LORS. M
Extraction linéaire. — L'’extraction linéaire trouve ses indications dans les cas précédents pour prévenir les complications qui pourraient survenir après la discision.
Mais, si au cours de l'opération on sent sous le kystitome un noyau résistant et si même on soupçonne sa présence avant l'intervention, nous ferons aussi un petit lambeau avec le couteau de Greefe pour évacuer le noyau comme dans la cataracte nucléaire.
« Les masses cristalliniennes s'échappent alors d’ellesmêmes et on peut en faciliter la sortie en pressant légèrement avec la spatule sur la moitié inférieure de la cornée tandis que la curette déprime la lèvre postérieure de la plaie » (F. Terrien). C’est le cas le plus simple.
Mais la complication ennuyeuse est la rétention du noyau. Cetle rétention peut tenir soit au volume trop considérable du noyau ou à l'étroitesse de la fente cornéenne. On doit renoncer dans ce cas à toute pression et l'incision cornéenne pourra être agrandie au moment de l'extraction.
Toute extraction linéaire peut s'accompagner d’accidents posl-opératoires, prolapsus de l'iris, de l'humeur vitrée ; mais, par contre, elle met le malade à l'abri des poussées glaucomateuses et de l'iits; enfin, l'enclavement de l'iris n’est guère à craindre si on sectionne la partie herniée qui se réduit mal et si on a surtout fait la section de la cornée un peu en avant du limbe.
Dans certains cas, une nouvelle intervention sera nécessaire. Il peut se produire une cataracte secondaire, « une variété fréquente est la rétention entre les deux ieuillets capsulaires de masses opacifiées ». Puis, « dans d’autres cas, les feuillets antérieur et postérieur du sac capsulaire
demeurés transparents s’accolent l’un à l’autre, forment une membrane visible qui ne génait pas tout d’abord la vision... mais, au bout de quelque temps, la membranule qui était demeurée transparente s’est plissée et gène la vision ». Enfin, « si la première extraction a été suivie d’inflammation de l'iris ou du corps ciliaire, des adhérences se sont formées entre la membrane irienne et le sac capsulaire » (F. Terrien, Chirurgie de l'œil).
À ces trois variétés de cataractes secondaires correspondent trois opérations différentes, l'extraction dans le premier cas, la discision dans le second, l’irido-capsulotomie dans le troisième cas.