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ensemencer sur cette surface sanglante. Ce milieu lui. permit d’avoir des cultures abondantes et faciles à entre- . tenir par repiquages successifs.
Pfeiffer chercha alors par des expériences judicieuses
à savoir quelle était la partie du sang qui était utile. Les colonies ne se développent pas sur le sérum privé de glo-' bules rouges. Il mélangea alors à du sang du sel marin et il laissa déposer les globules ; il décanta pour obtenir les hématies qui furent lavées avec une solution salée et il vit que ces globules rouges privés de sérum donnent des cultures abondantes. En séparant ensuite l’hémoglobine du stroma, il montra que c’était l'hémoglobine qui était le corps nécessaire au développement de son bacille. Il poursuivit ses recherches pour savoir comment agissait cette hémoglobine. Etait-ce parce qu’elle fixait l'oxygène? Pour le savoir, il a ensemencé des tubes ensanglantés sur lesquels il faisait passer de l’oxyde de carbone jusqu’à ce que tout l'oxygène füt chassé ; ces tubes mis à l’étuve restaient stériles (parce que le bacille est aerobie strict), mais si on laissait rentrer l'air, les colonies apparaissaient et cependant l’oxyde de carbone était resté fixé sur l'hémoglobine ; cette dernière n’agit donc pas en fixant l’oxygène. D'autre part, une autre preuve est donnée par ce fait que l’hémoglobine chauffée à 70° permet encore la culture, bien qu’elle ne fixe plus l'oxygène. Pfeiffer voulut alors chercher si ce n'était pas le fer qui était utile, mais il ne put pas faire de combi- naison albumineuse de fer. Nous arrêterons là cette analyse, car nous aurons à revenir plus loin sur ce très important mémoire où l’auteur étudie la morphologie, Ia
biologie, le pouvoir pathogène du microbe qu’il a découvert et pose la question de la différenciation d’un pseudobacille de l’influenza qu'il aurait rencontré dans des catarrhes des voies respiratoires en dehors d’une épidémie de grippe. |
: De nombreux travaux. ont suivi le mémoire de Pfeiffer. Kitasato (1), Pfuhl (2) ont aussi trouvé le bacille décrit par Pfeiffer, mais ils pensent avoir pu le cultiver sans addition de sang sur la gélose. En Angleterre Klein (3)a trouvé le bacille dans les crachais et aussi dans le sang mais, dans ce dernier cas, il n’obtint pas de culture.
Canon (4) a aussi prétendu avoir obtenu des cultures én ensemençant le sang des malades. Pour les recherches microscopiques, il laissait les préparations fixées par l’alcool dans une solution ainsi composée (40 grammes d’une solution aqueuse concentrée dé bleu de méthylène additionnée de 20 grammes d'une solution alcoolique à 1/2 0/0 d’éosine et de 40 grammes d’eau distillée) pendant 3 ou 4 heures à l’étuve à 87°.
. Weichselbaum (5), dont les premieres observations fes
(4) Kitasato. Ueber den Influenza bacillus und sein PÉSPATARRR Deutsch. med Wochenschr. 1892).
(2) Pfuhl. Beitrag zur Aëtiologie der Influenza (Centralblatt für Bactériologie 1892.) j
:(3) Klein. oh on Influenza in its clinical and pathological aspects
(4) Canon. Ueber einem Microorganismus im Blute von Influenza Kranken. (Deutsch med. Wochenschr 1892).
(5) Weichselbaum. Beitrag zur Aetiologie und pathologischen Anato= mie der Influenza {(Wicner klin: Wochensch 189).
s’äccordaient pas avec celles de Pfeiffer parce qu’il avait observé surtout des cas compliqués de pneumonie, a confirmé complètement le travail de Pfeiffer. Comme Pfeiffer, comme Borchardt (1), il n’a point trouvé le bacille dans le sang et explique les accidents généraux par une toxine secrétée au niveau des THAGIENSES où le bacille se cultive si äbondamment, | ‘ Huber (2) à étudié l’ épidémie de 1893 en Prusse. Il trouve les bacilles dans les crachats au microscope ét par là culture, bacilles semblables à celui de Pfeiffer au point de vue morphologiqueet biologique. Il ne les a pas trouvés dans d’autres maladies, D’après Huber le bacille ne se développe pas dans le sang des malades et les accidents généraux doivent être rapportés aux poisons solublés, Un point original du travail de Huber, est l'emploi d’un milieu de culture un-peu spécial. Il se sert de l'hémoglobine de Hommel qu'il stérilise à 100° après avoir ajouté de la potasse jusqu’a réaction très alcaline et qu'il mélange à de la gélose ordinaire fondue et maintenue à une température de 50°. Sur ce milieu, les baciiles poussent. plus lentement, mais restent vivants De longtemps (40 Jours). :
. En France Cornil et Chantemesse (3) ont étudié l’épidémie de 1892 et ont retrouvé un bacille analogue à celui de Pfeiffer.
-(1) Borchardt. Bert. klin. Wochenschr. 1894.
(2) Huber. Zeitschr f. Hyg.t. XII.
‘(3) Cornil et Chantemesse. Sur le microbe fa HÉRRUA Bull. 4e. Méd. 1892. ° ; *
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Nous devons citer le travail de Mossé (1) l’excellent article de Netter (2) et celui de Bourges (3). Tessier, Roux et Pittion (4) ont décrit chez les malades atteint de grippe un microorganisme essentiellement polymorphe qu'ils ont trouvé dans l'urine et le sang. Ce microbe n’a aucun rapport avec celui de Pfeiffer et n’a point été retrouvé par les autres bactériolcgistes. Cette année Meunier (5) dans un. important travail a étudié dix cas de bronchopneumonie où il a trouvé le bacille de Pfeiffer. L'analyse bactériologique de ces cas a été très rigoureusement conduite, et les. faits minutieusement observés sont très démonstratifs.
Plus récemment nous devons signaler le travail de Cantani (6) où il montre que la toxine agit tout spéciale-. ment sur le système nerveux et qu’en faisant des passages par lapin, en inoculant dans le cerveau, on augmente la virulence du bacille de l’influenza.
Enfin W. Delius et W. Kolle (7) ont très bien étudié la virulence du bacille chez les différents animaux. Ils ont d’abord cherché à avoir des cultures abondantes. Ils ont
(1) Mossé. Rech. experim. et clin. sur l’influenza. Rev. de Méd, mars 1895.
(2) Netter. Article Grippe dans le traité de médecine de Brouardel.1895. (3) Bourges. Article de Grippe dans le Manuel de Médecine de Debove.
(4) Teiïssier, Roux et Pittion. Arch. de med. exper. 1892.
(5) Meunier. Dix cas de bronchopneumonie infantile. Arch. gener. de Med. 1897.
(6) Cantani. Wirkung der Influenza-bacillen auf das Central-nerven= System. Zeitschr. für Hygiene. Octobre 1896.
(7) Delius und. W, Kolle, Untersuchungen über Influenzaimmunität, Zertschr. für Hygiene, avril 1897. :
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eu de bonsrésuliats en faisant un mélange de bouillon et de sang de pigeon défibriné et surtout en mélangeant de la gélose avec ce sang de pigeon. La culture est plus abondante lorsqu'on mélange le sang à la gélose que lorsqu'on se contente de l’étaler à la surface. Il faut 1/4 ou 1/2 centimètre cube de sang pour 50 cc. de bouillon. On le mélange et on le congèle pour faire diffuser l’hémoglobine. Grâce à l’abondance de ces cultures, les auteurs ont putuerles cobayes par injection intra péritoneale ; ils ont constaté la pullulation de bacilles dans le péritoine ; il y a donc eu véritable infection. Nous reviendrons sur ce mémoire en étudiant l’histoire du bacille de l’influenza. MiCROBE DE L'INFLUENZA. — De tous .les tra aux que nous avons énumérés, il résulte que l’agent causal de la grippe est bien le bacille décrit par Pfeiffer qu’il est facile de retrouver sur les malades atteints de la maladie en prenant certaines précautions techniques.
Technique. — I] faut avoir soin de recueillir dans des verres stérilisés le mucus du nez ou les crachats des bronches avec une pipette stérilisée; on prélève au centre ducrachat un peu du muco-pus et on s’en sert pour faire les préparations ou les ensemencements. Pour faire l'examen microscopique, on étale sur lamelle un peu de ce mucopus qu’on laisse sécher et,après fixation par la chaleur ou l’alcool,on plonge pendant 10 minutes ces préparations dans le liquide de Ziehl (fuschine I gr., Alcoo! 10 gr., Eau phéniquée à 5 0/0 100 gr.) dilué avec de l’eau distillée au 1/20. On lave la préparation, on la laisse sécher et on la monte dans le baume pour l'examen microscopique avec. un objectif à immersion.
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Pour le cultiver il faut préparer des milieux contenant ‘ du sang. On peut facilement se procurer du sang d'homme. Pour cela après avoir désinfecté la peau de la face dorsale du doigt, à quelqués millimètres dé l’ongle, en lavant successivement à l’éther, l'alcool, le Sublimé, l’alcool et l’ether, on piqué la peau avec une pointe biéñ t'anchante et, eñ pressant le doigt, on faitsourdre une assez grande quantité de sang qu’on recueille dans une pipette stérilisée. Si on le peut,il vaut mieux employer le sang de lapin et surtout du pigeon (le plus riche en hemoglobine) qu’on récueillé purément en ponctionnant une artère avec l'éxtrémité d'une pipette. Quel que soit le sang employé, oh prépare le milieu en étalant le sang à la Surface d’un tube de gélose inclinée ou bien en le mélangeant à la gélose préalablemeruit fondue et refroidie à 40-45°. Pour faire du bouillon, il suffit d'y mélanger un peu dé sang (1/2 cc. pour 50 cc.)
Pouvoir pathogène. — En réalité, le bacille dé l’influenza n’est pas pathogène pour les animaux. (Les animaux domestiques n’ont pas Spontanément la grippe et lès maladies qu'on adécrites sous le nom de grippe des animaux sont différentes si on les examine de près.)
Pfeiffer et d’autres sont arrivés à rendre malades ou à tuer des animaux (lapins, singes) en les inoculant dans là trachée, le péritoine, les veines ; maïs, en réalité, ces auteurs ont plutôt produit une intoxication qu'une infec= tion, car l’examen post mortem à montré que les bacilles ne s'étaient pas développés êt, d'autre part, des cultures stérilisées (chloroforme) soht presque aussi nocives.
Cependant en inoculant de fortes doses, on arrive à
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produire une toxisinfection. Meunier a tué ainsi un lapin dont le Sang contenait beaucoup de bacilles: Delius et Kollé, en faisant des cultures très abondantes et en inoculañt des doses suffisantes, sont arrivés à tuer de petits cobayes par injection intra-péritonéale. En ce moment, ôn peut dire que le bacille de l'influenza est peu pathogène pour les animaux, qu’il peut les tuer plutôt par la toxine qu’il contient que par son développement dans le corps dés animaux ; mais, étant donné ce qu’on sait sur la virulénce des ti opobes, on conçoit qu'il soit possible d’exagérer cette virulence-par des passages où d’autres procédés. |
L’impossibilité d'obtenir en ce moment une grande virulence est cause que toutes les tentatives de vaccination, d’'immunisation ont échoué.
Delius et Kolle ont réussi à injecter des doses de plus en plus considérables à des cobayes, mais la résistance qu'ont acquis ces animaux à une dose mortelle n’est pas une immunité spécifique, car des cobayes vaccinés de la Même facon avec le choléra, le bacille de la fièvre typhoïde, avaient la même résistance au bacille de linfluenza.
Delius et Kolle ont vu que les animaux (chien, chèvre, mouton) qui avaient recu ainsi successivement des doses de plus en plus fortes de cultures et qui d’ailleurs avaient fini par mourir, fournissaient un sérum dépourvu de tout pouvoir anti-toxique ou bactéricide. Il en a été de même avec le sérum du sang d'hommes convalescents de la maladie.
Meunier avait déjà montré que le sérum n'avait pas
non plus de pouvoir agglutinant. La toxine de ce bacille est aussi mal connue : on sait seulement que des cultures : stérilisées peuvent tuer les animaux. Des cultures en bouillon ensanglanté, très abondantes, filtrées sur bougie, ont pu tuer des cobayes de 220 gr. à la dose de 8®,
Caractères morphologiques.— Le bacille de l’influenza est un petit bacille plus petit que celui de ia septicémie des souris. à peine plus long que large, seul ou accouplé deux par deux. Disséminé dans le mucus, il forme aussi des amas, tantôt en dehors des celluies, tantôt inclus dans les leucocytes qu'il remplit parfois. En culture, 1l donne souvent des formes allongées presque filamenteuses,surtout si l'es conditions de culture ne sont pas très bonnes. Il n’est jamais mobile.
Il se colore difficilement par les procédés ordinaires (bleu de Loeffler — solution hydro-alcoolique de Violet de Gentianc) etla méthode de choix est l'emploi du liquide de Zieh]l dilué commenous avons dit. Souvent on voit que les extrémités arrondies sont seules à avoir pris la couleur. Il se décolore par la méthode de Gram. Jamais on ne lui voit de capsule.
Caractères de culture. — Le bacille de l’intluenza ne se développe en aucune façon sur les milieux habituels (gélose, gélatine, pomme de terre,bouillon, milieux sucrés, serum coagulé, milieu de Wertheim) ; il ne pousse que sut les mélanges contenant de l’hemoglobine qu'on prépare come nous avons dit plus haut (1). Sur gélose ensan-
(1) On obtient parfois sur gélose ordinaire (et Pfeiffer l'avait déjà dit quelques colonies sur l’ensemencement primitif qu'on fait, parce qu
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glantée on voit, après 24 à 36 heures de séjour à 37°, de très fines colonies plus petites et plus transparentes encore que celles du pneumocoque, au point qu’il faut souvent employer la loupe pour les voir. On les voit plus nettement lorsque, après plusieurs jours, la gélose commence à se dessécher. Comme pour certains microbes, dont chaque colonie gêne le développement de sa voisine, la culture n’est pas confiuente et les colonies sont d'autant plus grosses qu'elles sont pluséloignées les unes desautres.A la loupe ou mieux au microscope (obj. O), on voit avec un faible éclairage de petites gouttelettes très refringentes, formant un petit nuage brillant ou granuleux selon la mise au point. Sur detrès bons milieux (gélose fraiche et sang de pigeon) et lorsque les colonies sont espacées, on peut obtenir un développement atteignant la grosseur d’une tête d’épingle ; la gouttelette légèrement grisâtre est alors plus facile à voir, bien qu’elle ait gardé ses caractères de transparence et de finesse.
Le bacille de l’infiuenza est un aérobie strict. Il ne pousse pas au dessous de 26° et au dessus de 42°. La température ordinaire de 37° est très bonne. Ce bacille pousse relativement lentement, car au bout de 24 h.,on ne peut, encore rien distinguer ; il faut attendre 36 à 48 h.
Le bacille peut être entretenu en cultures pendant des mois,mais il faut le réensemencerau moinstousles 8jours, car il est très fragile. Huber, sur un milieu spécial (voir
avec le microbe, on transporte aussi une petite quantité de sang du maladé ; mais on n'obtient pas de cultures successives sur les milieux ordinaires .
historique) a vu une culture rester vivante 40 jours, mais quand la culture se fait bien, le milieu est vite épuisé et le bacille meurt, car il ne donne pas de formes de résistance.
Chez l’homme, d’après l’analyse ciinique, anatomique, et expérimentale, il semble que le bacille de linfluenza soit un parasite surtout de surface. fl se cultive en abondance sur jes muqueuses (nez, larynx, trachée, branches) ; c'est lui qui provoque coryza, laryngite, bronchite, bronchite capillaire et des broncho-pneumonies (Pfeiffer-Meunier). Exceptionnellement, il peut envahir d’autres régions (otites, méningites, pleurésies) ou passer dans le sang. La plupart des auteurs qui ont bien vu le vrai bacille de l'influenza ne l’ont trouvé dans ce liquide qu’exceptionellement et à l’état isolé; cen’est pas là qu'il pullulle, le sang ne lui sert que de vecteur.
Anatomiquement les lésions que cet organisme provoque sont essentiellement catarrhales et sont caractérisées par une hyperhémie intense, une infiltration cellulaire superficielle, la destruction épithéliale et la formation d’une très abondante exsudation muco-purulente. Il pénètre entre les cellules épithéliales (Pfeiffer) mais peu dans le chorion ; il provoque enfin quelquefois de lathrombose des vaisseaux de la muqueuse, thrombose à laquelle Klebs fait jouer un grand rôle dans la production de certains accidents. à
Les accidents généraux et nerveux sont évidemment provoqués par la toxine que l’expérimentation d’ailleurs montre existant dans les cultures.
Certaines complications, comme les pneumonies fibri-
neuses etc., peuvent être la conséquence d'infections secondaires variées dont nous n'avons pas à nous occuper
Avant de terminer cette étude du bacille de linfluenza, il nous faut dire quelques mots d’un bacille que Pfeiffer a décrit sous le nom de pseudo-bacille de l’influenza. Il a trouvé cet organisme dans des bronchites catarrhales survenues en dehors d’une épidémie de grippe, et c’est pour cela qu’il distingue ce pseudo-bacille du vrai, Il trouve en effet que ce pseudo-bacille a quelques caractères morphologiques différents (un peu plus gros, un peu plus long) mais ces différences sont bien peu sensibles et il est permis de se demander si vraiment il ne s'agissait pas du vrai bacille de linfluenza et si simplement les malades de Pfeiffer n'avaient pas une grippe atténuée, comme on en voit quelquefois après une épidémie.
BACILLE TROUVÉ DANS NOS CAS DE CATARRHE SUFFOCANT. — Le bacille qui à été trouvé dans les deux observations qu’on trouvera plus loin a été longuement étudié et voici les caractères résumés qui permettent de l'identifier :
Dans les crachats (Observ IT) ou dans le suc pulmonaire (Observ. I) il se présentait sous la forme d’un petit batonnet plus mince que le bacille du rouget et surtout moins long. Certains éléments étaient tellement courts qu’on aurait pu les prendre pour des cocci, (quand ces batonnets sont placés verticalement dans la prépäration, ils sont vus par la pointeet donnentl’impression de coccus); leurs extrémités étaient arrondies. En quantité innombrable (crachats de l’Obs.II) ils étaient soit libres, soit inclus dans les cellules. Colorés par différents procédés, ils
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se montrent peu aptes à prendre la couleur, et le liquide de Ziehl dilué est le seul réactif qui nous ait donné de bons résultats. Par la méthode de Gram ils se décolorent complètement.
En culture, nous avons obtenu des bacilies semblables; mais, après quelques jours de présence à l’étuve, ou sur certains tubes, on voit des bacilles longs, quelquefois des filaments dont quelques uns sont irréguliers ; ils ont les mêmes caractères de colorabilité.
Les cultures n'ont pu se faire que sur des milieux contenant du sang d'homme ou de lapin ou de pigeon. Les colonies sont très fines, absolument transparentes, ne se voient quelorsqu’on à unegrande habitude de lesdistinguer, exigent presque toujours l’emploi du microscope (Obj. 0 ou 2). Les cultures pour être conservées vivantes ont du être reensemencées tous les 5 ou 6 ou 8 jours. Ce sont donc les caractères de végétabilité du bacille de Pferifer.
Nos expériences sur les animaux ont été a peu près négatives ; les animaux inoculés, souris, cobayes, lapins n’ont montré que des accidents insignifiants ; un lapin à présenté de la fièvre pendant quelques jours:
Cet organisme nous semble donc identique à celui de Pfeiffer. Les deux organismes provenant des deux obser vations nous ont paru identiques et un échantillon (le bacille de l’Obs. I.) a été vérifié au laboratoire de Pfeiffer et étiqueté bacille de l’Infiluenza. Nous ne croyons donc pas qu’il s'agisse là du pseudo-bacille de l’Influenza.