‹ Cataractes traumatiques de guerreChapitre 21 sur 54 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

’ Je

= IL out être envisagé à trois points de vue : différentiel, causal et d’origine; le. diagnostic causal étant, du reste, de

| beaucoup, Le plus important.

Nous serons, en outre, amené à étudier dans ce chapitre les

résultats qu'ont pu dont. pour la recherche des corps étrangers intra-oculaires, la radiographie et les autres méthodes préconisées dans ce but. Il est en effet du plus haut intérêt,

pour établir Le pronostic ou instituer un traitement, de savoir si

l'œil contient oui ou non un projectile.

Diagnostic différentiel. — Il est toujours facile de recon-

naïître une cataracte traumatique et la seule erreur qui peut être commise serait de laisser passer, sans la constater, une

opacité périphérique du cristallin. Nous avons déjà suffisam-

ment insisté sur la nécessité d’un examen minutieux du cristallin après tout traumatisme, ayant pu réagir sur le globe,

pour ne pas revenir plus longuement sur ce point.

Par contre, il est quelquefois assez difficile d'affirmer l’ori: gine traumatique d’une cataracte, quand il s’agit de mobilisés d'un certain âge, chez lesquels une cataracte sénile a pu tout aussi bien apparaître. D'ailleurs, si le traumatisme est indé-

niable, peut-être n’a-t-il fait que hâter l'apparition d’une cata-

racte par sclérose et atrophie.

Diagnostic causal. — Il est basé avant tout sur les commé-

moratifs du traumatisme, sur les symptômes et l’évolution cli-

nique, sur la coexistence des symptômes associés. Pour résumer ce que nous avons ie dit par ailleurs, nous

ue

rappellerons que la cataracte par contusion est caractérisée par une marche assez lente de l'opacification, par des symptômes

inflammatoires peu marqués, par la rareté extrême de la

résorption, par la fréquence de lésions associées ou de complications d'origines mécaniques : iridodialyse, Subluxation, | luxation du cristallin, hémorragies du vitré ou de la rétine,

rupture choroïdienne.

La cataracte avec plaie pénétrante a, elle au contraire, une

apparition précoce, une marche bide, des symptômes in-

flammatoires très accusés : elle évolue fréquemment vers la résorption spontanée. Les complications inflammatoires l’'emportent beaucoup, comme, fréquence, sur les comphcations

mécaniques. | j Ù

Quant à la cataracte par commotion, sa symptomatologie se confond presque PO PIS Teen avec celle de la; cataracte par

contusion. à

Cependant, si l’étude aie présente des ditféretices appréciables entre la cataracte par contusion et la cataracte par plaie pénétrante, il ne faut pas croire, qu’il soit toujours facile

de reconnaître quelle cause incriminer, surtout quand l examen. de l'œil cataracté est pratiqué plusieurs semaines après l’acci- ‘ dent et qu’on en est réduit à la seule constatation des SYMpE

tômes actuels.

Sans doute, les traces d’une cicatrice cornéenne permettent à elles seules de poser le diagnostic causal, mais elles man-

quent assez souvent pour nécessiter d’autres investigations. Les méthodes d'examen, que le médecin a à sa Ro à

sont par ordre d'importance : la radiographie, l électro- aimant,

l’électro-vibreur de Bergomé et la diaphanoscopie.

Recherche des corps étrangers intra- oculaires dans les cataractes traumatiques.

Cette recherche est devenue de pratique courante parce qu’en prouvant la présence d’un corps étranger intra- oculaire

non seulement elle fera reconnaître la cause réelle de la cata-.

‘.racte, mais qu’elle justifiera en outre l’application d’un traitement visant à l'extraction de ce corps étranger.

| 24. Radiographie. — +2 radioscopique. I] faut d’abord Droaier Pappoint que peut apporter pareil examen au diagnostic étiologique. Il est beaucoup moins grand, qu’on ne pourrait le supposer au premier abord. Trop souvent, la ra- diographie donne, en effet, une réponse négative alors qu'après T'énucléation de l’œil, la recherche directe ou l'examen radiographique indiqueront la présence réelle du corps étranger. Plusieurs raisons motivent la difficulté de l'examen nn phique oculaire sur les vivants: DH ; a) La situation du globe oculaire, difficilement accessible aux rayons lumineux par suite de la superposition de plusieurs plans osseux, voire même du congénère dans la position laté- Male 7.0 Fons dt = b) La petitesse dés éclats.

. c) Leur degré de pénétration par les rayons. - Se livrant à des examens simultanés sur le vivant et sur Lœil énucléé, Frenckel a pu ainsi relever huit cas dans lesquels la radiographie s’est montrée absolument négative, alors que l’énucléation une fois faite, l'examen eue .S ‘est montré nettement positif.

Bien plus, la constatation d’une opacité sur a plaque radio- | graphique prouve sans doute l’existence d’un éclat dans la région orbitaire, mais il faut encore préciser sa présence dans le globe lui-même. Il ne suffit pas pour cela de prendre sur une même plaque l'image de l'œil dans des positions différentes et constater le déplacement du corps étranger, pour conclure à la présence intra- oculaire de l'éclat; car celui-ci | peut encore siéger dans les gaines tendineuses et,suivre les déplacements imprimés à l'œil. Il faut alors avoir recours à une technique radiographique assez spéciale préconisée ‘par Bellot et Fraudet, sur laquelle on nous permettra de ne pas insister plus longuement, préférant renvoyer directement au travail de ces deux auteurs.

Si. l'examen radiographique donne des résultats aussi peu certains, il faut encore savoir que le corps étranger, après avoir traversé le globe oculaire, peut n'être visible sur aucun examen radiographique, pratiqué non seulement sur la région orbitaire, mais encore au niveau des régions voisines.

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Frenckel a pu ainsi relever dix-huit exaniens 1 positifs, fait: surdes globes oculaires énucléés pour plaies pénétrantes, alor:

que la dE Ta sur le vivant n r'avait dons aussi ue des

résultats négatifs. »

En somme, chez tout blessé du abs la D ES est ur bon AA de la clinique. Elle ne permet cependant de con

clure, que si le cliché porte la marque de l'éclat et encore après

un examen radiographique fait, suivant une technique très spéciale pour affirmer, la présence (nee, JOCRREES du orné étranger. EU LATE)

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