‹ Catacombes de RomeChapitre 71 sur 279 · GRANDE CHAPELLE DÉCOUVERTE EN · texte numérisé non relu

GRANDE CHAPELLE DÉCOUVERTE EN

Piancue vin. PLAN. — Cette chapelle, qui est indiquée, dan

le plan général du cimetière, sous le n° 31, n’a point de pein

1. Boltari, S ltur., t. 1, tav. XXXNIIT 2. Voyez, 1 e les, not L; pour les p .

ul x 3, tit à t vol. IN 81 1 &7; pl, XXXII, n° 101. On v R dans le cimetière de Saint-Cali e vec l'E ; : logues font rem à D le célèbre décret d jout ur l'antiq ] 2 S ne app ï de l'Église. On t que ce Conc ï ae

empêcher sans doute la profanation

DE ROME

tures: mais l'architecture en est la même que celle des cubicula

alement ,

s, comme on le pense géné

voisins, dont les pei

datent de la fin du second siècle. On a conclu qu'elle est de la

même époque, et cela avec d'antant plus de raison, qu'il eût été

difficile de trouver, plus tard, une place pour la creuser, au

milieu de tant de galeries et de cryptes qui se croisent à l’entour,

dans tous les sens.

Le R. P. Marchi, qui le premier a fait déblayer complétement cette chapelle, en a aussi le premier donné le plan l'outefois, avant lui, elle avait été indiquée en partie par

quelques lignes ponctuées dans les dessins de Pichi, Berti et

Contini, et ces indications avaient été répétées par Severano ,

wi. Boldetti n'a dessiné que le presbytère

Aringhi et Bo

L'importance de ce monument réclamait tous nos soins. Nous

n donnons le plan, la coupe long tudinale et 1 oupes trans-

versales, d'après les mesures que nous avons prises nous-mêmes

On arrive à la chapelle par deux galeries opposées, I et G ;

Ces der

celle-ci est au pied de l'escal x entrées rappellent la

discipline de l’Église sur la séparation des sexes. Nous aurons

occasion de faire la même remarque « ant du cimetière

de Sainte-Hélène et de

celui de S s. L'ensemble du

monument, au centre duquel s'ouvre le luminaire N , se divise

en quatre parties principales : le presbytère K, la salle J, destinée probablement aux hommes, la salle O, destinée aux femmes

re K était exclusiver

aux clercs. Au centre n siége I « ancs M

ervait évidemment au pontife. De chaque côté,

galement taillés dans le tuf, et creusés à l'intérieur

pourtour, et destinés aux assistants du pontife, Ce presbytère contient trois arcosolia:

iré de la salle 3 par deux colonnes, qui supportent

J est divisée en deux parties égales par deux piliers

tant un cdot

au, dans lesquels sor

deux niches, l'une rectiligne, l’autre à cul-de-f Ch

que partie a un arcosolium.

a salle O, qui contient quatre a: t La salle O, qui contient quatre arcosolia, est divisée en deux

parties pré Elle est séparée de la salle 3, par la

que égales, pa x colonnes supportant 1 gales, par deu nnes supportant un arc

ierie G, I. On voit, aux

s igments de marbre fixés au

La salle H a deux arcosolia. Elle est coupée en deux

artic

rie G; c'était peut-être un vestibule dans lequel e tenaient les pénitents, ou les catéchumènes

On remarque dans cette chapelle onze arcosolia. C'était sur-

u de per d u jevai de ï x diptyqu tablettes de b ti u p b a np 1° c il 1 J ai la déf port a les mu 1 e ve 4 qu A ; jict j à nt x pair murales p r aill r ü V Boldetti, 0:

a à ci p. 19 «t 9 M. Raoul-H Tab À ; ut

XXXV, XXXVI et XXXVII

tout lorsque la persécution forçait les chrétiens à se cacher dans les Catacombes , que les arcosolia servaient d’autels. Les tombeaux des martyrs devinrent ainsi le trône! du Dieu qu'ils avaient confessé dans les tourments et à la mort. Prudence parle en ces termes de la pierre qui couvrait la tombe de saint Hip-

polyte :

Illa sacramenti donatriz mensa eadenqu la sui martyris apposita

Pascit item sanctis Tybricolas d

C'est dans les Catacombes qu'il faut chercher le type des

autels en forme de tombeaux, qui ont été élevés dans la suit

Toutefois l'autel chrétien, appelé par saint Paul tantôt altare

tantôt mensa Domini*, eut d'abord la forme d’une ta parce

que Notre-Seigneur était à table lorsqu'il institua l'Eucharistic

Il paraît que, dans l’origine, le bois en était ordinairement la

matière® : il fallait qu'on pôt, en cas de persécution, le trans

pas s'étonner d'entendre les païens reprocher aux chrétiens dé

porter aisément d’une maison autre; aussi ne doit-on

ns une

n'avoir point d'autels.

Lorsque le christianisme sortit des Catacombes, un grand |

nombre de basiliques furent construites sur la sépulture des

martyrs. On descendait par des degrés dans la crypte, appelée

memoria, martyrium, confessio”, où se lrouvait le tombeau vénéré

dont la position avait servi à déterminer le point central de

l'église. Au-de de la crypte, s'élevait, dans le milieu du sanctuaire, une table d’autel en marbre, en granit ou en por phyre. Nous citerons comme exemples, les églises de Sainte

Prisque, de Saint-Sylvestre, de Saint-Martin-au-Mont et de

Saint-Laurent

Comme on ne pouvait avoir une crypte semblable dans toutes

les églises, on eut l’idée d'établir un si

nulacre de crypte, qui fut nommé aussi martyrium, confessio, et qui était ménagé au-dessous de l'autel, dans la hauteur produite par la différence dé niveau entre le sol du sanctuaire et celui du reste de l’église Cette espèce de chässe maçonnée était close, sur le devant, par

ille, ou par une tablette de marbre perforée. Une inter

ruption des marches du sanctn

xermettait d'approcher des reliques qu’on y avait transporté I PE 1 l

On voit une crypte de ce genre dans l’église de Saint-Georg

in-Velabro.

Enfin on se contenta de renfermer dans l'autel des reliques

de martyrs, de sorte que l'autel devint lui-même une espèce de

Peristeph., Hymn. XT

3, Habemus altare. Epist., ad Hebr. XI, 10. — On peut consulter l'Histoi des dogies chrétiens, par Henri Klée, traduite de l'allemand par Mabire, {, IL 2

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