‹ Cataractes traumatiques de guerreChapitre 25 sur 54 · PROPHYLAXIE DES CATARACTES TRAUMATIQUES · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE DES CATARACTES TRAUMATIQUES

Mn INPRUE Li x

- Dès le mois de novembre 1915, avec M. le professeur agrégé Terrien, nous avions, les premiers, attiré l'attention sur Ce’

fait très important, que la plupart.des blessures du globe étaient déterminées par des éclats de volume très minimes. - Nous en avions tiré la conclusion, qu’il serait facile, par un

moyen de protection approprié, de diminuer considérablement 4

le nombre des blessures du globe oculaire. Tous les cas de cataractes traumatiques par corps étranger sont dus à des éclats très petits. Il nous paraît donc logique d'admettre, qu’ils . auraient pu étre facilement arrêtés et nous ne saurions trop à ce sujet que rappeler les conclusions d’un de nos derniers articles sur cette question si importante: « Peu importe le

modèle qui aurait la préférence. Ce qu'il faut avant tout, c’est

‘adopter un appareil bien toléré par les soldats, ne gênant en *

rien la vision, et surtout protégeant avec efficacité contre ces . multiples petits éclats, à force de pénétration limitée, et cependant si dangereux pour le globe oculaire. »

Sans vouloir rappeler ici tous les modèles, qui ont pu étre

présentés par quelques-uns de nos confrères ou par nous- {même nous nous contenterons de décrire rapidement le dermier modèle présenté par nous à l’armée. Admettant en principe, que l’ appareil protecteur contre les éclats doit être séparé

du masque contre les gaz et qu’il sera accepté plus facilement

par les soldats s’il se trouve fixé au casque lui-même, nous

avons fait établir un modèle de masque pare-éclats ainsi compris. Il se sampose essentiellement d’une plaque métallique

Re

Pr à

Î | x | Se cintrée, pivotant au milieu de la partie tout inférieure du casque. La plaque peut être ainsi tour à tour amenée en avant du visage qu'elle recouvre complètement, ou rejetée au contraire en arrière; pouvant s'arrêter sur le rebord ? inférieur du casque. Le passage de l’une à l'autre de ces po-. sitions est des plus faciles. Le soldàt aura ainsi la latitude,

+ suivant les ordres reçus, soit dè se protéger avec son masque,

soit de laisser la figure à découvert. Pour assurer la vision. est ménagée à la partie supérieure de la plaque, au niveau des yeux, une fente de { centimètre de haut sur 20 centi-

{ mètres de long, avec son bord inférieur rejeté en dehors:

Inutile d'ajouter qu'entre le visage et la plaque est ménagé un ÉPICES suffisant pour permettre le port du masque contre les gaz.

Nous avons adopté ce dispositif, qui, sul. assure une étendue de champ visuel suffisant et n’entraine aucune baisse de l’acuité visuelle, même la nuit. # Malheureusement ce modèle, pas plus du reste que tous

ceux qui furent présentés à l’armée pour protéger les yeux.

contre les blessures de guerre, ne fut l’objet d’études bien suivies. Et cependant quelle négligence coupable de l’administration militaire, quand on pense que plus de 75 p.100 des blessés oculaires auraient été efficacement. protégés. IL en résulterait pour l’État une économie de plus de 60 millions de. francs par an en pensions ou gratifications. ; Il ne reste même pas pour les services, qui n’ont pas su comprendre l’intérêt des projets présentés, l’excuse de n’'a-. ‘voir pas été suffisamment prévenus de la valeur de la protection dans les blessures oculaires de guerre. Dès le mois de nt 1916, M. Justin Godard, sous-secrétaire d'État au Service de santé, présidant une réunion des chefs de Centres : d’ Éphtalaoloelé reconnaissait l'importance de cétte Te et s’engageait à obtenir rapidement une décision. qu'on attendait encore deux plus tard, à la signature dé |’ armistice.

Cataractes traumatiques, suite de contusions ou de commotions.

CR non 4:

A: A.., du 294° d ‘infanterie, âgé ie 38 ans, blessé le 15 octobre 1916,

à M... se explosion d’obus. Ne -Opéré de cataracte à G..., le 14 Aéenibre 1916. Entré le 13 janvier 1917 à l'hôpital 30, à Tours. .

O. D. — Aucune trace de blessure ni au niveau du globe, ni au pourtour de la cavité orbitaire. Le soldat prétend avoir reçu un violent choc -au moment de Repiosipa) de l’obus. Baisse rapide de la vision. Douleur assez vive dans la région sus-orbitaire pendant quelques jours.

* Actuellement colobome irien. Pas de lésions du fond de l’œil. ui

normale. V. 3/10 avec + 15. ] 0, G. == Normal.’ 6 . OBSERVATION 2.

G. E..., du 150° d'infanterie, âgé de 23 ans, blessé le 14 avril 1917 à B...-au-B..., en een une grenade.

Entré le té juin 1917 à l'hôpital 30, à Tours.

O. G. — Plaie superficielle de la fosse temporale gauche. Pas de trace de plaie pénétrante au niveau du globe oculaire. Baisse de la vision assez rapide après la blessure. Les premiers jours œil légèrement irrité. Ac-

. tuellement cataracte traumatique presque complète. Bonnes projections

lumineuses dans toutes les directions. Radiographie négative, os normale. V. Perceptions lumineuses. NE O. D. — Normal.

Le soldat est envoyé en convalescence de trois mois. | Retour à l'hôpital le 25 octobre.

Opéré le 18 novembre.

— 72 - Iridectomie. Anne de la cristalloïde antérieure: Cristallin que cifié. Suites opératoires normales.

Le 7 décembre, on constate à l’ éclairage direct la présence d’ une petite membranule dans le champ pupillaire avec orifice central a le passage des rayons lumineux. V. 2/10 avec + 9:

J. G..., du 164° d'infanterie, âgé de 21 ans, blessé le 31 mai IPRALEE "à un on d'obus au M... H... | ns Entré le 8 juillet 1917 à l'hôpital 30, à Fauré, 4 O. D.— Baisse de la vision en quelques jours. Aucune trace de blessure oculaire. Radiographie négative. Cependant iridod yalise supérieure et inférieure donnant la preuve d’une contusion du globe. Bonnes pro-. jections lumineuses. Tension normale, . Perceptions lu mineuses. O. G. — Normal.

29 juillet. — Opéré de cataracte depuis: sa sortie de l'hôpital 30, G nous écrit que sa vision de l'O. D. est, sans verre, de 1/50.

OBSERYATION k.

LA..." du 20° d'artillerie dé campagne, âgé de 27 ans, Ho da 7 mai 1916 : à la C...-S..., par éclatement d'obus. j: “Section due bras, rétraction des Hoi premiers He de la main gauche et ankylose des articulations métacarpo- phalangiennes.

O. D. — Plaie superficielle de l’arcade sourcilière à sa partie médiane: sur un centimètre de long. Contusion du globe oculaire. Baisse rapide! de la vision. Opération de la cataracte faite au Centre ophtalmologique | de la XIV° région par M. le professeur Rollet.

Actuellement, à son entrée à l'hôpital 30, le 10 juillet 1916, le blessé | présente au niveau du champ pupillaire, une membranule épaisse avec. cependant un orifice central suffisant pour laisser examiner le fond d'œil, difficile à bien éclairer à cause d’un léger trouble des milieux. à V. Faibles perceptions lumineuses.

O. D. — Normal. RAD

28 juillet 1918. — À... nous écrit qu'il ne voit absolument plus rien

de son œil traumatisé. ï :

E. B..., de la 7° section des C. Di âgé de “ii ans, blessé le 30 juin Fine à T..., par éclatement d’obus.

te 73 pe

du en consultation. le 20 juillet 1916 à rpital 30 ei hosbitaiaé hi même jour. j

0. D. — Contusion duglobe oculaire. Aucuhe trace de plaie pénétrante. Perte de la vision en 4 à 5 j jours. Légère douleur les premières heures. :Opération de la cataracte pratiquée au mois de décembre 1916. Sur le billet d'hôpital on relève les renseignements suivants : extraction linéaire sans iridectomie, perte moyenne du vitré. Actuellement, fond d'œil facilement éclairable, pupille réagissant bien à la lumière. V.3/10 avec ns 11.

ONG Normal. ie |

29 juillet 1918. — B... nous écrit que sa vision de l'O. D. n'est plus que de 1/100. Phare M Are, 4

Le R:. , du 09° d'infanterie, âgé de 29 ans, blessé le 1 juillet en face de B..., par éclatement d’obus. à Entré le 4 août 1917 à l'hôpital 30. DE A Plaies multiples de la face, plaie contuse de la région frontale bits: déchirure superficielle de la paupière supérieure droite. re O. D. — Contusion du globe oculaire. Il n'existe aucune trace de plaie pénétrante même pas au niveau de la déchirure palpébrale. Baisse assez rapide de la vision, qui ne s’est pas modifiée depuis. fridodyalise à la. partie inférieure. Mydriase constante. Opacité Horse à la cristalloïde antérieure. T.normale. Ne AOÛ: cn à … 01G. — Normal. k Not Le blessé, sorti du Centre le 15 septembre, revient se faire examiner le 22 novembre : les lésions constatées n ‘avaient subi aucune modification, l’acuité visuelle était toujours réduite à 1/100. 25 juillet 1918. — Mème état. Ye. 17100.

OBSERVATION vis

H. C..., du 32° d'infanterie, âgé de 30 ans, blessé le 9 mai à Vis Dar ricochet cs balle.

Venu en consultation à l’hôpital 30 16 12 février 1917 et hospitalisé le jour même. Que

Plaies multiples et superficielles des régions frontale et temporale gauches; au voisinage de la région orbitaire, plaies de la racine du nez.

O. G. — Contusion du globe oculaire, perte de la vision en quelques jours. Actuellement cataracte incomplète. Quelques rayons seuls sont cataractés. OEil en léger strabisme divergent, léger trouble du vitré..

| ri |

LATE Lie ie #

Bonne projection neue dans toutes ès directions. | Radiographie négative. Tension normale. V. Perceptiôns lumineuses.

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