‹ Cataracte et DacryocystiteChapitre 20 sur 32 · MAO · texte numérisé non relu

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L'électrolyse a quelquefois donné des résultats et on peut toujours y recourir avant de tenter une opération plus complète.

On se sert d'une sonde ordinaire dont la partie supérieure, en contact avec la région du sac et le canalicule, est entourée d’un enduit isolant (gomme laque). Son extrémité supérieure est reliée au moven d’une serre-fine avec le fil aboutissant au pôle négatif d’une pile munie d'un galvanocautère. Le pôle positif, constitué par l'extrémité du fil entouré d’un tampon d’ouate imbibé d’eau salée, est placé dans la narine du même côté.

La sonde introduite, on fait passer le courant en graduant progressivement l'intensité de 0 à 5 milliampères, afin d'éviter toute douleur. La séance dure cinq minutes environ et on diminue graduellement l'intensité pour la ramener au zéro avant de retirer le fil. On ne doit pas dépasser 5 à 6 milliampères. Des courants plus forts entratnent des escarres et produisent plus tard des rétrécissements incoercibles.

A la fin de la séance, une sonde, très serrée au début, est retirée très facilement et la dilatation est telle qu’on peut, dans la plupart des cas, introduire aussitôt après une sonde n° 5 ou 6. Mais si les résultats immédiats sont satisfaisants, ils ne sont pas définitifs et le rétrécissement se reproduit.

La tumeur lacrymale, c’est aussi ce qu’on désigne sous les noms de mucocèle, de dacryocystite enkystée : le sac ne peut plus alors se vider. Tous les moyens précédents (section du ligament palpébral interne à l’aide du couteau boutonné de Weber, cathétérismes, lavages, etc...) sont essayés, mais généralement sans donner de bons résultats.

La dacryocystite fongueuse comprend toute dacryocys-

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tite déjà ancienne, caractérisée par un bmpâtement chronique de la région, avec ou sans fistule, et compliquée souvent de lésion osseuse, secondaire ou primitive. Quelle que soit, en pareil cas, la nature de la dacryocystite, tuberculeuse ou non, seule la destruction large des voies lacrymales au thermocautère, avec curettage des foyers d’ostéite ou de périostite, peut amener la guérison. On se rappellera que, chez l'enfant, toute suppuration du sac lacrymal est due presque toujours à la tuberculose du canal lacrymonasal, du sac lacrymal ou de la région qui l’environne.

Pour la destruction du sac au thermocautère :

1° Le sujet étant chloroformé, le bistouri est enfoncé à 1 centimètre au-dessus du tendon direct, profondément, jusqu’à l'os, incisant à la fois la peau, le tendon de l’orbiculaire et le sac, sur une longueur de Z centimètres environ, en suivant exactement le contour de l'orbite.

2° Tandis qu’un aide écarte fortement les deux lèvres de la plaie au moyen d'érignes et protège la région environnante, le chirurgien introduit dans la cavité le thermocautère courbe à boule olivaire, chauffé au rouge sombre, et cautérise avec soin toute la surface, en descendant jusqu'à l'entrée du canal nasal. Une mèche iodoformée est laissée en place deux ou trois jours et renouvelée les jours suivants.

Si la peau a été bien rétractée, afin de ne pas la brûler, il n'y à aucune cicatrice. Lorsqu'on à cautérisé jusqu'à l'os, les récidives sont exceptionnelles, à condition, dans les pansements ultérieurs, de bien enfoncer la mèche dans la profondeur, afin d'éviter un bourgeonnement et une fermeture trop rapides. Il faut compter 18 à 20 jours avant la guérison.

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