‹ Catarrhe suffocant d'origine grippaleChapitre 18 sur 25 · PARTS ZI LE · texte numérisé non relu

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Examen des poumons à l’autopsie. Examen d'une bronche: Suppurée. — Sur lamelles on trouve encore quelques bacilles de Pfeiffer en bien moins grande quantité que dans les crachats pendant la vie. On trouve de plus quelques rares organismes gardant le Gram, rappelant le pneumocoque.

Les cultures permettent de constater que l’organisme né | est bien du pneumocoque, qui n'existe qu'en très faible abondance.

Examen du parenchyme pulmonaire. — Sur lamelles le sac pulmonaire ne montre pas d'organisme. Les cultures faites ne permettent de constater que de très rares colonies de pneumocoque. Pas de bacille de Pfeiffer.

EXAMEN HISTOLOGIQUE. — Des fragments de poumons fixés par le sublimé à saturation, deshydratés par l’alcool et inclus dans la paraffine, ont été débités en coupes fines. Nous avons ainsi pu constater que le parenchyme pulmonaire avait relativement peu de lésions. Mais au niveau des petites bronches, l’hyperhémie était intense, les vaisseaux dilatés étaient quelquefois thrombosés, la muqueuse bronchique était infiltrée et l’epithelium desquammé,.

Cette observation est donc un cas très net de catarrhe suffocant. L'examen clinique seul avait déjà fait penser à M. Rendu qu'il s'agissait là d’une manifestation de Ja grippe. L'examen bactériologique a pleinement confirmé ce diagnostic: le bacille que nous avons isolé est bien identique au bacille de Pfeiffer, car il en avait tous les caractères. Il faut remarquer que ce catarrhe suffocant a eu une durée assez longue (13 jours), que dans les derniers moments du malade, l’expectoration si abondante avait diminué et il semble que les phénomènes ultimes avaient en partie cessé d’être sous la dépendance de Ja bronchite capillaire et répondaient plutôt à une intoxication profonde. L'étude anatomo-pathologique nous à montré que les lésions étaient, bien celles de la bronchite :

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