‹ Catacombes de RomeChapitre 81 sur 279 · CHAPELLE DITE DE JÉSUS-CHRIST AU MILIEU DE SES DISCIPLES · texte numérisé non relu

CHAPELLE DITE DE JÉSUS-CHRIST AU MILIEU DE SES DISCIPLES

Prancue xx1. PLAN. — Cette chapelle, indiquée sous le n

dans le plan général du cimetière, a été publiée par Bosio*; elle

compose de deux salles à voûte d’arête, L'une est ornée de

eintures à la voûte, et à l’arcosolium du fond. On y voit en

dans l'angle à gauche, près de l'entrée, une crédence

taillée dans le tuf

PLaxcue xxt1. ENSEMBLE DE LA VOUTE. — Cette pein- Lure se partage en neuf compartiments : un circulaire au centre

du Bon Pasteur; quatre aux angles, avec des

colombes oyées sur des rameaux fleuris ; et quatre

interméd représentant Adam et Eve, Moïse frappant le

, Jonas sous l'arbris:

au, et enfin une orante, Des vases de fruitssont placésentreles huit compartiments, et des colombes ont disséminées autour de l’image du Bon Pasteur. On aime à reconnaître dans ces colombes la gracieuse représentation des dèles réunis en ce lieu de prière

Elles nous rappellent celles

1e l'on voit près d’une fontaine dans les mos

iques de Ravenne,

d’après Ciampini”*, le symbole s chrétiens F

s'abreuvant aux

spirituelles de la grâce. Nous donnons

dans les planches suivantes le dessin des différents compar-

Praxcn£ xx. VUE PERSPECTIVE. — On voit, dans cette perspective, une partie de la voûte avec l'intrados de l'arcosolium principal. 1

peinture de l'intrados représente Notre-Seigneux

au wilieu de ses disciples; nous la donnons dans la planche

nte, Au fond du même arcosolium, on apercoit, entre

deux colombes, les restes d’une figure d’orante qui était encore

entière au temps de Bosio, ii est aujourd’hui presque entié

rement eflacée. Quatre guirlandes de fleurs, coupées par de

loculi au haut des ares, bordent, à la na

ance de la voûte, le

sommet des quatre côtés de la salle

Souvent nous trouvons des fleurs dans la décoration des cimne-

tières, Elles s’y présentent sous toutes les formes : én guirlandes,

en couronnes, en f ux, dans des vases où dans des corbeilles:

quelquefois elles rses dans le champ de la peinture, ou

remplacées par

prononcé pour ce genre d'ornementation, Les tombes

riches étaientordinairement entourés d’un petit jardin funèbre

cepotaphium) où l'on cultivait spécialement la rose et la violettc

Quant aux ch

s sépulcrales, la peinture leur donnait ouvent l'aspect d’un véritable parterre. Les chrétiens s'appro-

prièrent cet 1 qui n’ay

en soi rien que d’innocent, mais

en lui donnant un sens religieux, tel, par exemple, que le sou-

58 CATACOMBES venir des vertus du défunt, dont la bonne odeur s'était répandue

à surtout les fleurs sur les tom-

parmi les fidèles, On prodig

osaient leurs

beaux des martyrs, et dans les cryptes où rep ncourage cet usage, et saint

dépouilles. Le poëte Prudence

Jérôme * lui donne des éloges.

Praveue xxiv. NOTRE-SEIGNE UR AU MILIEU DE SES DISCIPLES. — C'est là le nom que l’on donne à cette fresque;

le sujet représenté dans celle peinture n'est pas Si facile à

mais reconnaître, que l'on puisse allirmer avec Bottari? que c'est réellement Jésus-Christ entouré de ses disciples. Aringhi * croit

y voir le Sauveur au milieu des docteurs

entre ces deux opinions. La plus probable n'est pas, ce nous

celle d’Aringhi

Jésus-Christ n’est pas représenté ic

semble

les traits d’un enfant de douze ans, mais SOUS CEUX d'un jeune

seul, qui

gés que

au premier

homme; etles prétendus docteurs, à l'exception d

be, ne paraissent guère F

est remarquable par

lui, Quant à l'opinion de Bottari, plus vraisemblable

abord, elle peut, par un examen plus attentif, perdre beaucoup

de sa probabilité. Commentse fait-il qu'aucun signe ne distingue

Notre-Scigneur de ses disciples : ni le costume, ni l'attitude, ni

avec des disciples si j

ste de la main droite? Comment se fait-il qu'il soit si Jeune

eunes, tandis que l’un d'eux a de la bar

lace du milieu et qu'il pose le pied

qu'il occupe L

ILest vrai

sur le suppedaneum; mais les deux disciples placés à sa droite et

iche en font autant. Cette place du milieu ne serait-elle

pas plutôt celle du primus inler pares ; et le personnage qui

l'occupe ne serait-il pas saint Étienne avec les six autres pre-

miers diacres nommés par les apôtres? Ajoutons qu'il est

l'image du premier

naturel de retrouver dans les Catacombe collègues, qui, tous, à l'exception d’un

loire de la fresque

martyr et celle de ses

seul, partagèrent

Les sept personnag ont revêtus de tuniques

l avec de larges bordures, les unes rou s autres

a manière des Hébreux,

bleues. Ils sont et semblent s’entretenir familièrement. On admire avec raison 1 des gestes, la noble simplicité des

attitudes, et la beauté des draperies

Praxcne xxv, LE BON PASTEUR. — Il est jeune et

beau ; sa tunique est courte; il est ceint et chaussé à la

manière des voyageurs. La syrinæ est suspendue à son bras

, mulctralia, qui sont à

ar lun d'eux, ind La brebis

gauche

Les deux vases de lait à ar

ses pieds, et le pedum qui est appuyé

quent l’heureux retour à la bergerie égarée va

rentrer au bercail et le Bon Pasteur la retient encore sur ses

épaules: il semble qu'il ne puisse se décharger de ce doux

fardeau |

L'image du Bon Pasteur rappelle l’une des plus touchantes

paraboles de l'Évangile”. Notre-Seigneur s’était représenté lui-

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