RASE
personnelle était suffisante pour juguler une infection possible. |
Il est, d'autre part, manifeste que cette opération de cataracte a été tentée et réalisée depuis fort longtemps, et si les opérateurs anciens ont proclamé l'utilité de cette intervention, c’est qu'ils en obtenaient assez fréquemment de fort bons résultats.
Or, si à l'examen d’une personne qui vient à nous pour se faire opérer de cataracte et qu'après avoir retourné ses paupières nous ne constations aucune infection aiguë ou chronique des conjonctives ni des bords palpébraux, si nous ne reconnaissions aucune réaction inflammatoire des annexes de l'œil, notamment des voies lacrymales, nous aurions alors le cas idéal de ces opérations qui donnaient jadis de fort bons résultats. Ajoutons nos procédés antiseptiques les plus adéquats et que nous considérons en même temps comme les plus sûrs : abondant lavage préalable de l'œil à l’aide d’un laveur de Kalt rigoureusement stérile, avec une solution antiseptique faible (oxycyanure de mercure, par exemple), solution faite avec de l’eau minutieusement stérilisée, le boc et le caoutchouc également bien stérilisés, qu'après l'opération nous imettions une goutte d'argyrol à 1 pour 20, nous aurons encore écarté un bien plus grand nombre de chances d'infection. A l’aide de tous ces moyens, nous pouvons presque affirmer avoir trouvé une méthode ayant presque la valeur de la méthode aseptique.
Mais nous ne pourrions pas nous contenter de ces seuls procédés, si l'examen de l'œil de notre malade nous présentait une infection plus ou moins aiguë ou chronique de ses conjonctives où de ses annexes, en particulier des canaux lacrymaux,
Se contenter de ces seuls procédés précités serait, malgré tout, vouloir courir au-devant d’un échec presque certain, et opérer alors une cataracte serait vite suivi d'une infection totale de l'œil nécessitant rapidement son énucléation d'urgence.
Je me permets de rapporter ici même, pour appuyer mon affirmation, quelques observations bien significatives que Je dois à l'extrême et si franche obligeance de M. le professeur Rollet, qui a bien voulu me permettre de fouiller dans les archives de son service.