‹ Catarrhe suffocant d'origine grippaleChapitre 22 sur 25 · MON · texte numérisé non relu

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subjacent ; elle est plus intense entre les cerceaux cartilagineux qu’à leur niveau ; elle devient plus marquée en approchant des bronches. La muqueuse semble légèrement ramollie (lambeaux: qui ne dépassent pas 0, 01 m); elle paraît moins transparente et un peu plus épaisse qu’à l’état normal.

. Bronches. — Elles contiennent dans toute leur étendue, des ‘deux côtés, une matière épaisse, homogène, adhérente, opaque, non aérée, d’un blanc jaunâtre, analogue à celle expectorée pendant la vie et formée par.un mucus purulent ; elle est très abondante ; elle n’oblitère pas entièrementles grosses bronches; mais, à partir des divisions de moyen calibre, l’oblitération est complète dans presque toutes les ramifications et principalement dans celles des lobes inférieurs.

Le calibre des tuyaux bronchiques paraît normal tant que l'on rencontre des points cartilagineux dans leur épaisseur ; mais au-delà, pour un bon nombre de divisions, le calibre est augmenté de telle sorte.que le rameau reste cylindrique jusqu’à sa terminaison dans le tissu pulmonaire et conserve quelquefois un développement de 4 à 5 millimètres en surface; il se termine alors brusquement sans qu’on découvre de ramification plus petite. ‘La dilatation n’affecte pas la majeure partie des extrémités bron- -chiques ; mais on les trouve dans toutes les portions de l’arbre aérifère. }

La muqueuse débarrassée de la matière qui la recouvre, se présente, dans les grosses bronches, avec une rougeur très intense qui va en diminuant à mesure qu’on examine des divisions plus petites, et finit par n'être plus appréciable dans les dernières ramifications. La rougeur constituée de même que dans la trachée par un pointillé et une arborisation, siège aussi dans la muqueuse et dans le tissu cellulaire subjacent. La membrane muqueuse n’est pas parfaitement lisse dans les gros tuyaux, et, pour la consistance et l’épaisseur, y présente les mêmes caractères que dans la tra- :chée. A mesure qu’on s'éloigne des bronches volumineuses, la surface muqueuse prend une coloration violacée en rapport avec celle du tissu pulmonaire ambiant. La ténuité dela membrane et

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sa transparence conservée permettent de distinguer au-dessous d'elle, dans les parties déclives, une injection noirâtre très fine. Du reste, sa surface est lisse, même dans les points dilatés et obstrués. Avec de grandes précautions, elle donne des lambeaux transparents qui n’atteignent pas un centimètre de longueur.

Péricarde. — Une cuillerée à bouche environ de sérosité limpide dans sa cavité. Séreuse saine. 2,8

Cœur. — Dépasse un peu en volume le poing du sujet. La circonférence à la base des ventricules est de 25 centimètres. Le ventricule droit et l’oreillette de ce côté sont remplis par un caiïllot volumineux, noir à la circonférence, jaune au centre, fortement intriqué dans les colonnes charnues d’où l’on a de la peine à le séparer ; il se prolonge dans l’artère pulmonaire avec moins de consistance. |

La surface interne des cavités droites est parfaitement lisse. Les orifices et les valvules sont à l’état normal. Pas d’insuflisance.

. Les cavités gauches sont presque entièrement vides ; le ventricule est revenu sur lui-même ; les orifices sont sains.

Dans le crâne, le cerveau et les méninges étaient fortement congestionnés ; dans l’abdomen, on remarquait la turgescence des veines épiploïques et mésentériques, ainsi que la coloration d’un rouge foncé des anses intestinales ; une congestion très manifeste des parois de l'estomac et de la moitié supérieure surtout de l'intestin grêle, mais sans autre altération ; enfin une distension des vaisseaux veineux du foie, de la rate et des reins

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