‹ Cataracte ZonulaireChapitre 25 sur 29 · AIRES · texte numérisé non relu

AIRES

Observation V.

Recueillie dans le service de M. pe LAPERSONNE (Thèse de PEL, 1898, Lille).

C..., Nathalie, 46 ans, non mariée, entre à la clinique au mois de juin 1898 ; à l’âge de 3 ans, la malade a eu des convulsions et c'est alors que les parents ont remarqué qu’une légère opacité ‘envahissait les yeux de leur enfant. Comme notre malade pouvait se livrer à ses jeux et apprendre à lire et à écrire, ses parents ne s'en occupèrent point. La vue resta assez bonne jusque il y a environ trois mois, quoique baissant graduellement. Puis tout à coup, la cataracte prit une marche envahissante, et actuellement, c'est à peine si la malade voit pour se conduire.

On ne trouve chez elle aucun antécédent héréditaire, et aucune trace de rachitisme. Il n'y à jamais eu de cataractés dans sa famille, . dont tous les membres ont toujours joui d'une excellente santé. On note seulement des convulsions. La malade est de temps en temps sujette à des poussées de rhumatisme articulaire, d’eczéma de la face ; elle est rentrée à l'hôpital quelque temps après l'opération pour un ulcère variqueux de la jambe.

À l'examen clinique, on trouve une double cataracte zonulaire, plus accentuée à gauche. La périphérie de Popacité est peu nette et On distingue parfaitement à l’œil nu de nombreux cavaliers.

Opération de l'œil gauche, le 19 juin 1898. Petit lambeau supérieur taillé par le couteau de Grœfe. Iridectomie supérieure, puis discision de la capsule antérieure au kystitome.

Pansement ocelusif à la gaze salolée.

Le 21, on retire le pansement. On met un bandeau noir sur l'œil. Il existe alors un peu de rougeur dans l'œil.

La malade sort le 30 juin de l'hôpital avec une réaction inflammatoire assez intense. Il y a de la conjonetivite et une injection périkératique bien marquée, mais il n'existe pas de photophobie. Il existe un peu de larmoiement et de temps en temps quelques douleurs cireum-orbitaires.

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