‹ Catéchism d'agriculture ou La science agricole mise à la portée des enfants [microforme]Chapitre 24 sur 56 · DES CÉRÉALES · texte numérisé non relu

DES CÉRÉALES

D. Quelles sont les plantes qu'on désigne sous le nom de céréales ?

KR. Sous la désignation générale des céréales, on comprend toutes les plantes dont les grains sont propres à être réduits en farime; par ce méme motif, on les nomme aussi plantes farineuà ses. Les principales céréales sont le blé ou | froment, le seigle, l'orge, l’avoine, le maïs ou le 1 blé d'inde et le sarrazin.

D. Combien il y a-t-1l de sortes de blés ?

Î KR. Il existe beaucoup de variétés de blés. Mais au point de vue de la culture, on peut les classer toutes en deux séries: les blés d'automne et les blés du printemps. Les premiers, comme leur nom l'indique, se sèment de bonheur en automne, les seconds, au printemps aussitôt que l’on n’a plus à craindre les gelées.

D. Faut-il apporter une grande attention au k choix du blé de semence ?

|| R. Il est de la plus haute importance que le

blé de semence soit bien choisi et parfaitement 1 nettoyé. Il faut, à cet effet, le trier avec soin et

} rejetter tous les grains qui seraient ridés ou mal if conformés. On doit donner, pour les semailles, la

préférence au grain de la récolte précédente. É

1 D. Quelle préparation est-il utile de faire subir | à la semence ?

R. Avant de confier le grain à la terre, il est bon de la soumettre à une préparation qu'on } nomme le chaulage. Cette opération consiste à i enduire les grains de chaux, afin de les préserver . de diverses maladies, telles que la rouille, le char- Fi! bon et la carie, et aussi, afin de détruire les œt ts d'insects qui pourraient y avoir été déposés.

Le chaulage des semences se fait de trois manières: à sec, par aspersion par immersion. Ce dernier procédé quon regarde généralement, comme le plus efficace, consiste à plonger ie blé dans un mélange de chaux el de sel avec une quantité d’eau suflisante. La SRE peut étre eraployée avec un grand avantage

D. Combien 1 y at-il de manière de semer ?

KR. Il y a deux manières de semer très distinctes; on fait les semailles à la volée, ou on les fait au semoër.

Pour qu'un ensemensement fut parfait, il faudrait qu'on put déposer les grains un à un, à des profondeurs et des distances convenables, Mais cette manière de semer étant matériellement impossible, il faut donner la préférence aux procédés praticables, dont les résultats se rapprochent le plus d’un ensemencement parfait Or, en comparant l’'ensemensement à la main avec celui qui est fait à l’aide du semoir, on peut facilement se convaincre que cette dernière méthode est la meilleure, n effet, elle présente les avantages suivants: 1° économie de semence; 2° distribution des grains en ligne régulièrement espacées, Quel qu'habile que soit un “semeur à la volé e, il lui est impossible de répandre le grain avec une telle égalité, que, sur certains points, il ne soit plus drus que sur d'autres. An outre, la herse ne recouvre pas toute la semence, etles grains quelle enterre, le sont à des pi ofondeurs inégales, de sorte qu'une grande partie du grain est ré} andue en pure perte, t tandis que le reste croit inégalement, Les semailles au semoir n'ont aucun de ces deux inconvénients.

C’est une sage précaution de herser la terre,

MR O a

si le sol est compacte, avant de déposer la semence.

D. Quelle est la quantité de blé nécessaire pour ensemencer un arpent ?

iù. Ni la terre est de bonne qualité et bien engraissée, un minot et demi sufht par arpent. Ni elle est dé; Jjà appauvrie et mal préparée, deux minots seraient à peine suflisants, si on sème à la volée; mais si on sème au semoir, on économise au moins un tiers.

Quant à l’époque des semailles, on peut établir en général, qu'il vaut mieux se hater en automne et au printemps que de rester en retard.

D. Quelles opérations doivent suivre les se-

mailles ?

R. Aussitôt que le blé est semé, il faut le recouvrir avec une herse. Quant on fait usage du semoir, comme 1l est ordinairemeut pourvu d’un appare il qui recouvre la semence aussitôt, le her-

sage devient inutile. Après le hersage, si on s’apperçoit que des mottes ont résisté à la herse, on se sert du rouleau pour les briser On s’en sert encore sur les terres légères.

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