PEINTURE D'UNE CHAPELLE
Praxcue Lvn. MOISE FRAPPANT LE ROCHER. MOISE QUITTANT SA CHAUSSURE, UN HÉBREU RECEVANT L'EAU DANS SES MAINS, Cette fresque a été donnée par
Bosio®, L'artiste ct
ien a voulu non-seulement rappeler deux
circonstances historiques de l’Exode et des Nombres, mais encore
., pl. VIN, n°49; pl. XX, no 34; pl. XXIX, ne 67; pl. NXX, LVI, no 4; pl LXXI, n° 3 et 5,
tterr., p. 281. Nous n'av
s deux
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offrir plusieurs symboles importants aux chrétiens des Cata-
combes. Les deux circonstances ainsi rappelées étaient d'ailleurs
pour tous un salutaire avertissement. Dans l'une, Moïse avait
manqué de respect en considérant trop curieusement le buis-
son ardent où Dieu lui était apparu; dans l'autre, il avait
manqué de foi en frappant le second coup de verge‘; or, L
itiments que nous devons
respect et la foi sont les deux s apporter dans le lieu saint On admire avec raison la physionomie de Moïse frappant
le rocher; on voit bien là l'expression du doute que Iui reproche Il y
l'Écriture et qui lui fit frapper le second coup de ver a un mouvement de précipitation assez bien exprimé dans le personnage de l'Hébreu, dont le manteau est flottant et
dont les deux mains recoivent l'eau qui jaillit du rocher
La première figure à gauche offre une circonstance remar quable: c'est la main sortant des nuages”, Celle main est l'image du Père éternel : symbole plein de justesse, parce que Dieu est lui-même invisible tandis que sa puissance se manifeste par ses œuvres. C'est pour cela que souvent la sainte Écriture se sert, pour exprimer la puissance divine, des mots : le doïgt, la main, le bras de Dieu
Si les monuments chrétiens des premiers siècles n’expriment l'idée du Père éternel que par une main qui sort d’un s postérieurs. Lorsq arnation du Verbe fut
nuage, il n’en fut pas ainsi dans les à e
la connaissance du mystère de 1 à craindre le danger celle du Fils,
devenue populaire, et qu’on eut moin:
de laisser confondre la personne du Père avec les artistes eurent la hardiesse de représenter Dieu le Père sous la forme d’un vénérable vieillard. Ce n’est pourtant qu dans des miniatures de manuscrits du 1xtet du x siècle qu
le Père éternel appar encore les
exemples en sont- eurs dans unc
rares : on en voit plu très-belle Bible latine du 1x° siècle, que Montfaucon a citée dans les Monuments de la monarchie française * et qui appartient
à notre cabinet impérial (n° 1 des manuscrits latins
CHAPELLE A TROIS SALLES
Prancue cvuir. PLAN, — Ce monument se comp) salles. La salle I
la même salle F par le passage 1, et la salle H
la salle G avec quatre colonnes communiquant
communiquant à la même salle F par un soupirail, On
remarque quatre pilastres, deux dans le fond, deux
ant la salle en deux parties, savoir : celle
du fond à voûte
ête, celle de l'entrée à voûte en berceau
einte qui est à gauche donne le plan
du monument, à la hauteur de l'ouverture E, indiquée
XX, 44 et 12
> 1,45, — Ps, LXXXVII, 14
DE ROME
dans la conpe; on voit dans la salle H un tombeau avec le du Christ et l'inscription EVAVCVS gravés sur
monogramme
le ciment.
Prancue 1x. COUPE SUR LA LIGNE AB*. Cette coupe
présente à droite la salle H avec ses pilastres à riches chapi-
teaux, et ses deux voûtes; à gauche la salle F avec sa voûte
haute et étroite, qui s'élève sur deux plans inclinés. Elle donne
aussi la disposition du soupirail incliné E, établi entre les
deux salles. L'ouverture de ce soupirail est pratiquée dans la voûte de la salle H, à la hauteur de deux mètres soixantequinze centimètres au-dessus du sol
Le plan et la coupe de cette chapelle résumeraient en quelque sorte à nos yeux la discipline de l'Église primitive par rapport aux fidèles et aux catéchumènes
La salle F,
salle G, destinée aux femmes
destinée aux hommes, ne communique avec la
que par un étroit passag
manière seulement à laisser entendre les instructions qui se
faisaient dans la salle des hommes. La séparation des sexes
était donc exactement observée parmi les fidèles. Cette sépa-
ration pouvait être aussi pratiquée dans la salle H, destinée
aux catéchumènes l'aide d’une balustrade ou transenne,
qu'il était facile d'adapter à une hauteur convenable sur la 1 i
façade extérieure des pilastres du milieu. Le soupirail qui
établit une communication entre la salle des catéchumènes et celle des hommes, a son ouverture pratiquée au-dessus du ol à une hauteur telle qu’elle permettait d'entendre, mais
non de voir d’une salle dans l’autre. Cette disposition indi-
que
a salle des hommes
querait que le soupirail n'avait pas d'autre destinat
celle de conduire la voix du prêtre de dans celle des catéchumènes
On sait qu'il y avait dans la primitive Église deux ordres
de catéchumènes : les auditeurs, qui recevaient la première
instruction, et les compétents, qui, suflisamment instruits, sc
disposaient à recevoir le baptême. Ces derniers étaient admis
à entendre la lecture et les homélies, et même à faire quel-
ques prières avec les fidèles; ce qu’ils pouvaient faire facilement par le moyen du soupirail, sans se méler à eux, et ce qui n’empéchait pas les auditeurs à leur tour de se réunir seuls dans la même salle, mais à des heures différentes
l'lles sont les explications que nous avons puisées dans
l'ouvrage du R. P. Marchi, qui a publié seulement le plan
et la coupe longitudinale de
salle des catéchumènes”, On
à qu'on pourrait faire sur à transenne, qui aurait établi entre les catéchumènes de différent sexe une séparation bien moins rigoureuse que celle qui était établie entre les fidèles, tandis que la prudence chrétienne réclamait précisément le contraire; mais il serait facile
de répondre à cette objection en admettant que la salle H
était destinée aux hommes et aux femmes catéchumènes alter-
nativement, et que si elle était exclusivement destinée aux hommes, les femmes pouvaient avoir ailleurs leur lieu de réunion, comme le R. P, Marchi l’a fait observer lui-même dans le cimetière de Sainte-Agnès, et comme on le verra dans
les notes descriptives de la pl. xzur de notre second volume
PEINTURES D’UNE CRYPTE
Praxcne 1x. UNE BARQUE AVEC PLUSIEURS FIGURES. UN BAPTÈME *, — La nudité entière du catéchumène baptisc indique que le baptême se faisait par immersion, selon l'usage de l'Église primitive, et le prêtre ou le diacre qui administre le baptême montre,
la
par la pose de sa main sur
ête du catéchumène, qu’il lui fait l’onction de l'huile sainte,
Quant à la barque qui se trouve au-de
de la représen tation précédente, bien que nous l’ayons reproduite au-dessor
elle est tellement effacée qu’on en distingue à peine le mât et le gouvernail. Parmi les figures, il n'y a de visible que
celle qui se trouve dans cette barque.
Prancne 1x1. SEPT CORBEILLES, UNE PAINS ET UN POISSON *
TABLE, DEUX Cette peinture forme l’un des compartiments qui ornent la voûte; c’est le seul qui s’y soit conservé. Sept corbeilles sont déposées au pied d'une table antique où sont placés deux pains et un poisson, Ces cor-
beilles sont l’ima
la multiplication du pain eucharistique, tandis que les deux pains, dont l’un est marqué d’une croix
(decussatus),
le poisson, figure de Jésus-Christ, sont le symbole de sa présence réelle.
Au-dessus, un médaillon représente une tête jeune et che-
velue, type assez souvent
sur les monuments profanes,
et qui ne doit être ici qu'un simple ornement