifes du troisième

iècle; que dans les cryptes environnantes reposait le corps de

sainte Cécile, ave un grand nombre de martyrs, et que c'était bien là le centre du cimetière de Saint-Calixte, qu'il avait cherché par des travaux si pénibles et avec des efforts si persévérants,

Les nombreuses indications, que lui avaient fournies tant de monuments authentiques, ne permettaient plus d’hésitation Ayant fait enlever les décombres dont la crypte était remplic

il se mit à en examiner jusqu'aux fragments les plus petits

ictères, connus

Quelques-uns étaient écrits en très-beaux c

caractères damasiens', parce que le pontife

sous le nom de

Damase les avait employés dans les inscriptions qu'il a

consacrées au souvenir des martyrs

maient non pas à une seule, mais à plusieurs inscriptions,

nouvelle preuve que dans cette crypte reposaient les restes d’un

grand nombre de martyrs. Et en effet, sur la porte, dans le

ice et l’enchaînement d’une

aient la tr

mur intérieur, appara sortait au cubiculum tout entier

inscription grandiose, qi

M. de Rossi en conclut c'était l'inscription de Sixte II,

dont il est dit + ibi seripsit nomina Episcoporum el martyrum

commemorans Cette erypte célèbre, où de nombreux fragments de marbre et

nnoncent la riche ornementation, contient

de porphyre en effet les tombeaux de saint Sixte et de plusieurs autres pon-

tifes, parmi lesquels M de Rossi, avec la haute sagacité

distingue, a déjà rétabli les inscriptions grecques des papes Eutychien, Anthère, Fabien et Lucius, qui occup l ntilical entre l'année 235 et l’année 275 de notre ère.

si a retrouvé encore, mais en cent douze fragments, l'inscription métrique où saint Damase se déclarait indigne de reposer près de tant de martyrs, et qui, grâce à la piét de quelques pèlerins qui l'avaient relevée, a pu être publié dans les œuvres du saint pontife. Nous la reproduisons dans

son entier d’après Bosio

comble à ses vœux et cc es effo: ouvert la

porte de la crypte voisine, il vit apparaître des restes de pein-

tures sur un enduit renouvelé à différente

ceinte, et bientôt li

d’une femme richement parée lu révéla la présence du tombeau de sainte Cécile, qui, seul le son sexe, mérita la gloire de reposer à côté des pontifes et de donner

on nom à ce sanctuaire

D’autres détails nous sont fournis par les Annali delle scienze

se (sept. oct. 1853), D’après cett j D'après cette Revue, la commission

évoyance par [

DE ROME

Sa Sainteté Pie IX, aurait découvert parmi d’autres monuments du plus haut intérêt

1e Les images des quatre saints pontifes au-dessus desquelles

on lit les inscriptions suivantes :

rd IPRI[A]NI

% Le couvercle en marbre d’un sarcophage chrétien colossal,

avec l'inscription du saint pontife Eusèbe

3° Une image r ant la Sainte Vierge et son divin Fils

Ceux-ci sont au nombre dé

ngulier dans la peinture chrétienne de

qui recoit l’adoration des mages quatre, exemple très

je Une peinture qui nous montre saipt Pierre soutenu par

le Sauveur sur les eaux de la mer ; * Le symbole du poisson qui porte sur son dos une petite

corbeille de pains, allusion que beaucoup de raisons démontrent

lique de la multiplication

ne pas avoir trait au miracle évang

mais bien plutôt à la divine Eucha-

iscriptions qui confirment le dogme catholique

6° Diverses relativement à linvocation des saints et à la prière pour les

morts. Nous citerons seulement les suivantes :

KATTHTPOIT : IYN IOYN AYT 1 VIBA

Nous trouvons encore dans l’Osservatore romano du 16 juin 1851 l’inscription suivante, qui est gravée sur le ciment, et a

é découverte dans ce cimetière par le R. P. Marchi et M. de

RENTI SORORI BOH[O ÿ VIT EAU KOB EVS CHRISTYS OMHIPOT $ TV IGER N] X

Cette épitaphe, comme 1 Pate} L on le voit, fut dictée par une foi ferme

à la divinité de Jésus-Christ, comme le prouvent les 1

rgatoire, comme

le prouve le mot R

Outre les peintur ui peintures que nous avons dessinées dans ce cimetière et dont nous allons +

lont nous allons nous occuper, nous ÿ avons recucilli un certain nombre d'inscriptions ou de fragments d'inscrip-

nous

ches LVI et LVII

ions, qu té découverts en 1849 et en 1850, et que

publions dans notre cinquième volume

ENTRÉE DU CIMETIÈRE

Pranone xv. vrrne. — Cette entrée, qui est pratiquée dans

le tuf, s'ouvre sur le bord de la voie Ardéatine, C’est près

de cette voie que se trouve le cimetière secret de Saint-Calixte,

dont nous allons donner le plan

Page 1