CHAPELLE DITE DE JÉSUS-CHRIST AU MILIEU DE SES DISCIPLES
Prancue xx1. PLAN. — Cette chapelle, indiquée sous le n
dans le plan général du cimetière, a été publiée par Bosio*; elle
compose de deux salles à voûte d’arête, L'une est ornée de
eintures à la voûte, et à l’arcosolium du fond. On y voit en
dans l'angle à gauche, près de l'entrée, une crédence
taillée dans le tuf
PLaxcue xxt1. ENSEMBLE DE LA VOUTE. — Cette pein- Lure se partage en neuf compartiments : un circulaire au centre
du Bon Pasteur; quatre aux angles, avec des
colombes oyées sur des rameaux fleuris ; et quatre
interméd représentant Adam et Eve, Moïse frappant le
, Jonas sous l'arbris:
au, et enfin une orante, Des vases de fruitssont placésentreles huit compartiments, et des colombes ont disséminées autour de l’image du Bon Pasteur. On aime à reconnaître dans ces colombes la gracieuse représentation des dèles réunis en ce lieu de prière
Elles nous rappellent celles
1e l'on voit près d’une fontaine dans les mos
iques de Ravenne,
d’après Ciampini”*, le symbole s chrétiens F
s'abreuvant aux
spirituelles de la grâce. Nous donnons
dans les planches suivantes le dessin des différents compar-
Praxcn£ xx. VUE PERSPECTIVE. — On voit, dans cette perspective, une partie de la voûte avec l'intrados de l'arcosolium principal. 1
peinture de l'intrados représente Notre-Seigneux
au wilieu de ses disciples; nous la donnons dans la planche
nte, Au fond du même arcosolium, on apercoit, entre
deux colombes, les restes d’une figure d’orante qui était encore
entière au temps de Bosio, ii est aujourd’hui presque entié
rement eflacée. Quatre guirlandes de fleurs, coupées par de
loculi au haut des ares, bordent, à la na
ance de la voûte, le
sommet des quatre côtés de la salle
Souvent nous trouvons des fleurs dans la décoration des cimne-
tières, Elles s’y présentent sous toutes les formes : én guirlandes,
en couronnes, en f ux, dans des vases où dans des corbeilles:
quelquefois elles rses dans le champ de la peinture, ou
remplacées par
prononcé pour ce genre d'ornementation, Les tombes
riches étaientordinairement entourés d’un petit jardin funèbre
cepotaphium) où l'on cultivait spécialement la rose et la violettc
Quant aux ch
s sépulcrales, la peinture leur donnait ouvent l'aspect d’un véritable parterre. Les chrétiens s'appro-
prièrent cet 1 qui n’ay
en soi rien que d’innocent, mais
en lui donnant un sens religieux, tel, par exemple, que le sou-
58 CATACOMBES venir des vertus du défunt, dont la bonne odeur s'était répandue
à surtout les fleurs sur les tom-
parmi les fidèles, On prodig
osaient leurs
beaux des martyrs, et dans les cryptes où rep ncourage cet usage, et saint
dépouilles. Le poëte Prudence
Jérôme * lui donne des éloges.
Praveue xxiv. NOTRE-SEIGNE UR AU MILIEU DE SES DISCIPLES. — C'est là le nom que l’on donne à cette fresque;
le sujet représenté dans celle peinture n'est pas Si facile à
mais reconnaître, que l'on puisse allirmer avec Bottari? que c'est réellement Jésus-Christ entouré de ses disciples. Aringhi * croit
y voir le Sauveur au milieu des docteurs
entre ces deux opinions. La plus probable n'est pas, ce nous
celle d’Aringhi
Jésus-Christ n’est pas représenté ic
semble
les traits d’un enfant de douze ans, mais SOUS CEUX d'un jeune
seul, qui
gés que
au premier
homme; etles prétendus docteurs, à l'exception d
be, ne paraissent guère F
est remarquable par
lui, Quant à l'opinion de Bottari, plus vraisemblable
abord, elle peut, par un examen plus attentif, perdre beaucoup
de sa probabilité. Commentse fait-il qu'aucun signe ne distingue
Notre-Scigneur de ses disciples : ni le costume, ni l'attitude, ni
avec des disciples si j
ste de la main droite? Comment se fait-il qu'il soit si Jeune
eunes, tandis que l’un d'eux a de la bar
lace du milieu et qu'il pose le pied
qu'il occupe L
ILest vrai
sur le suppedaneum; mais les deux disciples placés à sa droite et
iche en font autant. Cette place du milieu ne serait-elle
pas plutôt celle du primus inler pares ; et le personnage qui
l'occupe ne serait-il pas saint Étienne avec les six autres pre-
miers diacres nommés par les apôtres? Ajoutons qu'il est
l'image du premier
naturel de retrouver dans les Catacombe collègues, qui, tous, à l'exception d’un
loire de la fresque
martyr et celle de ses
seul, partagèrent
Les sept personnag ont revêtus de tuniques
l avec de larges bordures, les unes rou s autres
a manière des Hébreux,
bleues. Ils sont et semblent s’entretenir familièrement. On admire avec raison 1 des gestes, la noble simplicité des
attitudes, et la beauté des draperies
Praxcne xxv, LE BON PASTEUR. — Il est jeune et
beau ; sa tunique est courte; il est ceint et chaussé à la
manière des voyageurs. La syrinæ est suspendue à son bras
, mulctralia, qui sont à
ar lun d'eux, ind La brebis
gauche
Les deux vases de lait à ar
ses pieds, et le pedum qui est appuyé
quent l’heureux retour à la bergerie égarée va
rentrer au bercail et le Bon Pasteur la retient encore sur ses
épaules: il semble qu'il ne puisse se décharger de ce doux
fardeau |
L'image du Bon Pasteur rappelle l’une des plus touchantes
paraboles de l'Évangile”. Notre-Seigneur s’était représenté lui-