‹ Catarrhe suffocant d'origine grippaleChapitre 12 sur 25 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

Si nous jetons maintenant un coup d'œil d'ensemble sur ce travail, nous voyons que le catarrhe suffocant grippal forme un type clinique, anatomique et bactériologique. Cliniquement, l'affection est caractérisée par une dyspnée intense ne tardant à devenir une asphyxie progressive et, pour ne pas nous répéter, nous renvoyons au tableau général que nous avons présenté au début de ce travail.

Anatomiquement, le grand caractère de la lésion est l'étendue du catarrhe qui envahit la totalité de l’arbre bronchique jusque dans ses plus fines ramifications.

Ce catarrhe est très intense ; la muqueuse est extrêmement hyperhémiée, l’épithelium est détruit et la surface de la membrane est recouverte d’un exsudat épais, gluant, souvent verdâtre, muco-purulent. Cet exsudat est composé de cellules épitheliales et de globules de pus. Le chorion de la muqueuse, quelquefois exulcéré, est très

congestionné, infiltré de cellules.

Souvent les vaisseaux de la muqueuse sont rmtoses l’endothelium des vaisseaux est desquammé (Klebs) et, à ce niveau, il se fait un thrombus.

A ces lésions principales viennent s'ajouter de la dilatation des bronches et des lésions pulmonaires. Ces

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lésions pulmonaires sont l’'emphysème vésiculaire produit par la difficulté qu’a l’air à être expulsé de l’appareil respiratoire. À cet emphysème s'ajoute par place l’ateleciasie : les vésicules pulmonaires vidées de l’air qu'elles contenaient ne peuvent plus se remplir, à cause de l’obstacle mécanique situé dans les bronches, et le tissu pulmonaire reste affaissé. Toutes ces lésions macroscopiques et microscopiques sont notées dans nos observations (obs. Let obs. IT). Nous n'insisterons pas sur les lésions des autres organes qui sont la conséquence de l’asphyxie (dilatation du cœur, congestion rénale) ou une manifestation éloignée du virus grippal.

Bactériologiquement, nous avons vu longuement les caractères du bacille de Pfeiffer qui en est la cause : nous avons vu qu’il pullulait en abondance sur la muqueuse dont il cause le catarrhe; nous avons vu jusqu'où ül pénètre,

Au point de vue pathogénique, il est facile de comprendre le catarrhe suffocant grippal. Le bacille de Pfeiffer est Surtout un parasite de surface; il se cultive sur la muqueuse des organes respiratoires dont il cause l’inflammation et comme il a une tendance à envahir très rapidement, il infecte tout l'arbre bronchique,

L’exsudation muco-purulente qu’il provoque ne tarde pas à oblitérer les canaux aériens capillaires dont la lumière très étroite est facilement encombrée. De là la dyspnée et l’asphyxie. Est-ce que les symptômes du catarrhe suffocant sont toujours dus et exclusivement à une oblitération mécanique, comme le croyait Laënneec, ou au contraire à des troubles respiratoires nerveux (pneumo-

gastrique), commnie l’avait soutenu Graves ? Nous croyons, etles faits anatomo-pathologiques semb ent le prouver, que l'exsudation purulente si abondante, par l’oblitération qu’elle provoque, estla principale cause desaccidents ; . cependant, il ne faut pas oublier que le bacille de Pfeiffer, - comme nous l’avons vu, sécrete une toxine et que le système nerveux en particulier est très sensible à ce poison.

Il est donc possible d’imputer à l’intoxication certains . accidents généraux et le collapsus. Peut-être aussi la toxine joue-t-elle un certain rôlesur l’innervation du poumon et des bronches qui n’ont pas de tendance à se débarrasser des mucosités. Le catarrhe suffocant est donc la conséquence avant tout d’une infection bronchique aidée d’une intoxication. Dans le catarrhe suffocant grippal, cette infection est causée par le bacille de Pfeiffer, nos observationsle prouvent.

Dans l’une en effet, ce bacille était à l’état pur, ce qui à été montré, aussi bien par la culture que par l'examen microscopique et, dans l’autre, il n’y avait que quelques preumocoques très rares, relativement à la quantité énorme de bacilles de l’influenza. É

Nous ne reviendrons pas sur le diagnostic qui a été fait au début pour le catarrhe suffocant en général, disons seulement que pour faire le diagnostic de grippe, en dehors de l’épidémie, il est presque nécessaire d'avoir recours à l'examen bactériologique.

Le traitement du catarrhe suffocant grippal n’a pas d'indication spéciale et il est purement symptomatique, comme nous l'avons dit pour l'affection en général.

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Cependant, en cherchant dan et Kolle, il est permis d’esp Serum préventif et curateur.

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