II. — CATARACTES PAR PLAIES PÉNÉTRANTES
PA 1. — Caltaractes diffuses.
dt VW
Nous nous sommes assez longuement étendu sur les caractères des cataractes par contusion pour pouvoir passer plus rapidement sur la symptomatologie des cataractes par plaies pénétrantes. Elles ont, du reste, beaucoup de points communs avec ces cataractes du premier groupe. Elles en diffèrent, néanmoins, par leur évolution beaucoup plus rapide et par une intensité très grande des phénomènes inflammatoires con-
#' es 20 = Î
comitants, résultant ne la pénétration des corps étrangers dans le globe oculaire. à UE Période de début. — La pénétration du corps étranger est peut-être plus facilement supportée par le blessé qu’une con- tusion, toujours, en général, assez violente. Par contre, apparaissent très rapidement un certain nombre de symptômes, que nous avons déjà appris à connaitre, mais qui sont ici, au ‘ bout de quelques heures surtout, beaucoup plus marqués, avec une tendance à persister pendant plusieurs jours, voire même | deux ou trois semaines et plus. | j Toujours, à la suite d’un éclatement d’obus ou de grenade, le soldat ressent une douleur assez violente qui s'accompagne h ici, non seulement d’une gêne de la vision, mais d’une perte ï très rapide de cette fonction. En quelques heures, la vision peut déjà être réduite aux simples perceptions lumineuses. S.F. — Si dans les toutes nee heures, ils sont d’intensité modérée, ils ne tardent pas à s’accentuer pour atteindre leur maximum d'effet au bout de vingt- quatre ou trente-six ÿ Nue Les paupières sont alors complètement fermées, sauf le cas où elles présentent ellesmêmes des lésions sérieuses. Leur ouverture par le blessé lui-même est impossible et le. spécialiste doit, la plupart du temps, recourir à l” instillation de cocaine pour pratiquer un examen du globe: k Plus que jamais, la douleur spontanée s accompagne d'irradiations à distances variables. Le La pression du globe, faite même très légèrement, détermine une très violente douleur avec mouvement de retrait immédiat. La photophobie est un symptôme constant auquel s’ajoute un larmoiement intense, surtout si le projectile a pénétré en
- lésant la cornée.
S.. P. — L'examen oculaire, dès ce moment, montre l'état de vive irritation de tout le globe. Il ne s’agit plus dès lors. d’une simple réaction #ciliaire, toujours limitée, mais. d’une véritable inflammation étendue à toute la conjonctive:et même ; à la cornée, qui présente souvent un léger trouble diffus.
En outre, l’examen du cristallin montre déjà que la cataracte est en bonne voie de formation. En moins de six heures après le traumatisme il a été permis de reconnaitre que toute la len- F
tille présentait déjà un Aer, laiteux caractéristique, empé-
. Chant l’examen du fond d'œil.
Période d'état. — Il est as plus difficile de détermi- ner ici sa date exacte d’ apparition. Elle empiète forcément sur la période de début, surtout si nous la faisons coïncider avec Papparition mème de la cataracte.
LT ARE L’acuité visuelle ici n’a aucune tendance à se modifier. Elle reste limitée aux perceptions lumineuses.
- La douleur spontanée ou provoquée, la photophobie et le larmoiement vont persister avec leur intensité première pendant un temps plus ou moins long, puis finalement s’atténueront progressivement. Cependant La photophobie et la douleur provoquée par pression au niveau de la région ciliaire vont se montrer beaucoup plus tenaces, durant des mois et des mois, reconnaissant encore comme cause la réaction ciliaire, mais celle-ci beaucoup plus marquée du fait qu'iln’y à plus eu simplement irritation à la suite de contusion, mais une véritable inflammation par pénétration du corps étranger.
S. P. — La réaction ciliaire devient ainsi le caractère le plus important de cette période d'état; toujours plus marquée —
répétons-le à nouveau — que du la contusion, rebelle à peu près à tout traitement, avec des périodes Sondes de recrudescence. Le temps a beaucoup plus d’action sur elle que tous les collyres; elle aura naturellement pour effet de reporter l'opération à une date très éloignée. Elle est caractérisée — en dehors des signes fonctionnels que nous venons de décrire — par une collerette d’inflammation périkératique plus ou
\ moins marquée suivant les jours où on l’observe. :
Les lésioris cristalliniennes, si vite constituées, comme nous l'avons vu, n’ont pas tardé à amener la formation d’une cataracte complète, mais cette fois, l’évolution vers la résorption est assez fréquemment constatée, surtout si le blessé n’a pas dépassé la trentaine. Elle se produit dans les trois à cinq mois qui suivent le traumatisme.
- Quant aux symptômes associés ils consistent :
1. — Plaie pénétrante oculaire. — Sa constatation est tres importante pour le diagnostic causal, Elle siège :
a) Au niveau de la cornée. Se présentant sous forme d’une