Soult. e pittur., t. I, p
DE ROME
même sous la figure d’un berger qui laisse son troupeau pour
courir à la recherche de la brebis égarée, et qui, lorsqu'il la la place doucement sur ses épaules, lui épargnant
et la ramène triomphant
allé-
retrouve la fatigue de la route,
ainsi jusqu’à charme de cette riante
au bercail. C'était aussi sous le gorie que l'Église, dès son berceau, aimait à rappeler à ses premiers enfants les ineffables prévenances de la miséricorde divi ures symboliques, le Bon Pasteur
et, de toutes les fig,
est celle qui est le plus souvent reproduite dans les différents
cimetières tome.
Il semble que les artistes chrétiens, pour embellir une si conso- Jante représentation, n'aient pas craint de se conformer aux
ntalors en ce genre, et qui remontaient
beaux modèles qui exis
sez haute antiquité. Si le Bon Pasteur avait son type dans 1 A:
à ur
l'Évangile, il
jgue dans les monuments antiques ;
et ces gracieuses et innocentes images de la vie pastorale qui
avaient inspiré les artistes profanes, pouvaient se reproduire
inconnu
le
18 le pinceau chrétien avec un charme nouveau
fidèl
usqu'alors, puisqu'elles symbolisaient aux yeux des
livins, lun de ceux dont le
plus touchant des attrib
dieux
nisme avait d Il ne faut done point être surpris de retrouver dans les Cata-
Bon Pasteur représenté sous la forme d’un jeune
combes le
homme brillant de grâce et de beauté, avec le pedum et la syrinæ,
entouré parfois des riantes et poétiques figures des quatre sai
ons, comme on le voit sur lé
monuments paiens. Tous les traits
extérieurs dé orie étaient semblables pour les yeux, mais
le sens en était différent pour les cœurs.
un des
ADAM ET EVE C’est là encore
retrouvent le plus souvent dans les Catacombes ;