‹ Catéchisme bouddhique ou introduction à la doctrine du Bouddha GotamaChapitre 11 sur 64 · Quels moyens employa-t-il pour · texte numérisé non relu

Quels moyens employa-t-il pour

atteindre ce but?

Il éloigna du prince tout ce qui aurait pu lui donner connaissance des souffrances humaines et de la mort. Il l'entoura de toutes les jouissances et de tout l'éclat de la royauté, pour l'attacher plus étroitement à la vie du monde. Les maîtres les plus distingués furent chargés de lui en-, seigner toutes les sciences et tous les arts et de lui apprendre les exercices chevaleresques qui convenaient à un fils de roi.

Lorsque le prince Siddhàrta fut arrivé à l'adolescence, son père lui fit bâtir trois palais, un pour chacune des saisons de l'Inde : la chaude, la froide et la saison des pluies. Tous trois furent meublés avec la plus grande magnificence. Ils étaient entourés de vastes jardins et de bosquets ombreux, avec des pièces d'eau limpides, bordées de fleurs de lotus, des grottes profondes, des sources jaillissantes et des parterres garnis des fleurs les plus rares. C'est dans ces jardins et ces bosquets que le prince passa sa jeunesse.

12 LE BOUDDHA

Il ne lui était pas permis de s'en écarter, et l'accès en était défendu, de la manière la plus sévère, aux pauvres, aux malades et aux vieillards.

22. Le prince Siddhàrta vivait-il seul dans ces palais et ces jardins ?

Non, il était entouré des fils des plus nobles familles du pays. A seize ans, son •père le maria à la princesse Yasôdhara ', fille du roi Souprabouddha. Enfin un grand nombre de belles jeunes filles, habiles dans la danse et la musique, étaient toujours prêtes à le distraire.

23. Comment le prince pût-il concevoir la pensée de fuir le monde, au milieu de tous ces plaisirs et de toute cette magnificence ?

Dans ses promenades dans les jardins et dans les parcs du palais, il fit quatre rencontres significatives, qui l'éclairèrent sur la vraie nature de l'existence.

i . C'est encore aujourd'hui la coutume des Hindous des hautes classes de marier leurs enfants de très bonne heure, souvent dès leur dixième ou douzième année. Naturellement ces unions ne deviennent réelles que beaucoup plus tard.

LE BOUDDHA

Page 1