‹ Cataracte ZonulaireChapitre 24 sur 29 · RP A · texte numérisé non relu

RP A

enfance, sa vue n’a pas subi de modifications. 0. D. G. V — 0,2 avec + 3. Pour voir de près, le malade se sert de vers grossissants.

Après atropinisation, on constate au centre du cristallin un petit disque relativement très opaque, surtout au centre et les parties intérieures de l’opacité paraissent plus blanches. Son diamètre est de 5 millimètres environ. On est en droit de soupçonner l'existence d’un noyau dur.

La périphérie du cristallin est transparente et donne au détail du fond d'œil une certaine difformité. Ù Louis P..., a eu une sœur morte de méningite tuberculeuse, un

fils mort à 2 ans de méningite tuberculeuse.

Sa femme est bien portante.

Un autre fils de Louis P..., Charles P..., est atteint aussi de cataracte zonulaire que l’on ne reconnait qu'à l’âge de 8 ans. L'atropinisation découvre une zone périphérique sans cavaliers: les pupilles sont déplacées vers le bord et du côté nasal. 0. D G.

. = 0,3 sans verre.

Quant à notre malade, Emile P..., il entre à l’Hôtel-Dieu et le 29 novembre 1906, son œil gauche est d’abord opéré. Iridectomie. Discision. Puis extraction. V. 0. G. = avee + 3.

Un peu plus tard, en février 1907, l’œil droit est opéré à son tour avec les mêmes procédés opératoires et au mois de mars le malade a V. 0. D. — 0,7 avec + 14.

Le malade examiné à la clinique six mois après l'opération, présentait la même acuité visuelle.

Observation II (Inédite).

Recueillie dans le service de M. TERRIEN (Hôpital des Enfants malades).

G... P..., 12 ans, se présente à l'hôpital au mois de mars 1907. A l'examen attentif du malade, M.. Terrien diagnostique une cataracte Zonulaire unilatérale. L'œil droit présentait une opacité zonulaire classique avec des irradiations périphériques dans toutes les

RES MSN

directions, dans la zone transparente du cristallin. La chambre antérieure est un peu diminuée de profondeur, l'iris un peu bombé en avant régulièrement dilaté. De plus, on note un strabisme vrai. L’acuité visuelle de cet œil droit est très mauvaise. Le malade‘ne peut compter les doigts, mais la perception lumineuse est bonne dans tous les méridiens.

L’œil gauche paraît sain, légèrement hypermétrope. Au premier aspect, on ne note rien d'anormal, mais on remarque au centre du cristallin, une sorte de nuage, un léger trouble. Le centre de la lentille cristallinienne est certainement moins translucide que sa périphérie.

Les antécédents du malade sont chargés : la tuberculose pulmonaire à emporté son père, et une des sœurs de notre malade est morte de méningite tuberculeuse. La mère parait bien portante, pas de fausse couche.

Le malade entre à l'hôpital, car sa cataracte évolue et sa vue baisse ; jusqu’à cette époque, il n'avait pas été très incommodé de sa cataracte. C’est sa mère qui, à l’âge de six :mois, avait reconnu l'existence de cette cataracte.

Après une iridectomie faite par M. Terrien, et discision, l’extraction est faite un mois et demi après ; le 12 juin, on peut donner au malade une acuité visuelle relativement bonne V — 0,4 avec + 11.

{Observation III (Inédite).

Recueillie dans le service de M. TeRRIEN (Hôpital des Enfants malades).

L... N..., âgé de 10 ans, présente à l'examen une cataracte zonulaire et une mauvaise acuité visuelle. Dès l’âge de 3 ans, la mère raconte que l'enfant voyait très mal et que pour se guider il s’appuyait sur les objets environnants. Il y a déjà quelque temps, il a subi une iridectomie optique:

La mère vient le ramener et demander qu’on l’opère. Cet enfant, né à terme, a marché à 2 ans; dès la naissance, il a souffert de

convulsions jusqu’à l’âge de 6 ans. Un de ses frères est mort de méningite à 41 mois, un frère aîné de 14 ans est bien portant. Le père n’avoue pas de syphilis et la mère parait bien portante.

A l'examen du malade, on note les signes physiques de la cataracte zonulaire d’une teinte grisâtre, bleutée des deux côtés, la zone périphérique translucide est très visible à travers la brèche irienne de l’iridectomie. Le fond d’œil est normal.

Les dents sont caractéristiques, toutes les dents ou à peu près, présentent des déformations très nettes, mais les dents incisives supérieures présentent cet aspect : un gros bourrelet d’émail assez blanc entoure le collet de la dent, tandis que la moitié inférieure se termine en biseau vers le bord libre et présente une coloration jaunâtre ; les autres dents incisives inférieures sont petites, mal rangées, leur bord libre présente une multitude de fines guillochures en dents de scie.

Les bosses frontales du malade sont peu marquées. On ne note pas d'autres malformations eraniennes.

Le malade est opéré de l'œil droit. Diseision, puis extraction 5 semaines après.

Quelque temps après, le malade revient et présente une assez bonne acuité visuelle. O0. D. V. — 0,7 avec + 10.

L'autre œil qui n’a subi qu'une iridectomie optique n’a que 0,1 d’acuité visuelle.

Observation IV.

Recueillie dans le service de M. pe LaPpEersoNNE (Thèse de Pez, 1898, Lille).

D..., Félix, 35 ans, mineur, non marié, se présente à la consultation le 10 juin 1898 ; il se plaint que sa vue s'affaiblit de plus en plus de lœil gauche ; l'œil droit lui suffit encore pour accomplir son travail de mineur. Il distingue moins bien les objets à la lumière du jour que dans un endroit sombre. Depuis longtemps déjà il avait remarqué l'affaiblissement progressif de sa vue qui, selon ses dires, aurait débuté vers l’âge de 10 ans, alors qu'il allait à

RERO EIRES

l’école. Il attire surtout notre attention sur ce fait, qu'il voit parfaitement pour accomplir son travail comme tous ses camarades au fond de la mine, et que, remonté au jour, sa vision est beaucoup plus diffuse.

Il n'existe chez lui aucune maladie: antérieure, pas d’antécédents héréditaires ; son père, âgé de 67 ans, mineur, a une excellente santé ainsi que sa mère. Ses 3 frères et ses 4 sœurs n’ont jamais été malades ; il n'y a aucun cataracté dans ses ascendants ; pas de mariages consanguins; on ne trouve chez lui aucune trace de rachitisme. C’est un garçon, d’ailleurs, d’une constitution robuste et n'ayant aucune tare, soit acquise, soit héréditaire.

Il a seulement présenté dans son jeune âge des convulsions fréquentes.

Au miroir plan, après instillation d’atropine, on constate une double cataracte zonulaire plus avancée à gauche.

Le malade entre à l'hôpital le 12 juin. À ce moment, il est atteint d'une légère poussée d'iritis que l’on soigneafin de pouvoirintervenir.

Opération de l'œil gauche, le 23 juin 1898.

Incision au couteau de Graefe. Iridectomie supérieure. Petit lambeau supérieur. Discision de la capsule antérieure au kystitome. Extraction immédiate, car on rencontre un noyau assez dur. Nettoyage du champ pupillaire.

Les suites opératoires sont excellentes ; il n’existe pas de réaction inflammatoire et le malade part chez lui, le 30 juin; à ce moment, on aperçoit quelques couches molles dans le champ pupillaire.

Le 15 juillet, le malade rentre à l'hôpital : on constate une injection périkératique assez intense, de la photophobie et du larmoiement. La plaie cornéenne est légèrement entr'ouverte et les masses cristalliniennes font une légère hernie. Dans le champ pupillaire, il existe des couches molles en assez grande quantité. [l n’y a pas de douleurs circum-orbitaires.

Au 22, après traitement, il n’existe plus d’inflammation et les couches molles opacifiées ont envahi presque tout le champ pupillaire, sauf à la partie supérieure.

Le malade s’est représenté à la clinique à la fin de novembre. Il ne reste plus que des débris capsulaires qui ne recouvrent pas complètement la pupille. V. 0. G. = 1/4 + 10 D.

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