DIAGNOSTIC
Diagnostic différentiel. — En chnique, en présence d'une opacité cristallinienne congénitale rappelant l'aspect d'une cataracte zonulaire, on doit rechercher les signes physiques de la cataracte zontilaire typique, c’est-à-dire rechercher si lopacité est plus intense à la périphérie qu'au centre et si le centre présente cette teinte d'un blanc éclatant, signes qui traduisent la présence d’un noyau normal et transparent.
Dans certains cas, les altérations secondaires du noyau se produisent et la cataracte zonulaire rappelle d’une façon frappante le tableau clinique de la cataracte nucléaire.
Dans ces deux cas, le noyau est trouble et la cataracte forme comme une boule sphérique, grisàtre au milieu des couches périphériques transparentes.
Cependant dans certains cas, un examen minutieux ne met pas à l'abri d’une erreur. Panas, à la suite d’un cas d’un enfant dont le cristallin fut reconnu sclérosé et dur pendant l'opération, s’exprime ainsi : « L'aspect de ces cataractes nucléaires peut être celui de la cataracte zonulaire typique, parce que par suite de la réflexion totale des bords de la sphère opaline, ceux-ci peuvent paraitre opaques, alors que le centre du noyau sclérosé, en concentrant les rayons venus du fond de l'œil, se montre à l'observateur plus clair bien qu’en réalité 1l soit
plus saturé ou plus épais que le reste de la cataracte ; c’est là une condition fâcheuse surtout au point de vue de l'opération. »
Diagnostic de la variété d’opacité. — La cataracte zonulaire n’affecte pas toujours la forme discoïde et réguhère que nous avons décrite au début.
Cette forme rubannée uniforme de l’opacité cristalhnienne présente des variétés d'aspects divers. Parfois, une deuxième zone opaque enveloppe la première, et se trouve séparée de celle-ci par une zone transparente et normale (Von Graefe et Sichel). C’est la cataracte zonulaire stratifiée. Une troisième zone peut s’imbriquer sur cette seconde.
Ea zone opaque peut être interrompue par endroits (Haddaeus) « Plus souvent, dit Hess, il existe des opacités en forme de secteurs qui s'étendent largement dans les parties équatoriales et qui diminuent vite en largeur, en allant vers les pôles antérieur et postérieur. »
Le malade de Von Czermark présentait une opacité qui ne siégeait que sur un secteur du cristallin.
F. Muller constate dans un cas des opacités cupuliformes séparées l’une de l'autre par des zones transparentes el d'aspect normal. Un cas analogue à été publié par Jocqs et Bourdeaux, l'opacité « pouvait être comparée à une coquille qui eoiffait la parle externe du cristallin ». L'opacité enfin peut être réduite à un simple filet (cas de Galezowski) ou un semis très fin ‘(cas de F. Terrien).
Diagnostic des complications. — En même temps que
vai =.
la cataracte zonulaire, on a pu relever quelques malformations congénitales et des troubles de nutrition, de développement dans les différentes membranes de l'œil. La présence même de la cataracte zonulaire mettant un obstacle au libre fonctionnement de la vision, accasionne des troubles dans la motilité du globe de l'œil.
Le cristallin atteint de cataracte zonulaire présente dans certains cas d’autres formes de cataractes congénitales. C’est ainsi que Müller cite l'observation d’un malade qui présentait une cataracte zonulaire d’un côté, et du côté de l'œil congénère une cataracte polaire postérieure. Un autre de ses malades était porteur d’une cataracte aridi-siliqueuse d’un côté, et d’une cataracte zonulaire de l’autre.
Les troubles de développement peuvent intéresser l'iris, et récemment Jocqs et Caillaud ont présenté un malade atteint d’aniridie congénitale double, et d'une cataracte zonulaire unilatérale.
Ces complications se trouvent à un degré plus accusé dans l'observation d’un cas de M. de Lapersonne, le colobome irien présentait la variété décrite sous le nom de colobome à pont. Le fond de l'œil bien éclairable permettait de constater un large colobome de la choroïde et du nerf optique (Obs. Vi).
Galezowski a décrit un cas semblable, un colobome irien et de la choroïde caïncidant avec une microphthalmie. Quelques observations parues ces dernières années, montrent la cataracte zonulaire en coexistence avec le colobome lenticulaire (Rogman, Gunn et Hepp).
Mais une des complications que l’on rencontre le plus fréquemment est peut-être le nystagmus et le strabisme,