PUR
ou lorsque le champ est trop éloigné des bàtiments de l'exploitation. Hnlin, on peut utiliser ainsi les débris des récoltes ravagées par la œrele, où qui, pour d'autres causes, ne promettent aucun bon résultat.
Le moment de la floraison est l'époque la plus favorable pour enfouir les engrais verts.
D. Quels sont les autres matières végétales qui peuvent servir d'engrais ?
R. Les autres matières végétales qui peuvent servir d'engrais, sont : 1° les tourteaux, qui sont des résidus des graines employées à la fabrication de l'huile. Non seulement, ils constituent un engrais très puissant, mais ils ont encore la vertu de préserver les champs des insectes nuisibles ; 2° les mares de raisin, de pommes ou de poires. Ces matières ne fournissent qu'un engrais médiocre, qu'il ne faut cependant pas négliger, mais 1l est bon de les laisser fermenter ou de les mélanger avec de la chaux, avant de les employer ; 8° enfin, les varechs et autres plantes marines, constituent le plus riche des engrais végétaux ; mais il ne sont à portée que des cultivateurs qui vivent sur les bords des fleuves ou de la mer.
D. Qu'appelle-t-on engrais mixte ?
R. On appelle engrais mixte un mélange de matières animales et végétales Dans cette elasse, il faut placer, en première ligne, les excréments des animaux mélés à leurs litières.
D. Le fumier est-il important à l’agriculture ?
R. De tous les engrais, le fumier est le plus important ; et est même indispensable ; sans fumier, 1l n’y a pas de bonnes terres ; avec du fumier, il n’y en a pas de mauvaises.
Le succès de toute culture dépend principale-
les bàti-
utiliser la grele, it aUCUIL
e la plus tales qui
peuvent qui sont brication uent un e Ja vertu uisibles ; le poires.
œrals iménégliger, ou de les e les ems plantes ls engrais des culti- 1ves ou de
élange de tte classe, xeréments
culture ?
ist le plus
ble ; sans avec du
principale-
+ he
OT te Ce
ment de l'abondance et des qualités des fumiers, et des soins que l’on donne à leur conservation et à leur emploi.
D. Quel moyen faut-il prendre pour se procurer la plus grande quantité possible de fumiers ?
R. Pour se procurer la plus grande quantité possible de fumiers, 1l est essentiel d'entretenir en tous temps le bétail à l'étable plutôt que de le nourrir au pâturage ; on obtient ainsi deux ou trois fois plus d'engrais. Mais le plus grand nombre des cultivateurs ne sont pas préts à adopter cette méthode. En second lieu, il est indispensable d'avoir un aussi grand nombre de pestiaux qu'il est possible d'en entretenir.
D. De quoi dépend la qualité du fumier ?
KR. La qualité et l'abondance des fumiers sont en raison directe de l'abondance et de la qualité de la nourriture donnée aux bestiaux. Ainsi ; les animaux maintenus en bon état, produisent un fumier meilleur et plus abondant que les animaux malades ou mal nourris. Une bonne et épaisse litière contribue aussi à la qualité du fumier. Le fumier pailleux n’agit pas seulement sur le sol comme engrais, maïs il a encore une
autre action très utile, surtout dans les terres « fortes ; 1l les soulève, et les divise de manière à y : laisser pénétrer la bienfaisante influence de l'air
extérieur.
D. Comment divise-t-on les fumiers ?
R. On divise les fumiers, quant à leur action sur le sol, en fumiers chaux et en fumiers froids.
Les fumiers chauds sont ceux des chevaux et des : moutons ; ils sont plus actifs, se décomposent plus « rapidement et conviennent aux terres fortes et « humides. Les fumiers froids proviennent des
if
Ne
ER
Nu
… bêtes à cornes ; ils sont préférables pour les ter-
ht
rains lésers et sablonneux, en raison de leur action plus lente et plus durable.
D. Le fumier frais est-il préférable au fumier qui a déjà fermenté ?
KR. En général, 1: fumier frais vaut mieux que le vieux. Si cela était possible ; il faudrait enfouir le fumier à mesure qu'il se produit. Un trop long séjour dans les fosses lui est plus nuisible qu'utile, car il perd une parti de sa vertu avec les gaz qui sen échappent dans la fermentation. C'est donc un préjugé de croire que le fumier, tout à fait décomposé, est le meilleur. Au contraire, il a perdu alors plus des trois quarts de ses qualités. Par le même motif, 1l faut éviter de laisser longtemps le fumier en petits tas, sur les terres, avant de l’enterrer. Cette pratique malheureusement trop répandue, est très mauvaise ; car elle a l'inconvénient de faire dessécher le fumier et de lui faire perdre, par l’'évaporation, la plus grande partie de ses principes fertilisants. On à donc dit, avec raison, de ceux qui suivent cette méthode : qu'ils mangent leur bien au soleil.
D. Quelles précautions faut-il prendre pour conserver les fumiers ?
R. Il y a diverses précautions à prendre pour bien conserver le fumier. Ainsi, il faut avoir soin de le déposer dans une fosse on sur une plateforme bien battue, ayant une légère pente, pour que le purin s'écoule vers un réservoir, creusé au pied de cette plate-forme.
On doit, en second lieu, éviter que le fumier soit trop exposé au soleil qui le dessèche et en pompe les sucs. À cet effet, il est bon de l’installer sous un hangard ou sous un abri quelconque, Enfin, pour empêcher le fumier de moisir pendant les chaleurs de l'été, il est important de
El bo jeun 29 = 1,
mn
PPS: RAS
ur l’arroser avec du purin ou avec de l’eau. L’em-
ploie du plâtre en poudre est aussi très utile, er parce qu'il empêche l’évaporation des principes
volatiles contenus dans le fumier et les y fixe en ue les convertissant en sels. | air D. Quelle est la quantité de fumier nécessaire ny pour engraisser un terrain ? | ble R. La quantité de fumier nécessaire pour enrec graisser un terrain varie suivant la nature de ce en- terrain, l'espèce de plantes qu’on veut cultiver et Ë le les qualités du fumier lui-même. En général, Ë ur. on peut se guider à cet égard d’après les principes arts suivants: Dans les terres chaudes, sèches ou Ë iter légères, les engrais se décomposent promptement : fi sur il ne leur faut donc qu'un engrais peu considé- h que rable et des fumiers froids qu ‘il faut renouveller h laU- souvent. î her Les terrains froids et compactes, en d’autres ï ion, termes, les terres fortes supportent une grande l
masse d’ engrais, et en conservent pius long- ë temps les effets. On peut donc leur donner ‘. une forte fumure et en retirer plusieurs récoltes j successives avant qu'elles aient besoin d’être | engraissées de nouveau. Enfin, en ce qui concerne le rapport qu'il y a entre la quantité de fumier et la nature des plantes qu'on vent cultiver, on a remarqué que plus ces plantes donnent de feuilles, plus il out faut de fumier. Celles qui en exigent le plus sont les betteraves, le tabac, le chanvre et le blé-d'inde. En moyenne, on met trente à trente cinq voitures de mille livres par arpent, pour un bonne fumureordinaire.
D. Il y a-til d’autres engrais mixtes que le furgier ?
KR. Il y en a une seconde espèce d'engrais (1 mixte qu'on nomme compost : c'est un mélange (è
TT DT CD D ee
OR en
de débris animaux ou végétaux avec de la terre.
Le grand avantage de cet engrais, c'est qu'il
fournit le moyen “de tirer parti d'une foule de déchets. Pour le cultivateur soigneux, il n’y a pas de mauvaises herbes, de balayur es, de sciures de bois, qui ne puissent être utilisées de cette manière. Les composts sont surtout bons sur les prairies ; ils conviennent aussi aux terres qui ne sont ni trop fortes ni trop légères ; La boue des chemins et surtout des villes est considérée comme un des
meilleurs composts. Les composts peuvent devenir d'une grande richesse, si on a soin de les arroser avec les eaux de cuisine, les urines, les eaux de savon, etc.