ET SES PEINTURES
Praxeue 1v. PLAN. — La chapelle de la Vierge, dont le plan ® à déjà été publié par Bosio *, est précédée d’une large galerie, où l'on descend par quelques marches, et qui était peutvoûte d’arête. On voit au fond
être un vestibule. Elle est à
l'arcosolium qui servait d'autel.
PLaxcne y. VUE PERSPECTIVE Cette cr
pte est remarquable, non-seulement par sa grande élévation, mais encore par les trois arcosolia qui sont pratiqués dans les lunettes dé la voûte, et dont la forme était probablement une marque de distinction pour les fidèles qui ont pu y être ensevelis. L’arcosolium du fond est décoré d'une image de la Saint Vierge avec l'Enfant Jésus. Sur l'intrados de l'arc, on voit trois figures : ce sont peut-être les images de trois martyrs qui repo-
saient sous l’arcosolium
Prancue vi, LA SAINTE VIERGE AVEC L'ENFANT JESUS.
La Sainte Vierge, dont on ne voit que le buste, est dans l'atti
tude d’une or
nte; elle semble intercéder pour nous, auprès de son divin fils. Elle est vêtue d’une robe jaune et d’un manteau bleu. Un voile blanc, d’une étoffe transparente, est
rière sur la tête, de manière
rejeté en à découvrir le visage,
et laisse tomber ses plis sur les épaules. Le cou est orné d’un collier de perles et de pierreries. La tête de l'Enfant Jésus est appuyée sur le sein de sa mère. Deux monogrammes se voient de chaque côté de la Sainte Vierge. Une riche bordure sert d'encadrement au tableau. Le R. P. Marchi * place
la date de cette peinture à la fin du second siècle
ges de la Vierge
Il ne faut pas s'étonner de rencontrer « portant l'Enfant Jésus antérieures au concile d'Éphèse. On peut voir dans notre 1v° volume pl. xxvu n° 58, un verre que Boldetti a trouvé teint de sang au cimetière de Saint-
Calixte et qui représente la Vierge-Mère. Bosio a publié trois
peintures du même sujet, dont la date est fort ancienne na sotlerr., p. 255, 279, 389)
Le savant M. Raoul-Rochette ‘ fait, au sujet de la f de la
Vierge, des observations qu'on nous saura gré de reproduire
Il n'existait pas, dit-il, de portrait authentique de la Vierge,
du temps de saint Augustin 7; mais on ne tarda pas à en posséder un type idéal, réalisé, par des mains chrétiennes, d'une manière aussi satisfaisante que pouvait le comporter l'état de l'art à cette époque. Le sentiment d'honnéteté ; qui brillait dans ces images de la Vierge, au témoignage de
saint Ambroise “, prouve qu'à défaut d’une efligie réelle
de la mère de Dieu, l'art chrétien avait su y reproduire la
6. Tableau des Catacombes de R 7. De Trinit.,N. VIN, ce. 8, t I, €
8. De Virgin. LI, c. 2: Ut ipsa corporis facies simulacrum fuerit mentis, figura
physionomie de son âme, et cette beauté physique, symbole
qu'il n’était pas possible de ne pas
de la perfection morale,
attribuer à la Vierge divine. C'est aussi ce caractère qui s
nhabileté des artistes
retrouve, autant que le comportent
et la médiocrité des travaux, dans certaines peintures des
ise avec l’En-
Catacombes ; où la Vierge est représenté
fant- Dieu sur ses genoux, d'une manière conforme à un
type hiératique. Dans ce groupe de la Vierge-Mère , tenant
sur ses genoux l’Enfant- Dieu forme la plus imparfaite, telle que
qui résumait si admirable-
ment, même sous sa
nous la présentent des verres peints des Catacombes, tout ce
qu'il y avait de sublime et de touchant dans ce mystère
janisme, la Vierge apparaît presque toujours voilée,
du chris!
» charmante et d’une pureté
avec tous les traits d’une jeur
divine. Telle on la voit, notamment sur un de ces sarcophages
du musée du Vatican ‘, dont le style et le travail annoncent la meilleure époque de l'art chrétien. La manière dont le groupe
en question est figuré sur les monuments des Catacombes,
bas-reliefs, vases de verre, la plupart antérieur
peintures ; au 1° siècle de notre ère, conséquemment aussi au concile fixa définitivement sa forme hiéra-
tique, suffit pour prouver qu'il existait déjà, d
d’Ephèse de l'an 431, qui
siècles du christianisme, un modèle de la fig
sinon consacré par l'autorité sacerdotale, du moins gén
ment adopté parmi les fidèles. Ce trait de l'iconc
tienne, ainsi cc té par les monuments mêmes tirés
Catacombes de Rome, suflit pour détruire les allégations des
auteurs, qui ont soutenu qu'on n'avait commencé à repre
senter la Vierge qu'après le concile d'Éphèse; et cela, faute
d’avoir connu ces monuments d’antiquité chrétienne qui ét blissent le contraire
Praxcue vi. UN CHRÉTIEN EN PRIÈRE ET UNI
ORANTI La tête
l'homme
presque entiérement effacée. IL est vêtu d’une tunique jaune, ornée de deux cali
culæ et de bandelettes bleues. La femme est belle
tête soit un peu effacée. Sa tunique jaune, à
, est enrichie de
de pourpr . Elle porte un voile blanc