Étectro-aimant. — C’est Seulement PA le gros lobe
‘aimant qu’on peut avoir des résultats probants. Le petitélectro:
aimant est d’un emploi plus incertain. Il nécessite l'ouverture d'une plaie pour introduire la pointe dans le vitré; il exige
aussi la localisation du projectile. Le gros électro-aimant, au
contraire, peut être appliqué dès l’arrivée du blessé dans un
centre d’ ophtalmologie, de l’avani, avant même d'avoir'eu re-
cours à une radiographie. La technique est des plus simples :
il suffit d'appliquer l'appareil contre le globe sans se préoccuper du siège de l’éclat. En alternant continuellement Le courant. on finit par obtenir en un point du globe une douleur bien
localisée et, dans ce cas, il y a les plus grandes chances que
se trouve là un corps étranger intra- Dellatte SR FAN MORE
Plus l'application de Délbotro aimant sera faite rapidement après le traumatisme, plus grandes seront les chances d’un résultat positif. Plus tard, le corps étranger s’enkystant subire
plus difficilement l'attraction magnétique. Cependant il ne faut
pas, pour cela, rejeter la méthode) mème quand la blessure remonte à fa ou trois semaines; nous avons vu des corps étrangers extraits du globe oulhine plus tardivement encore.
La recherche par l’électro-aimant est néanmoins limitée par deux facteurs : l’ enkystement du corps étranger et la présénce dans le globe d'un éclat non magnétique.
Cette méthode donne par là même des résultats ob dans un nombre de cas encore plus limités que la radiographie. Elle mérite cependant de ne jamais être négligée dans la recherche des corps étrangers. intra-oculaires.
Nous venons de voir les deux modes d’ exploration du globe,
dont |’ emploi est le plus courant et le plus justifié, en complétant heureusement les investigations de la clinique. L'électro- . vibreur. de Bergomé et la diaphanoscopie dont nous allons
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nous occuper maintenant s'adressent à des cas plus particuliers. pt CAES 3. L’électro-vibreur de Bergomé. — C’est un électro-aimant
actionné par un courant alternatif capable de mettre en vibration le corps étranger. Son plus gros avantage est de rensei-
gner sur l’état magnétique du corps étranger. Il peut donc
compléter la radiographie. En outre, au cours d’une interven-
tion, il peut indiquer au chirurgien la meilleure voie d’abord.
Par contre, son action est limitée à des corps étrangers assez
Lee et peu profonds. as - 4. La diaphanoscopie.— La. diaphanoscopie mérite d'être uti-.. Eh lisée quand le corps étranger est intra- cristallinien :elle permet
en outre d'apprécier assez facilement des dit de l'iris et diverses éventualités traumatiques profondes. C’est donc, en réalité, surtout une méthode de localisation, intéres-
sante “par le fait, que les corps étrangers les mieux tolérés
sont ceux du cristallin et qu'il n’y a, dés lors, aucune indica-
tion d’extraction précoce.
En somme, aucune de ces méthodes d'examen ne donne de
| réponses précises pour tous les cas de cataracte avec plaie pé-
nétrante. Elles sont seulement un appoint de plus pour le diagnostic causal et; à ce titre, ne doivent jamais étre négligées; surtout, répétons-le encore, Ja radiog tp et l’électro- Lorie \ ex Diagnostic d’origine. — En médecine civile, il est rarement nécessaire de rechercher les circonstances exactes dans les-
quelles se produit l'accident, cause de la cataracte. Il en est
tout autrement en médecine militaire et plus spécialement en médecine de guerre. Il importe ainsi, parfois, pour le méde-
cin expert, de rechercher si la cataracte ne remonte pas à un
temps antérieur à la mobilisation ou, d’autre part si, survenue
pendant les hostilités, elle engage nettement la responsabilité
de l’État, ou n’est pas due simplement à une imprudence volontaire ou involontaire du soldat. | Il est indéniable que, pendant la guerre, les soldats por-
ty
‘teurs de cataractes causées par des sovidenis Liiate guerre. ont cherché à'les faire reconnaitre comme suite de blessures
de guerre. Il ne faut pas, en effet, oublier qu'à la mobilisation
des hommes sont partis sans aucun examen oculaire préalable. 1 Dès lors, quoi de plus simple que dé chercher à faire. passer toute lésion oculaire non mentionnée comme résultant du service auquel ils ont été astreints. Sans doute, dans les cas douteux, le premier billet d’ hôpital devrait faire foi. Cependant, il est toujours facile de simuler une commotion ou une con-
tusion oculaire, surtout si le soldat vient à certifier qu’elle
s’est produite ue mois auparavant et qu’à ce moment même ila négligé de se faire évacuer?
Devant de pareils faits, l’expert militaire est d’ailleurs com- bi:
plètement désarmé ; refuser la pension dans tous les cas, qui ne sont pas nettement déterminés par un billet d'hôpital ou un certificat d’origine, c'est éviter la fraude, mais porter préju-
| dice à toute une’catégorie de mobilisés, dont la bonne foi paraît
hors de doute. Heureusement que ces cas de simulation sont quantités négligeables par APP au nombre de pensions que l'État aura à payer. ? | à Néanmoins, il serait désirable pour l'avenir qu’au moment des incorporations et, par la suite, à toutes leurs périodes militaires, les hommes soient astreints à des examens oculaires permettant l'établissement. de fiches constamment tenues à jour. Elles seraient certainement.une source de renseignements autrement -intéressants que le seul registre d’incorporation, auquel on a eu recours dans tous les cas litigieux. Quant aux. cataraëtes traumatiques | survenues pendant Ja | guerre en dehors du service, elles ne peuvent être reconnues telles par l'expert, qu ‘autant que le premier billet db tal porte la mention « non contractée en service ». Il s’en : faut d’ailleurs que, dans beaucoup de cas, pareil renseignement ait été donné avec toutes les garanties requises. Le méde-. : cin civil, qui signe un certificat engage sa responsabilité. Il n’en est malhet res een pas de même du médecin militaire,
qui se contente trop souvent du prenne renseignement donné par l'intéressé lui-même.