‹ Catacombes de RomeChapitre 7 sur 279 · ET LES PEINTURES DES CATACOMBES · texte numérisé non relu

ET LES PEINTURES DES CATACOMBES

Gimetières une pelletée de terre des Catacombes. Toute celle qu'on retire des fouilles doit être reportée dans les galeries déjà parcourues Dans les deux parois des corridors mortuaires sont pratiqués les loculi, espèces de

niches oblongues où reposent les corps des défunts et des Martyrs. Ils sont placés

horizontalement de manière à former trois ou quatre rangs de sépulcres, parfois six ou sept, et même jusqu'à douze dans les endroits où le tuf se prêtait à ce travail. Ils sont séparés par une couche de tuf mince comme la planche d'un cercueil et fermés hérmétiquement avec des briques, des dalles de pierre ou des tablettes de marbre. La plupart de ces tombeaux ne renferment qu'un seul corps; d’autres au contraire, comme l'indique l'inscription tumulaire, renferment deux, trois, quatre corps, et portent les noms de bisomum , trisomum, quadrisomum. Quelques-uns ne contiennent que des membres mulilés ou épars, précieuses reliques recueillies sans doute par les Chrétiens sur le lieu

du supplice de leurs frères. Souvent les /oeuli sont ouverts, on les a dépouillés des

s autels; plus ordinairement ils sont le

la tombe d'un Martyr. Conformément à l'usage le plus ancien comme le plus naturel,

ossements qu'ils renfermaient, pour les placer sur 1

clos et intacts. La petite fiole de sang encore rougie qu'on trouve près des loculi ré

à celui des patriarches et des Juifs, les Chrétiens honoraient la sépulture en renonçant

ienne de brûler les morts, et, en les disposant dans des sépulcres, ils

à la coutume p:

les enveloppaient de suaires et les embaumaient avec des aromates et des parfums.

Tertullien et Prudence font foi de cette coutume "et Boldetti aflirme qu'en plusieurs occasions, lorsqu'il assistait à l'ouverture d’une tombe de Martyr, il avait été frappé par

l'odeur suave et pénétrante qui s'en exhalail

Mais les Catacombes n'étaient pas seulement des lieux de sépulture; elles renfermaient

ises où s'assemblaient les Fidèles; elles leur servaient de refuge

dans leur sein des ég pendant les persécutions. Quelques auteurs ont voulu démentlir cette antique tradition, en alléguant que l'exiguité de l’espace et la raréfaction de l'air n'auraient pas permis aux Chrétiens de vivre dans ces demeures souterraines. Leurs objections pourraient avoir quelque valeur s'il s'agissait d’une résidence continuelle, mais elles tombent

d'elles-mêmes dès qu'il s’agit d'un séjour momentané. Les plus anciennes traditions

de l'Eglise de Rome nous montrent Saint Pierre et ses premiers successeurs réfugi dans les Catacombes, instruisant les Fidèles, baptisant les catéchumènes, consacrant les évêques et les prêtres. Il arriva même qu'ils y subirent le martyre comme nous le savons notamment de Saint Sixte lors de la persécution de Valérien. Saint Cyprien annonçail ainsi cette nouvelle récemment apportée de Rome, dans une lettre qu'il adressait aux Fidèles d'Afrique : Xishum verd, leur disait-il, in cimiterio animadversum sciatis octavo Iduum Augustarum die, et cum eo diacones quatuor

Il serait facile de prouver, à l'aide de textes nombreux, que les Chrétiens cherchaient un refuge dans ces demeures souterraines dès que les empereurs publiaient de nouveaux édits contre l'Eglise, ou lorsque la persécution, qui presque jamais n’était interrompue,

se réveillait avec une nouvelle fureur. Ainsi, cest à cause de ce long séjour

!Tertullien dit (Æpolog. 42) : Thura plane nc Candore nitentia elarc emimus, si Arabiæ queruntur, sctant {] pluris el A noere lea mos est carius suas merces christianis sepeliendis profligari quam dorés RES dis fumigandis. On lit aussi chez Prudence (Cathem., ETS ER ÉENN * Boldetti, Osservaz. sopr. à sacr. cimiterj, 1. X, c. 59

hym. X, 49 f. Epist. LXA XII, ad Success

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