GRANDE CHAPELLE DÉCOUVERTE EN
Piancue vin. PLAN. — Cette chapelle, qui est indiquée, dan
le plan général du cimetière, sous le n° 31, n’a point de pein
1. Boltari, S ltur., t. 1, tav. XXXNIIT 2. Voyez, 1 e les, not L; pour les p .
ul x 3, tit à t vol. IN 81 1 &7; pl, XXXII, n° 101. On v R dans le cimetière de Saint-Cali e vec l'E ; : logues font rem à D le célèbre décret d jout ur l'antiq ] 2 S ne app ï de l'Église. On t que ce Conc ï ae
empêcher sans doute la profanation
DE ROME
tures: mais l'architecture en est la même que celle des cubicula
alement ,
s, comme on le pense géné
voisins, dont les pei
datent de la fin du second siècle. On a conclu qu'elle est de la
même époque, et cela avec d'antant plus de raison, qu'il eût été
difficile de trouver, plus tard, une place pour la creuser, au
milieu de tant de galeries et de cryptes qui se croisent à l’entour,
dans tous les sens.
Le R. P. Marchi, qui le premier a fait déblayer complétement cette chapelle, en a aussi le premier donné le plan l'outefois, avant lui, elle avait été indiquée en partie par
quelques lignes ponctuées dans les dessins de Pichi, Berti et
Contini, et ces indications avaient été répétées par Severano ,
wi. Boldetti n'a dessiné que le presbytère
Aringhi et Bo
L'importance de ce monument réclamait tous nos soins. Nous
n donnons le plan, la coupe long tudinale et 1 oupes trans-
versales, d'après les mesures que nous avons prises nous-mêmes
On arrive à la chapelle par deux galeries opposées, I et G ;
Ces der
celle-ci est au pied de l'escal x entrées rappellent la
discipline de l’Église sur la séparation des sexes. Nous aurons
occasion de faire la même remarque « ant du cimetière
de Sainte-Hélène et de
celui de S s. L'ensemble du
monument, au centre duquel s'ouvre le luminaire N , se divise
en quatre parties principales : le presbytère K, la salle J, destinée probablement aux hommes, la salle O, destinée aux femmes
re K était exclusiver
aux clercs. Au centre n siége I « ancs M
ervait évidemment au pontife. De chaque côté,
galement taillés dans le tuf, et creusés à l'intérieur
pourtour, et destinés aux assistants du pontife, Ce presbytère contient trois arcosolia:
iré de la salle 3 par deux colonnes, qui supportent
J est divisée en deux parties égales par deux piliers
tant un cdot
au, dans lesquels sor
deux niches, l'une rectiligne, l’autre à cul-de-f Ch
que partie a un arcosolium.
a salle O, qui contient quatre a: t La salle O, qui contient quatre arcosolia, est divisée en deux
parties pré Elle est séparée de la salle 3, par la
que égales, pa x colonnes supportant 1 gales, par deu nnes supportant un arc
ierie G, I. On voit, aux
s igments de marbre fixés au
La salle H a deux arcosolia. Elle est coupée en deux
artic
rie G; c'était peut-être un vestibule dans lequel e tenaient les pénitents, ou les catéchumènes
On remarque dans cette chapelle onze arcosolia. C'était sur-
u de per d u jevai de ï x diptyqu tablettes de b ti u p b a np 1° c il 1 J ai la déf port a les mu 1 e ve 4 qu A ; jict j à nt x pair murales p r aill r ü V Boldetti, 0:
a à ci p. 19 «t 9 M. Raoul-H Tab À ; ut
XXXV, XXXVI et XXXVII
tout lorsque la persécution forçait les chrétiens à se cacher dans les Catacombes , que les arcosolia servaient d’autels. Les tombeaux des martyrs devinrent ainsi le trône! du Dieu qu'ils avaient confessé dans les tourments et à la mort. Prudence parle en ces termes de la pierre qui couvrait la tombe de saint Hip-
polyte :
Illa sacramenti donatriz mensa eadenqu la sui martyris apposita
Pascit item sanctis Tybricolas d
C'est dans les Catacombes qu'il faut chercher le type des
autels en forme de tombeaux, qui ont été élevés dans la suit
Toutefois l'autel chrétien, appelé par saint Paul tantôt altare
tantôt mensa Domini*, eut d'abord la forme d’une ta parce
que Notre-Seigneur était à table lorsqu'il institua l'Eucharistic
Il paraît que, dans l’origine, le bois en était ordinairement la
matière® : il fallait qu'on pôt, en cas de persécution, le trans
pas s'étonner d'entendre les païens reprocher aux chrétiens dé
porter aisément d’une maison autre; aussi ne doit-on
ns une
n'avoir point d'autels.
Lorsque le christianisme sortit des Catacombes, un grand |
nombre de basiliques furent construites sur la sépulture des
martyrs. On descendait par des degrés dans la crypte, appelée
memoria, martyrium, confessio”, où se lrouvait le tombeau vénéré
dont la position avait servi à déterminer le point central de
l'église. Au-de de la crypte, s'élevait, dans le milieu du sanctuaire, une table d’autel en marbre, en granit ou en por phyre. Nous citerons comme exemples, les églises de Sainte
Prisque, de Saint-Sylvestre, de Saint-Martin-au-Mont et de
Saint-Laurent
Comme on ne pouvait avoir une crypte semblable dans toutes
les églises, on eut l’idée d'établir un si
nulacre de crypte, qui fut nommé aussi martyrium, confessio, et qui était ménagé au-dessous de l'autel, dans la hauteur produite par la différence dé niveau entre le sol du sanctuaire et celui du reste de l’église Cette espèce de chässe maçonnée était close, sur le devant, par
ille, ou par une tablette de marbre perforée. Une inter
ruption des marches du sanctn
xermettait d'approcher des reliques qu’on y avait transporté I PE 1 l
On voit une crypte de ce genre dans l’église de Saint-Georg
in-Velabro.
Enfin on se contenta de renfermer dans l'autel des reliques
de martyrs, de sorte que l'autel devint lui-même une espèce de
Peristeph., Hymn. XT
3, Habemus altare. Epist., ad Hebr. XI, 10. — On peut consulter l'Histoi des dogies chrétiens, par Henri Klée, traduite de l'allemand par Mabire, {, IL 2