‹ Catéchisme bouddhique ou introduction à la doctrine du Bouddha GotamaChapitre 28 sur 64 · I.E BOUDDHA · texte numérisé non relu

I.E BOUDDHA

pour y recueillir sa nourriture devant les portes, suivant l'usage de la Confrérie.

Lorsque le roi, son père, l'apprit, il accourut en toute hâte et lui dit avec reproche. « Mon fils, pourquoi me fais-tu un pareil affront et vas-tu ainsi demander des dons, comme un mendiant. »

Le Bouddha répondit : « Grand roi, cela a toujours été l'usage de tous ceux de ma race. »

Le roi Souddhôdana ne comprit pas et s'écria : « Nous descendons d'une race de nobles et de rois, et jamais aucun de nous ne s'est abaissé jusqu'à mendier son pain devant les portes. »

Le Bouddha sourit et dit : « C'est avec raison que toi et les tiens, vous vous glorifiez de descendre d'une race de rois.

Mais, pour moi, mes ancêtres sont les

bouddhiques est un plat de terre, avec un manche, que chaque membre de la Confrérie porte toujours avec lui et dans lequel il recueille sa nourriture quotidienne. Le Bouddha lui-même ne s'écartait de cette règle que lorsqu'il mangeait, après y avoir été invité, dans la maison d'un de ses adhérents.

T-E BOUDDHA

Bouddhas des âges passés, et tous ont fait comme moi '. »

Le roi Souddhôdana se tut alors, le prit par la main et le conduisit au palais.

55. Le Bouddha ne désira-t-il pas revoir sa femme et son fils Ràhoula ?

Le même jour, il alla trouver la princesse Yasôdhara, accompagné de deux de ses disciples -. Lorsque Yasôdhara le vit devant elle, dans l'habit des moines mendiants, elle ne put prononcer une parole, mais se laissa tomber à ses pieds et embrassa ses genoux, en pleurant amèrement.

i . Dans les temps les plus lointains et dont l'obscurité échappe à l'histoire, il y a eu déjà des Bouddhas, lumières du monde, qui ont annoncé la Doctrine Libératrice. Car, de même que l'erreur le péché et la souffrance sont toujours autour de nous, le salut est aussi toujours à notre portée. L'homme qui s'efforce sérieusement d'arriver à la connaissance et à la délivrance en a tou)ours les moyens. Chaque fois que la pure Doctrine menace de disparaître et que l'humanité est sur le point de s'abimer dans les désirs sensuels et dans les ténèbres morales, un nouveau Bouddha parait. Le dernier de ces Bouddhas, la lumière de notre âge, fut justement le Bouddha Gotama, dont nous suivons la Doctrine.

2. Aucun membre de la Confrérie ne doit aller seul dans la demeure d'une femme.

LE BOUDDHA

Le Bouddha la releva, la consola et, avec de douces paroles, il l'instruisit dans la Doctrine. Ses paroles trouvèrent un bon acceuil dans son cœur.

Lorsque le Bouddha fut parti, Yasôdhara revêtit son fils Râhoula de ses habits les plus magnifiques et l'envoya à son père, pour lui demander son héritage.

L'enfant se présenta devant le Bouddha et dit : « Mon père, je serai roi un jour et monterai sur le trône des Sakyas. — Donne-moi donc mon héritage. »

Le. Bouddha le prit alors par la main, le conduisit hors de la ville, dans le bois; de Nigrodha, où il s'était établi avec ses disciples, et là, il dit à Ràhoula : « Mon fils, tu réclames de moi un héritage périssable et qui a la douleur comme conséquence, je n'en ai pas de semblable à te donner. Mais que les trésors que j'ai acquis sous l'arbre de la connaissance t'appartiennent. Voilà l'héritage spirituel que je te laisse et personne ne pourra te.

l'arracher. »

Il ordonna ensuite àSàripoutta de reçe- ;

LE BOUDDHA

Voir Râhoula dans la Confrérie des Élus.

Outré Ràhoula, plusieurs parents du Bouddha entrèrent dans la Confrérie.

Parmi eux il faut citer Ananda, Devadatta, Upâli et Anoufoudd'ha.

!6\ Quels étaient, avec ceux qui viennent d'être nommés,- les principaux disciples du Bouddha.

Mogallàna et Kasyapa.

5j. Combien de temps le Bouddha resta-til à Kdpilavastou ?

Il y passa les quatre mois de la saison des pluies de la deuxième année de son enseignement. Il partit ensuite pour continuer son œuvre dans d'autres lieux.

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