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SEX

Les couches molles envahissent tout le champ pupillaire.

Le 6 juillet, elle rentre à l'hôpital. 11 n'y a pas de douleurs, plus de photophobie.

Après désinfection oculaire, elle est opérée de nouveau le 12 juillet.

Petit lambeau avec discision nouvelle. Il sort facilement de grosses couches molles et un noyau petit. On pratique le nettoyage de la pupille.

Le lendemain la chambre antérieure est reformée, Pas de réaction inflammatoire.

Le surlendemain, instillatiort de deux gouttes d’atropine.

Au 15, il existe très peu de couches molles. On aperçoit quelques débris capsulaires dans le champ pupillaire.

Au 22, une membranule occupe tout le champ pupillaire, elle apparait surtout en forme de croissant à l'éclairage oblique.

La malade sort de l'hôpital. Elle est revenue nous voir au mois d'octobre. L’acuité visuelle était alors égale à 1/2.

Observation VI.

Recueillie dans le service de M. pe Lapersonne (Thèse CacrEAU, 1895, Lille).

Cataracte zonulaïire et colobomo 1rien.

La nommée D..., Augustine, 61 ans, ménagère, se présente en décembre 4894, à la consultation de M. de Lapersonne. Elle se plaint de l’affaiblissement progressif de sa vue, et n’attire nullement l'attention sur un double colobome irien.

Comme antécédents, la malade n’a aucune consanguinéité. Elle a perdu ses parents qui sont morts à un âge très avancé sans avoir présenté de maladies très graves. Elle n’a qu’un frère du reste bien portant.

Elle-même n’a jamais été malade et semble jouir d'une bonne santé. Nous n’avons relevé aucune trace de syphilis et de tuberculose. Toute petite, elle voyait peu : à neuf ans seulement elle put commencer à lire. Dès lors, sa vue s’améliora, elle put apprendre

DR PSE

le métier de lingère et broder. Sa vue cependant resta toujours courte. À l’âge de 30 ans, D..., Augustine, fut obligée de cesser son ménage, ne pouvant accomplir que de gros ouvrages dans son métier. Quinze ans plus tard, à la suite d’un traumatisme (?), la vue faiblit de plus en plus et la malade a des phosphènes. 1

[y a six ans, venue à la consultation, M. de Lapersonne constata chez elle, « outre le double colobome irien, une cataracte zonulaire, malgré laquelle il put distinguer le fond rouge de l'œil et apercevoir des lésions paraissant se rapporter à des atrophies choroïdiennes des deux côtés. Astigmatisme dans les deux yeux également. »

Actuellement, « l'œil droit, légèrement microphtalme, présente l'aspect suivant : la cornée est beaucoup plus petite qu’à l’état normal, transparente dans toute son étendue, mais aplatie. L'iris semble ne pas exister dans une partie de son cercle situé vers son bord inféro-interne. Cette portion de l'iris absente a la forme générale d'un trou de petite serrure qui serait coupée dans sa plus grande longueur par une bande de tissu irien représentant un pont. Nous avons donc, dans ce cas, une variété de colobome dite colobome à pont. Le cristallin est atteint de cataracte zonulaire légèrement ambrée, à bords assez bien limités. Au delà, sont des rayons Cataractés périphériques. ,

Le fond de l'œil est parfaitement éclairable. « Nous constatons un large colobome de la choroïde et du nerf optique. » A l’image renversée, en allant de bas en haut, on peut voir :

1° Une margelle atrophice, limitée nettement par des amas pigmentaires ayant une longueur d'environ un diamètre pupillaire. Elle à une coloration légèrement rosée. Les vaisseaux passent du fond de l’œil sur cette partie atrophiée sans déviation ; arrivés au bord tranchant, ayant une concavité supérieure, les vaisseaux se courbent brusquement et disparaissent.

2° À un second plan plus profond, ayant au moins trois dioptries de différence avec le reste du fond de l'œil, un large plan de coloration blanche s'étend jusqu'aux limites supérieures de la partie visible à l'ophtalmoscope.

La pupille est elle-même profondément excavée et forme un

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troisième plan plus profond, au niveau duquel les vaisseaux se courbent de nouveau et disparaissent (excavation colobomateuse).

Sur le fond du colobome choroïdien courent des vaisseaux tortueux ; un dé ces vaisseaux choroïdiens semble suivre dans une certaine étendue le bord interne de la margelle signalée précédemment. Le fond même de ce colobome choroïdien n’est pas régulier ; il présente des saillies et des dépressions dont la direction est ones dinale Dans certains points, il existe de véritables plis comme ceux que pourrait déformer un décollement de la rétine, un de ces plis cache même le bord externe de la pupille.

Ces différences de niveau donnent à ce fond de colobome choroiïdien diverses colorations, d'un blanc chatoyant dans certains points, grisâtres dans d’autres points, à peine quelques traces de pigment le long des vaisseaux.

L’œil gauche est un peu aplati dans le sens tranversal. La selérotique a une coloration bleuâtre. L’iris, comme dans l’œil droit, est absent dans une partie inféro-interne de son cercle; ce colobome est plus régulier que celui de l’autre œil. L’œil semble avoir été l'objet d'une iridectomie ; mais nous ne constatons pas de eicatrice ; il n'y a donc pas eu d'opération. Le cristallin est atteint également de cataracte zonulaire à bord inférieur, se confondant avec les rayons cataractés périphériques.

Le fond de l'œil est peu éclairable : il est de couleur rosée, mais nous ne pouvons distinguer aucun détail.

En décembre 1894, époque à laquelle nous trouvons la AU dans le service de notre Maitre, celle-ci, qui voyait encore naguère, grâce aux rayons visuels passant entre sa cataracte zonulaire et le bord inférieur de sa pupille, vient demander une opération qui puisse lui rendre la vision maintenant abolie par le développement progressif des rayons cataractés. Elle entre à l'hôpital et l'œil gauche est opéré, le 3 janvier 1895.

L'examen préalable des urines ne démontre rien d'anormal.

M. de Lapersonne procède, après une préparation parfaite de la malade pour l'opération, à l'extraction du cristallin. L'incision inférieure de la cornée aussitôt faite, une petite perte d'humeur

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