Cararares PAR CONTUSIONS OÙ COMMOTIONS
Le pronostic pré- opératoire ne doit être réservé qu’au cas où la commotion ou la contusion du globe a été assez violente pour amener une subluxation. du Calle ou une lésion du vitré ou des membranes profondes. Tout au contraire, les complications. inflammatoires sont réduites au minimum et cèdent assez vite à un traitement approprié,
Parmi ces cataractes, un certain nombre d’entre elles. méritent d’attirer notre attention par leur limitation en un point
; précis du cristallin et par le pronostic. réservé qu ‘elles com- portent, Comme nous l'avons vu déjà, celles- ci vont rester
stationnaires pendant des années et des années n’ayant aucune
/ tendance à se compléter ou à se résorber.
Citons, à ce sujet, l'observation du soldat P. IL présentait, lors de son premier examen, une cataracte lo-
calisée au centre même du cristallin, sous forme d’une opacité
rectangulaire de 5 millimètres de long sur 3 millimètres de large. Le traumatisme remontait à mai 1916. Or, en juillet 1918,
aucune modification n'avait été constatée dans l’état local du .
cristallin et cependant l’on comprend l’impatience que pouvait
manifester P. à être opéré quand il aura été dit que son autre
œil avait dû être énucléé.
“Il importe. donc, dans de semblables cas, de savoir réserver l’avenir malgré l'intégrité de la rétine, car il est impossible de fixer la date inême approximative de l'intervention ni de savoir dans quelles conditions elle pourra se présenter à ce
: moment.
Cependant, dans les cataractes par. contusion, même après les interventions heureuses avec les suites les plus favorables il esttoujours prudent de faire au malade de sérieuses réserves sur l’utilisation de son œilopéré. ï
La vision binoculaire est à peu près ned ae perdue.
Tout ce que l’on peut lui laisser comme espoir réside dus la |
MALE ÿ Li D nn es cf
8 | os seule affirmation, qu'il a déstate un œil en réserve qu A1 pourra utiliser s’il arrivait jamais accident à l’œilsain.
C’est là un minimum de garanties dont tout ophtalmologiste : doit savoir s ’entourer auprès de s son opéré. |
IT. — CaATARAGTES PAR PLAIES PÉNÉTRANTES.
4 RE Te D : |
ë de À À y si déjà nous avons montré le pronostic du groupe des cata-.
ractes par contusions ou commotions sous un jour relativement
peu favorable, ilnous faut, à plus forte raison, pour les cataractes: par plaiés. pénétrantes, constater que le Pere pe beaucoup plus sérieux.
Ici, en effet, il yaura pour ainsi dire superposition de deux But différents : la cataracte d’une part, la présence du
corps étranger et l'intensité des phénomènes inflammatoires,
d'autre part. Et le pronostic variera quelque peu dans les
gammes de la gravité, suivant que l'extraction du corps étranger a été pratiquée ou non, suivant She les signes d’ inflamma: Fr seront plus oh moins accentués.
L'opinion des aûteurs diffère sur les dHbeerse que peut pré-
senter pour l'œil traumatisé la présence dus corps étranger.
. Pour certains, même, l'œil serait assez tolérant. Lagrange, lui, envisage la position du corps étranger par rapport à la
région ciliaire, pos déclarer que le corps étranger ne présente de danger qu'au cas, où il se trouve dans le voisinage de cette région. Cependant, l'extraction précoce est maintenant admise par tout le monde, d'où il semble résulter que l'œil ne s’accommode pas toujours très bien de la présence d’un corps étranger. Seul le cristallin fai -même est ‘très. tolérant cn cet égard. - \ >
Tirons.de ces considérations les éléments de pronostic qu'elles comportent:
a) Extr action pratiquée. — Il y a, malgré tout, lieu d’ éleves quelques réserves, car il n’est pas toujours possible d'assurer que l'extraction a été complète, qu'il ne reste plus aucun corps étranger inclus dans le globe. / $
Conte le fait justement remarquer Frankel il existe une
ARE Re An He
grande « diflérénce dans les résultats “iuelé obtenus dans les
cas de corps étrangers intra-oculaires magnétiques extraits à
Pélectro- “aimant suivant qu’on a à faire à des ouvriers, ouvriers
des champs, ouvriers d'industrie ou à des blessés de guerre.
La proportion des. cas ayant donné des résultats satisfaisants, est bien plus considérable chez les premiers. - *
… La raison de cette différence si importante dans les résul-
tats fonctionnels et anatomiques de ces deux catégories est due
à ce que, dans les blessures d’industrie, on est en présence
x a un corps étranger oculaire presque toujours unique, tandis
ue, chez les blessés de guerre, on trouve dans l'œil des pro-
jectiles multiples bien plus souvent qu’on ne pourrait le croire »
non seulement par la radiographie sur le vivant, mais encore
sur celle pratiquée sur le globe oculaire énucléé.
ï : C’est ainsi que, sur 59 globes à corps étrangers qu'a fait radio-
graphier Frankel après énucléation, 28 seulement contenaient
des projectiles. uniques et 31 des projectiles multiples, se
répartissant ainsi quant au nombre d’ FR trouvés dans chaque .
œil: Ne FÉES
2 corps ue dans l'œil. Sel A TOTS 3’ LE — $ 6 »